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On nous prend pour des valises !

28 août 2008 
L'annonce du lundi 18 août de M. Philippe Couillard, concernant son association à un fonds d'investissement privé en santé, nous laisse perplexe, notamment sur toute la question entourant l'éthique de cette personne, qui a agi pendant plusieurs années comme ministre de la Santé.

D'abord, le conseil exécutif du gouvernement ne voit aucun problème à ce que monsieur Couillard travaille chez son nouvel employeur, Persistence Capital Partners (PCP). Pourtant, nous sommes en présence d'une personne qui, au cours de son mandat électif, a fait adopter des lois et des règlements qui ont élargi l'utilisation du privé dans le domaine de la santé. Plus encore, on apprend qu'avant de quitter son poste de ministre de la Santé, M. Couillard a pris grand soin de signer deux décrets qui favorisent l'expansion des cliniques privées. On apprend également qu'il a admis avoir eu des contacts avec son futur employeur avant de démissionner. Par contre, il prétend que ces conversations étaient générales et que sa collaboration ne se serait concrétisée que le 25 juin, soit environ six jours après sa démission...

Nous avons l'impression que nos représentants à l'Assemblée nationale nous prennent pour des valises! Il y a là assez d'éléments pour se poser de sérieuses questions et même questionner la légitimité des décisions prises par l'ex-ministre de la Santé. Comme député, qui représentait-il? La population ou les intérêts du privé? À la vitesse où il s'est retrouvé associé à cette firme et les événements qui se dévoilent depuis les derniers jours, il nous apparaît qu'il y a apparence de conflits d'intérêts. Ainsi, il y a suffisamment d'éléments pour que les membres de l'Assemblée nationale demandent une enquête sur les actions de l'ex-ministre de la Santé, Philippe Couillard.

Rappelons que le gouvernement actuel, plutôt que de faire la lumière sur cette situation, la cautionne. De plus, que penser des déclarations du représentant de l'ADQ, Éric Caire, qui trouve dans la décision de Couillard une bonne nouvelle? Il va jusqu'à s'en réjouir compte tenu que l'ADQ est favorable au passage du privé dans la santé. Si nous comprenons bien, dans leur cas, la fin justifie les moyens, même si pour y arriver on doit mettre de coté l'éthique de nos représentants. L'Assemblée nationale doit faire toute la lumière sur cette situation et en ce sens, il doit y avoir une enquête.






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