Libre-opinion - Une enquête peu fouillée, une cible mal choisie
À la suite des allégations concernant le réseau d'Agriculture soutenue par la communauté (ASC), parues dans Le Devoir les 25 et 26 août derniers, Équiterre tient à rapporter des faits malheureusement tus par le journaliste, qui démontrent le non-fondé de cette «enquête».
Effectivement, le réseau ASC ne comprend pas uniquement des fermes certifiées biologiques (74 fermes), mais aussi d'autres (21 fermes) qui sont en voie de le devenir; Équiterre n'a jamais prétendu le contraire. Contrairement à ce que laisse croire le journaliste, ce fait est connu et l'enquête du Devoir révèle des informations déjà disponibles sur le site Internet d'Équiterre et sur sa Liste de fermes participantes - saison 2008, en version imprimée.
En effet, Équiterre a choisi, de concert avec l'ensemble des fermes du réseau, d'accepter des fermes en voie de certification biologique, afin de donner la chance aux nouvelles fermes de démarrer leur projet, et de favoriser le développement de l'agriculture bio au Québec. Ces fermes doivent néanmoins fournir des preuves écrites de la part d'un des organismes de certification, démontrant qu'elles ont bel et bien entrepris les démarches pour obtenir leur certification.
Dans l'intervalle, elles doivent démontrer au certificateur qu'elles suivent rigoureusement leur cahier de charges et font l'objet de visites d'inspection, tout comme les fermes certifiées. Quelques fermes dont la certification n'avait pas été reconduite, pour des raisons d'ordre administratif ou financier, ont pu demeurer au sein du réseau si elles pouvaient fournir des preuves écrites de la part des organismes de certification assurant que des démarches étaient en cours pour obtenir à nouveau cette certification.
Les deux articles publiés dans Le Devoir prétendent par ailleurs que certaines fermes ne sont ni certifiées ni en voie de l'être. Équiterre a des preuves écrites confirmant le contraire. Le Conseil des appellations réservées et des termes valorisés (CARTV) a d'ailleurs confirmé par voie de communiqué le 25 août dernier (www.cartvquebec.com) que les accusations du journaliste sont non fondées.
Le journaliste, après avoir poussé ses recherches, a dû admettre dans un article le 27 août que parmi les cas qu'il avait soupçonnés, seulement quelques fermes n'étaient pas certifiées mais qu'elles avaient entrepris des démarches pour obtenir leur certification. Or, ces fermes respectent les critères du réseau ASC, puisqu'elles ont, et c'était le cas au moment de la publication de la liste des fermes du réseau, à l'hiver 2008, déjà entrepris les démarches pour obtenir leur certification. Les organismes de certification biologique tels EcoCert et QuébecVrai peuvent valider les informations affichées sur le site Internet d'Équiterre.
Parce que certaines fermes du réseau ne sont pas encore certifiées bio, Équiterre précise, pour chacune des fermes et dans toutes ses communications, son statut respectif en ce qui a trait à la certification. Il n'y a donc aucune ambiguïté possible pour les partenaires qui choisissent leur ferme. D'ailleurs, nous avons toujours travaillé de concert avec le CARTV afin de raffiner notre processus et nous continuerons de le faire.
Aujourd'hui, 99 fermes travaillent d'arrache-pied pour fournir à plus de 33 000 citoyens des légumes et des fruits produits dans le respect de l'environnement. Depuis 12 ans, des producteurs visionnaires ont uni leurs forces pour faire valoir et développer une agriculture biologique et écologique au Québec, pour mettre sur pied un modèle agricole durable et solidaire. Cette solution n'est certainement pas parfaite, mais elle a à tout le moins le mérite d'être constructive pour le Québec, pour ses citoyens et pour ses producteurs.
Réplique
Le communiqué du CARTV auquel vous vous référez répond à autant de questions qu'il en soulève. Une lecture attentive du document permet de constater que l'organisme donne «un tout autre portrait des faux paniers bio» sur la base d'une vérification du statut de 6 des 12 fermes identifiées par Le Devoir. C'est 50 % des cas.
Le CARTV ne pouvait toutefois pas ignorer le portrait d'ensemble. C'est lui qui, quelques jours plus tôt, avait confirmé par écrit au Devoir que trois fermes avaient abandonné leur certification, et ce, en avril 2007, en juillet 2006 et au début du mois d'août 2008. Une autre ferme était inconnue dans son registre, le SIPAB, mis en place justement pour aider le public à distinguer les entreprises certifiées bio de celles qui ne le sont pas. Ces détails n'ont pas été inclus dans le communiqué.
En entrevue, le lendemain de la diffusion du document, la direction du Conseil n'a pourtant pas nié l'existence de ces cas qu'elle a même qualifiés de «problématiques», tout en assurant par ailleurs que ces fermes avaient finalement entrepris des démarches de certification, leur statut ayant changé durant la fin de semaine. Quand à la ferme du réseau sans certification depuis le début d'août 2008, c'est à partir du 13 septembre prochain qu'elle ne sera plus en règle, dit désormais le CARTV. Au lecteur de juger.
Fabien Deglise
Effectivement, le réseau ASC ne comprend pas uniquement des fermes certifiées biologiques (74 fermes), mais aussi d'autres (21 fermes) qui sont en voie de le devenir; Équiterre n'a jamais prétendu le contraire. Contrairement à ce que laisse croire le journaliste, ce fait est connu et l'enquête du Devoir révèle des informations déjà disponibles sur le site Internet d'Équiterre et sur sa Liste de fermes participantes - saison 2008, en version imprimée.
En effet, Équiterre a choisi, de concert avec l'ensemble des fermes du réseau, d'accepter des fermes en voie de certification biologique, afin de donner la chance aux nouvelles fermes de démarrer leur projet, et de favoriser le développement de l'agriculture bio au Québec. Ces fermes doivent néanmoins fournir des preuves écrites de la part d'un des organismes de certification, démontrant qu'elles ont bel et bien entrepris les démarches pour obtenir leur certification.
Dans l'intervalle, elles doivent démontrer au certificateur qu'elles suivent rigoureusement leur cahier de charges et font l'objet de visites d'inspection, tout comme les fermes certifiées. Quelques fermes dont la certification n'avait pas été reconduite, pour des raisons d'ordre administratif ou financier, ont pu demeurer au sein du réseau si elles pouvaient fournir des preuves écrites de la part des organismes de certification assurant que des démarches étaient en cours pour obtenir à nouveau cette certification.
Les deux articles publiés dans Le Devoir prétendent par ailleurs que certaines fermes ne sont ni certifiées ni en voie de l'être. Équiterre a des preuves écrites confirmant le contraire. Le Conseil des appellations réservées et des termes valorisés (CARTV) a d'ailleurs confirmé par voie de communiqué le 25 août dernier (www.cartvquebec.com) que les accusations du journaliste sont non fondées.
Le journaliste, après avoir poussé ses recherches, a dû admettre dans un article le 27 août que parmi les cas qu'il avait soupçonnés, seulement quelques fermes n'étaient pas certifiées mais qu'elles avaient entrepris des démarches pour obtenir leur certification. Or, ces fermes respectent les critères du réseau ASC, puisqu'elles ont, et c'était le cas au moment de la publication de la liste des fermes du réseau, à l'hiver 2008, déjà entrepris les démarches pour obtenir leur certification. Les organismes de certification biologique tels EcoCert et QuébecVrai peuvent valider les informations affichées sur le site Internet d'Équiterre.
Parce que certaines fermes du réseau ne sont pas encore certifiées bio, Équiterre précise, pour chacune des fermes et dans toutes ses communications, son statut respectif en ce qui a trait à la certification. Il n'y a donc aucune ambiguïté possible pour les partenaires qui choisissent leur ferme. D'ailleurs, nous avons toujours travaillé de concert avec le CARTV afin de raffiner notre processus et nous continuerons de le faire.
Aujourd'hui, 99 fermes travaillent d'arrache-pied pour fournir à plus de 33 000 citoyens des légumes et des fruits produits dans le respect de l'environnement. Depuis 12 ans, des producteurs visionnaires ont uni leurs forces pour faire valoir et développer une agriculture biologique et écologique au Québec, pour mettre sur pied un modèle agricole durable et solidaire. Cette solution n'est certainement pas parfaite, mais elle a à tout le moins le mérite d'être constructive pour le Québec, pour ses citoyens et pour ses producteurs.
Réplique
Le communiqué du CARTV auquel vous vous référez répond à autant de questions qu'il en soulève. Une lecture attentive du document permet de constater que l'organisme donne «un tout autre portrait des faux paniers bio» sur la base d'une vérification du statut de 6 des 12 fermes identifiées par Le Devoir. C'est 50 % des cas.
Le CARTV ne pouvait toutefois pas ignorer le portrait d'ensemble. C'est lui qui, quelques jours plus tôt, avait confirmé par écrit au Devoir que trois fermes avaient abandonné leur certification, et ce, en avril 2007, en juillet 2006 et au début du mois d'août 2008. Une autre ferme était inconnue dans son registre, le SIPAB, mis en place justement pour aider le public à distinguer les entreprises certifiées bio de celles qui ne le sont pas. Ces détails n'ont pas été inclus dans le communiqué.
En entrevue, le lendemain de la diffusion du document, la direction du Conseil n'a pourtant pas nié l'existence de ces cas qu'elle a même qualifiés de «problématiques», tout en assurant par ailleurs que ces fermes avaient finalement entrepris des démarches de certification, leur statut ayant changé durant la fin de semaine. Quand à la ferme du réseau sans certification depuis le début d'août 2008, c'est à partir du 13 septembre prochain qu'elle ne sera plus en règle, dit désormais le CARTV. Au lecteur de juger.
Fabien Deglise
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