Bravo Québec !
Fernand Lavigne - Montréal, le 24 août 2008
26 août 2008
Les grands moments de réjouissance collective sont rarissimes. C'est providentiellement le tour de force qu'a réussi Québec par les festivités de son 400e anniversaire. La fierté éprouvée par l'ensemble des Québécois est d'autant plus soutenue du fait qu'elle succède à un climat de doute à la suite d'un plan de départ manifestement laborieux.
Fortuitement et en marge des festivités, la critique et la controverse ont fait grandir tout le Québec. En premier lieu, on a reproché à Québec, et à raison, son insistance à demeurer dans ses murs: «C'est notre 400e de Québec la ville.» Comme si la francophonie en Amérique était trop vaste pour Québec. Une attitude pour le moins incommodante vue de l'extérieur. Pourtant, parmi les faits marquants, il faudra également attribuer en grande partie les succès de l'entreprise à la perspicacité et l'audace de la direction générale à sortir de ses murs afin d'adapter ses ressources à une programmation révisée. [...]
Au-delà de son succès artistique, touristique et médiatique, le 400e de Québec devient révélation et ouverture. Force est de constater que l'aura de la ville de Québec dépasse de loin ses murailles. En tant que berceau de la francophonie en Amérique, Québec appartient à l'histoire de ce continent. Qu'on l'aime ou pas, elle demeurera toujours à l'origine de l'histoire du Canada. Et en tant que capitale nationale elle appartient également aux Québécois de tout acabit. Espérons que ce 400e passera à l'histoire et marquera le dernier jalon d'une capitale et d'un Québec enfin sortis de leur coquille. Il aura fallu 400 ans.
Fortuitement et en marge des festivités, la critique et la controverse ont fait grandir tout le Québec. En premier lieu, on a reproché à Québec, et à raison, son insistance à demeurer dans ses murs: «C'est notre 400e de Québec la ville.» Comme si la francophonie en Amérique était trop vaste pour Québec. Une attitude pour le moins incommodante vue de l'extérieur. Pourtant, parmi les faits marquants, il faudra également attribuer en grande partie les succès de l'entreprise à la perspicacité et l'audace de la direction générale à sortir de ses murs afin d'adapter ses ressources à une programmation révisée. [...]
Au-delà de son succès artistique, touristique et médiatique, le 400e de Québec devient révélation et ouverture. Force est de constater que l'aura de la ville de Québec dépasse de loin ses murailles. En tant que berceau de la francophonie en Amérique, Québec appartient à l'histoire de ce continent. Qu'on l'aime ou pas, elle demeurera toujours à l'origine de l'histoire du Canada. Et en tant que capitale nationale elle appartient également aux Québécois de tout acabit. Espérons que ce 400e passera à l'histoire et marquera le dernier jalon d'une capitale et d'un Québec enfin sortis de leur coquille. Il aura fallu 400 ans.
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