Retirez les antennes des clochers d'église!
Lettre à Ted Rogers , président du goupe Rogers Communications
François Therrien - Enseignant en électricité et Porte-parole du Comité pour le retrait des antennes cellulaires du clocher de Terrebonne (ftherrien@aei.ca)
16 août 2008
En Europe, depuis 2002, de nombreux pays, dont la France, l'Italie, la Suisse et l'Autriche, ont adopté des règlements interdisant l'installation des antennes de téléphonie cellulaire jusqu'à 400 mètres des écoles.1 Ces mesures sont dictées par le principe de précaution quant aux effets inconnus à long terme, sur la santé des enfants, des micro-ondes produites par les antennes de téléphonie cellulaire.
Vous connaissez cette réalité et, malgré cela, vous persistez à installer vos antennes sur les clochers d'église, comme à Terrebonne, et même sur le toit des écoles (école Félix-Leclerc à Repentigny). Les responsables et les élus qui acceptent votre argent répètent votre discours: «Rogers ainsi que les gouvernements canadien et internationaux sont confiants que les antennes sans fil ne sont aucunement nocives à la santé: plusieurs années de recherche ainsi que le consensus de la communauté scientifique démontrent ce fait.»
Vous mentez, monsieur Rogers.
Ce discours est celui de l'argent et non un discours inspiré par la santé et la prévention de la santé des enfants. De nombreuses études font état de malaises et de maladies, et seul votre lobbying auprès des organisations gouvernementales retarde la reconnaissance légale des effets biologiques des micro-ondes. Les dossiers de l'amiante et du tabac sont des exemples de la lenteur législative devant le lobbying des industriels.
Trop de citoyens ont entendu le discours de l'argent comme unique réponse à leurs inquiétudes légitimes devant l'installation-surprise d'antennes de téléphonie cellulaire émettant des micro-ondes dans leur voisinage immédiat. Les responsables et les élus répètent le discours de l'argent, baissent la tête et encaissent les chèques.
Au Québec, il y a le cas enfin dévoilé du cégep André-Laurendeau. Des syndicats et un conseil d'administration, après la découverte de nombreux cas de mort et de cancer dans des lieux hautement bombardés par des micro-ondes provenant des antennes situées à proximité, ont choisi d'étouffer l'affaire afin d'éviter des répercussions sur les inscriptions (!). Le tout bien sûr au grand profit de l'industrie cellulaire, qui en sortait encore une fois indemne...
Nous sommes un comité de citoyens qui a commencé à recenser des cas, de malaise et de maladie, assez nombreux pour susciter une réelle inquiétude. Allez-vous nous obliger à chercher des cas chez tous les enfants ayant fréquenté ces quatre écoles et cette garderie au cours des sept dernières années? Allons-nous devoir nous réjouir de la découverte d'un ou deux cas de leucémie? Si vous nous obligez à le faire, sachez que nous, nous ne nous tairons pas à votre profit.
Dans la cour de récréation d'une garderie située à moins de 80 mètres des antennes d'un clocher, on a mesuré des radiations de l'ordre de 6000 à 8000 uW/m2. Industrie Canada tient compte uniquement des effets thermiques et permet une irradiation de l'ordre de 8000 000 uW/m2. Vos antennes respectent les normes canadiennes mais elles ne respectent pas la santé des enfants. De nombreuses études font état d'effets biologiques sérieux à partir de 500 uW/m2. Vous avez le droit de contester ces études, mais en attendant, SVP, ayez pitié de nos enfants, baissez un peu vos profits et acceptez d'appliquer le principe de précaution pour eux.
Malgré tout, nous croyons que l'industrie du cellulaire a un bel avenir devant elle. L'utilisation des téléphones cellulaires n'est pas remise en question. Mais vous devrez avant tout respecter la santé des citoyens en suivant le principe de précaution. La puissance et les fréquences utilisées par vos antennes de téléphonie cellulaire sont actuellement potentiellement dangereuses pour la santé. Pour votre industrie, moins il y a d'antennes et plus il y a de profits. Si vous pouviez installer une seule antenne pour couvrir la route entre Montréal et Québec, vos coûts seraient bas et vos profits énormes, mais habiter près de cette antenne serait mortel tant la puissance des micro-ondes serait forte. Actuellement, il y a peut-être une dizaine de ces antennes pour couvrir cette route, mais leur puissance est encore trop forte pour ceux qui habitent à proximité.
Il en est de même en zone urbaine, où la puissance et les fréquences ne sont pas respectueuses de la santé des riverains de ces antennes. Dans une ville comme Salzbourg, en Autriche, ils ont des normes 1000 fois plus basses qu'au Canada et ils n'ont pas renoncé pour autant à la téléphonie cellulaire.2 Les compagnies ont dû augmenter leur investissement en installant plus d'antennes, mais qui cette fois émettent à des niveaux aucunement nocifs pour la santé.
SVP, acceptez la proposition de notre évêque de retirer les antennes du clocher de Terrebonne sans exiger de compensation financière au nom du principe de précaution pour la santé des enfants. Plus jamais de micro-ondes dans les classes et les cours d'école. Votre compagnie en sortira gagnante.
1 et 2. Toutes les références de cette lettre sont disponibles sur le site suivant:
http://www.rqge.koumbit.org/clocherdeterrebonne
Vous connaissez cette réalité et, malgré cela, vous persistez à installer vos antennes sur les clochers d'église, comme à Terrebonne, et même sur le toit des écoles (école Félix-Leclerc à Repentigny). Les responsables et les élus qui acceptent votre argent répètent votre discours: «Rogers ainsi que les gouvernements canadien et internationaux sont confiants que les antennes sans fil ne sont aucunement nocives à la santé: plusieurs années de recherche ainsi que le consensus de la communauté scientifique démontrent ce fait.»
Vous mentez, monsieur Rogers.
Ce discours est celui de l'argent et non un discours inspiré par la santé et la prévention de la santé des enfants. De nombreuses études font état de malaises et de maladies, et seul votre lobbying auprès des organisations gouvernementales retarde la reconnaissance légale des effets biologiques des micro-ondes. Les dossiers de l'amiante et du tabac sont des exemples de la lenteur législative devant le lobbying des industriels.
Trop de citoyens ont entendu le discours de l'argent comme unique réponse à leurs inquiétudes légitimes devant l'installation-surprise d'antennes de téléphonie cellulaire émettant des micro-ondes dans leur voisinage immédiat. Les responsables et les élus répètent le discours de l'argent, baissent la tête et encaissent les chèques.
Au Québec, il y a le cas enfin dévoilé du cégep André-Laurendeau. Des syndicats et un conseil d'administration, après la découverte de nombreux cas de mort et de cancer dans des lieux hautement bombardés par des micro-ondes provenant des antennes situées à proximité, ont choisi d'étouffer l'affaire afin d'éviter des répercussions sur les inscriptions (!). Le tout bien sûr au grand profit de l'industrie cellulaire, qui en sortait encore une fois indemne...
Nous sommes un comité de citoyens qui a commencé à recenser des cas, de malaise et de maladie, assez nombreux pour susciter une réelle inquiétude. Allez-vous nous obliger à chercher des cas chez tous les enfants ayant fréquenté ces quatre écoles et cette garderie au cours des sept dernières années? Allons-nous devoir nous réjouir de la découverte d'un ou deux cas de leucémie? Si vous nous obligez à le faire, sachez que nous, nous ne nous tairons pas à votre profit.
Dans la cour de récréation d'une garderie située à moins de 80 mètres des antennes d'un clocher, on a mesuré des radiations de l'ordre de 6000 à 8000 uW/m2. Industrie Canada tient compte uniquement des effets thermiques et permet une irradiation de l'ordre de 8000 000 uW/m2. Vos antennes respectent les normes canadiennes mais elles ne respectent pas la santé des enfants. De nombreuses études font état d'effets biologiques sérieux à partir de 500 uW/m2. Vous avez le droit de contester ces études, mais en attendant, SVP, ayez pitié de nos enfants, baissez un peu vos profits et acceptez d'appliquer le principe de précaution pour eux.
Malgré tout, nous croyons que l'industrie du cellulaire a un bel avenir devant elle. L'utilisation des téléphones cellulaires n'est pas remise en question. Mais vous devrez avant tout respecter la santé des citoyens en suivant le principe de précaution. La puissance et les fréquences utilisées par vos antennes de téléphonie cellulaire sont actuellement potentiellement dangereuses pour la santé. Pour votre industrie, moins il y a d'antennes et plus il y a de profits. Si vous pouviez installer une seule antenne pour couvrir la route entre Montréal et Québec, vos coûts seraient bas et vos profits énormes, mais habiter près de cette antenne serait mortel tant la puissance des micro-ondes serait forte. Actuellement, il y a peut-être une dizaine de ces antennes pour couvrir cette route, mais leur puissance est encore trop forte pour ceux qui habitent à proximité.
Il en est de même en zone urbaine, où la puissance et les fréquences ne sont pas respectueuses de la santé des riverains de ces antennes. Dans une ville comme Salzbourg, en Autriche, ils ont des normes 1000 fois plus basses qu'au Canada et ils n'ont pas renoncé pour autant à la téléphonie cellulaire.2 Les compagnies ont dû augmenter leur investissement en installant plus d'antennes, mais qui cette fois émettent à des niveaux aucunement nocifs pour la santé.
SVP, acceptez la proposition de notre évêque de retirer les antennes du clocher de Terrebonne sans exiger de compensation financière au nom du principe de précaution pour la santé des enfants. Plus jamais de micro-ondes dans les classes et les cours d'école. Votre compagnie en sortira gagnante.
1 et 2. Toutes les références de cette lettre sont disponibles sur le site suivant:
http://www.rqge.koumbit.org/clocherdeterrebonne
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