Compressions en séries
Pierre-Yves Bernard - Scénariste et formateur à l'INIS, le 25 août 2008
27 août 2008
La télévision québécoise n'a jamais rayonné autant à l'étranger qu'elle ne le fait actuellement. Des Invicibles à Sophie Paquin, de Minuit, le soir aux Bougon en passant par François en série, Rumeurs, Le coeur a ses raisons et bien d'autres, nos séries télé éclatent sur les écrans américains et européens, ce qui témoigne incontestablement du talent qui anime les artisans d'ici. Or, comment le gouvernement Harper et sa ministre Josée Verner accompagnent-ils cette émancipation de notre fiction télévisuelle? En enlevant 900 000 dollars au budget de l'INIS, principal lieu de formation en télévision et en cinéma québécois.
De toute évidence, M. Harper ne voit pas la nécessité de préserver un contenu québécois de qualité en investissant dans la formation de ses (futurs) créateurs. Tant qu'à y être, les conservateurs devraient couper toute aide à la production nationale, laisser les séries américaines prendre la place sur nos écrans et, avec l'argent économisé, acheter quelques pneus neufs pour nos fringants F-18!
De toute évidence, M. Harper ne voit pas la nécessité de préserver un contenu québécois de qualité en investissant dans la formation de ses (futurs) créateurs. Tant qu'à y être, les conservateurs devraient couper toute aide à la production nationale, laisser les séries américaines prendre la place sur nos écrans et, avec l'argent économisé, acheter quelques pneus neufs pour nos fringants F-18!
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