Des moralisateurs ?
Maxime Dupont-Demers - Montréal, le 21 août 2008
26 août 2008
Tony Clement, Yves Bolduc et maintenant Éric Caire (ADQ) qui s'opposent aux sites d'injection supervisés. Ces personnes ont-elles des raisons logiques, réfléchies, rationnelles de balayer du revers de la main ces lieux sécuritaires et sanitaires d'injection?
Ou est-ce simplement pour des considérations morales? Comment pouvez-vous démoniser [cette pratique] et imposer votre vision morale alors que la majorité des études scientifiques faites sur le sujet et que l'avis des professionnels de la santé et des groupes qui luttent contre la toxicomanie préconisent ces lieux d'injection. C'est une honte d'être gouverné par ces esprits étroits. Avez-vous déjà vu des gens se piquer dans la rue, messieurs? Moi, oui. Tous les jours j'en croise dans le quartier où je travaille et laissez-moi vous dire que je préfère savoir ces personnes dans des lieux encadrés pour se piquer, avec des seringues propres. C'est le premier pas à faire pour se rapprocher du quotidien d'un toxicomane, pour mériter sa confiance, pour diminuer la propagation des maladies infectieuses. C'est sûrement aussi une façon d'assurer la sécurité du public. Qu'y a-t-il de mal ici, messieurs? Votre moralité s'en ressent? Quittez la politique et libérez-nous de votre petitesse. Amen.
Ou est-ce simplement pour des considérations morales? Comment pouvez-vous démoniser [cette pratique] et imposer votre vision morale alors que la majorité des études scientifiques faites sur le sujet et que l'avis des professionnels de la santé et des groupes qui luttent contre la toxicomanie préconisent ces lieux d'injection. C'est une honte d'être gouverné par ces esprits étroits. Avez-vous déjà vu des gens se piquer dans la rue, messieurs? Moi, oui. Tous les jours j'en croise dans le quartier où je travaille et laissez-moi vous dire que je préfère savoir ces personnes dans des lieux encadrés pour se piquer, avec des seringues propres. C'est le premier pas à faire pour se rapprocher du quotidien d'un toxicomane, pour mériter sa confiance, pour diminuer la propagation des maladies infectieuses. C'est sûrement aussi une façon d'assurer la sécurité du public. Qu'y a-t-il de mal ici, messieurs? Votre moralité s'en ressent? Quittez la politique et libérez-nous de votre petitesse. Amen.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

