Libre Opinion - Éducation : l'heure n'est plus à la critique mais à l'action
André Caron - Président de la Fédération des commissions scolaires du Québec
21 août 2008
Le système public d'éducation du Québec fait l'objet de critiques constantes et constructives, certes, mais plusieurs opinions émises à son sujet sont souvent incomplètes ou non fondées. Ces critiques sont malheureusement omniprésentes dans un espace public qui accorde trop peu de place aux réalisations positives et particulièrement aux nombreux bons coups de notre système public d'éducation. Résultat: beaucoup de Québécois ignorent que derrière ces préjugés se cache une école publique rayonnante et de grande qualité, animée par des personnes engagées et dévouées à la réussite de nos jeunes.
C'est bien connu, tout le monde a une opinion sur l'éducation. Mais peu importe celle-ci, il faut vite remettre l'éducation en tête de liste de nos priorités et passer à l'action avant que les Québécois ne décrochent de leur école. C'est cet esprit qui m'anime au moment de cette rentrée scolaire et je souhaite le partager avec vous.
J'aimerais vous rappeler que la dernière année a été ponctuée d'excellentes nouvelles pour notre système éducatif et par le fait même pour toute la société québécoise.
n Les élèves québécois se sont classés au 5e rang mondial en mathématiques, au 8e rang en lecture et au 10e rang en sciences. (Programme international pour le suivi des acquis des élèves - décembre 2007)
n Les Québécois de 13 ans se sont classés premiers au pays en lecture et en mathématiques, et deuxièmes en sciences. (Conseil des ministres de l'Éducation - avril 2008)
n Pour une neuvième fois consécutive, le Québec a raflé le titre canadien lors des 14es Olympiades canadiennes de la formation professionnelle et technique. (mai 2008)
n Un Québécois a remporté le titre de meilleur au monde pour les résultats scolaires lors du 39e Mondial des métiers, tenu au Japon. L'équipe canadienne était composée de 27 membres, dont 18 étaient issus du Québec. Ils ont remporté deux médailles d'or, une d'argent et deux de bronze, en plus de trois médailles d'honneur. (novembre 2007)
Ces honneurs démontrent éloquemment que le système éducatif du Québec est un des meilleurs au monde, tant au niveau de la formation de base que de la formation professionnelle. Mais notre mémoire collective a la formidable faculté de retenir les mauvaises nouvelles. Pour ce qui est des bonnes... nous avons encore du chemin à parcourir.
Bien sûr, tout n'est pas parfait. La persévérance scolaire, entre autres, reste un défi de tous les instants. Il est essentiel que tous nos jeunes puissent acquérir minimalement une formation de base et une première qualification leur permettant de se réaliser, de travailler, de rêver, d'occuper une place constructive dans notre société et de contribuer à la rendre plus forte. C'est là une priorité des commissions scolaires. Car, au-delà des réalisations personnelles et professionnelles, il y a aussi les défis que nous devons relever collectivement. Dans le match qui se joue actuellement sur le plan mondial, nous avons besoin de tous nos joueurs pour rester dans le peloton des équipes gagnantes. Nous ne pouvons pas nous permettre d'en laisser au vestiaire.
Persévérance et valorisation
Au cours des dernières années, les intervenants des commissions scolaires ont renforcé l'encadrement, augmenté considérablement le soutien offert aux élèves en difficulté, ouvert des centres spécialisés, varié les approches pédagogiques, multiplié les projets novateurs pour augmenter la réussite scolaire. Des efforts colossaux sont aussi investis quotidiennement pour permettre à chaque jeune de réussir. Des efforts qui font appel aux compétences des intervenants scolaires, mais également à leur motivation. Amener un élève en difficulté à réussir est une tâche fort complexe. Cela nécessite notamment un accompagnement constant, une grande capacité d'écoute et d'analyse et une aptitude peu commune à encourager et à guider. De telles qualités sont impossibles sans un engagement et un amour inconditionnel pour ces jeunes qui vivent des difficultés qui n'ont rien à voir avec le manque d'aptitudes scolaires.
Il faut le rappeler: les jeunes n'arrivent pas tous à l'école avec le même bagage dans leur sac à dos... Ils vivent parfois des problèmes familiaux ou sociaux qui sont loin de leur capacité à résoudre un problème mathématique ou à accorder un participe passé avec l'auxiliaire avoir. Même en déployant des trésors de compétence et d'engagement, les intervenants scolaires ne peuvent à eux seuls faire réussir tous ces jeunes. Il faut que leur réussite et surtout que la persévérance scolaire deviennent une priorité pour l'ensemble de notre société.
Mais comment y parvenir? Je vous propose aujourd'hui de remettre l'éducation au premier rang de nos priorités, car elle est la pierre d'assise de la force de notre société et de sa cohérence. Je lance un appel aux parents, au milieu des affaires et aux médias pour qu'ils valorisent le monde de l'éducation et ceux qui travaillent en première ligne à la réussite des élèves. Tous et toutes doivent retenir les bonnes nouvelles diffusées au sujet de l'école publique, pas juste les mauvaises.
Nous avons un système public d'enseignement parmi les meilleurs au monde, et il est donc essentiel que nous en soyons fiers et que nous lui accordions le crédit qu'il mérite. Il n'y a pas que les élèves qui aient besoin d'encouragement pour réussir! Les gens qui travaillent au quotidien auprès des élèves ont aussi besoin d'encouragements pour les aider à réussir.
Il faut aussi faire appel à nos jeunes afin qu'ils valorisent la réussite et l'effort et qu'ils agissent comme des leaders positifs et inspirants auprès de leurs pairs. Il nous faut également pouvoir compter sur l'engagement de toutes les forces vives de la société pour soutenir nos jeunes, et ce, tant sur le plan éducatif que sur les plans social, économique et culturel. Plusieurs milieux ont développé des actions en concertation qui ont donné des résultats très encourageants et motivants. Il est urgent de s'en inspirer!
En ce début d'année scolaire, nous avons besoin de vous tous et toutes pour contribuer à la réussite de nos jeunes. Nous savons bien qu'il est plus facile de critiquer un match que de sauter sur la patinoire. Mais nous ne pouvons plus nous payer le luxe de la critique ou de l'indifférence tout court. Nous avons besoin de tous nos joueurs et joueuses. L'heure est maintenant à l'action. Nous comptons sur chaque personne de toutes les générations, parce que l'avenir de notre société en dépend.
C'est bien connu, tout le monde a une opinion sur l'éducation. Mais peu importe celle-ci, il faut vite remettre l'éducation en tête de liste de nos priorités et passer à l'action avant que les Québécois ne décrochent de leur école. C'est cet esprit qui m'anime au moment de cette rentrée scolaire et je souhaite le partager avec vous.
J'aimerais vous rappeler que la dernière année a été ponctuée d'excellentes nouvelles pour notre système éducatif et par le fait même pour toute la société québécoise.
n Les élèves québécois se sont classés au 5e rang mondial en mathématiques, au 8e rang en lecture et au 10e rang en sciences. (Programme international pour le suivi des acquis des élèves - décembre 2007)
n Les Québécois de 13 ans se sont classés premiers au pays en lecture et en mathématiques, et deuxièmes en sciences. (Conseil des ministres de l'Éducation - avril 2008)
n Pour une neuvième fois consécutive, le Québec a raflé le titre canadien lors des 14es Olympiades canadiennes de la formation professionnelle et technique. (mai 2008)
n Un Québécois a remporté le titre de meilleur au monde pour les résultats scolaires lors du 39e Mondial des métiers, tenu au Japon. L'équipe canadienne était composée de 27 membres, dont 18 étaient issus du Québec. Ils ont remporté deux médailles d'or, une d'argent et deux de bronze, en plus de trois médailles d'honneur. (novembre 2007)
Ces honneurs démontrent éloquemment que le système éducatif du Québec est un des meilleurs au monde, tant au niveau de la formation de base que de la formation professionnelle. Mais notre mémoire collective a la formidable faculté de retenir les mauvaises nouvelles. Pour ce qui est des bonnes... nous avons encore du chemin à parcourir.
Bien sûr, tout n'est pas parfait. La persévérance scolaire, entre autres, reste un défi de tous les instants. Il est essentiel que tous nos jeunes puissent acquérir minimalement une formation de base et une première qualification leur permettant de se réaliser, de travailler, de rêver, d'occuper une place constructive dans notre société et de contribuer à la rendre plus forte. C'est là une priorité des commissions scolaires. Car, au-delà des réalisations personnelles et professionnelles, il y a aussi les défis que nous devons relever collectivement. Dans le match qui se joue actuellement sur le plan mondial, nous avons besoin de tous nos joueurs pour rester dans le peloton des équipes gagnantes. Nous ne pouvons pas nous permettre d'en laisser au vestiaire.
Persévérance et valorisation
Au cours des dernières années, les intervenants des commissions scolaires ont renforcé l'encadrement, augmenté considérablement le soutien offert aux élèves en difficulté, ouvert des centres spécialisés, varié les approches pédagogiques, multiplié les projets novateurs pour augmenter la réussite scolaire. Des efforts colossaux sont aussi investis quotidiennement pour permettre à chaque jeune de réussir. Des efforts qui font appel aux compétences des intervenants scolaires, mais également à leur motivation. Amener un élève en difficulté à réussir est une tâche fort complexe. Cela nécessite notamment un accompagnement constant, une grande capacité d'écoute et d'analyse et une aptitude peu commune à encourager et à guider. De telles qualités sont impossibles sans un engagement et un amour inconditionnel pour ces jeunes qui vivent des difficultés qui n'ont rien à voir avec le manque d'aptitudes scolaires.
Il faut le rappeler: les jeunes n'arrivent pas tous à l'école avec le même bagage dans leur sac à dos... Ils vivent parfois des problèmes familiaux ou sociaux qui sont loin de leur capacité à résoudre un problème mathématique ou à accorder un participe passé avec l'auxiliaire avoir. Même en déployant des trésors de compétence et d'engagement, les intervenants scolaires ne peuvent à eux seuls faire réussir tous ces jeunes. Il faut que leur réussite et surtout que la persévérance scolaire deviennent une priorité pour l'ensemble de notre société.
Mais comment y parvenir? Je vous propose aujourd'hui de remettre l'éducation au premier rang de nos priorités, car elle est la pierre d'assise de la force de notre société et de sa cohérence. Je lance un appel aux parents, au milieu des affaires et aux médias pour qu'ils valorisent le monde de l'éducation et ceux qui travaillent en première ligne à la réussite des élèves. Tous et toutes doivent retenir les bonnes nouvelles diffusées au sujet de l'école publique, pas juste les mauvaises.
Nous avons un système public d'enseignement parmi les meilleurs au monde, et il est donc essentiel que nous en soyons fiers et que nous lui accordions le crédit qu'il mérite. Il n'y a pas que les élèves qui aient besoin d'encouragement pour réussir! Les gens qui travaillent au quotidien auprès des élèves ont aussi besoin d'encouragements pour les aider à réussir.
Il faut aussi faire appel à nos jeunes afin qu'ils valorisent la réussite et l'effort et qu'ils agissent comme des leaders positifs et inspirants auprès de leurs pairs. Il nous faut également pouvoir compter sur l'engagement de toutes les forces vives de la société pour soutenir nos jeunes, et ce, tant sur le plan éducatif que sur les plans social, économique et culturel. Plusieurs milieux ont développé des actions en concertation qui ont donné des résultats très encourageants et motivants. Il est urgent de s'en inspirer!
En ce début d'année scolaire, nous avons besoin de vous tous et toutes pour contribuer à la réussite de nos jeunes. Nous savons bien qu'il est plus facile de critiquer un match que de sauter sur la patinoire. Mais nous ne pouvons plus nous payer le luxe de la critique ou de l'indifférence tout court. Nous avons besoin de tous nos joueurs et joueuses. L'heure est maintenant à l'action. Nous comptons sur chaque personne de toutes les générations, parce que l'avenir de notre société en dépend.
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