Police et société
John MacKay - Montréal, le 11 août 2008
15 août 2008
Les événements des derniers jours à Montréal nous amènent à nous questionner sur les méthodes employées par les policiers lorsque vient le moment d'intervenir auprès des jeunes dans un quartier comme Montréal-Nord.
Selon moi, les policiers ont une vision du monde et des rapports sociaux qui se limite malheureusement à une séparation manichéenne entre les bons (policiers, citoyens de la classe moyenne, etc.) et les méchants (individus généralement issus de certains groupes ethniques qui forment les gangs de rue). Cette dichotomie pose un grave problème interrelationnel entre les policiers et les jeunes qui habitent dans certains quartiers « plus sensibles» de Montréal, car grâce à un processus syllogistique très élémentaire, les policiers procèdent à la réflexion suivante: les membres des gangs de rue proviennent de certains groupes ethniques, alors toutes les personnes appartenant à ces groupes ethniques sont potentiellement des criminels.
En agissant en fonction de cela dans leurs activités quotidiennes, les policiers attisent sans cesse les tensions qui peuvent exister entre eux et les jeunes de ces quartiers. Il n'est donc pas surprenant de voir se produire des affrontements sanglants entre les forces de l'ordre et les jeunes en colère de ces quartiers. Les représentants de l'ordre devraient comprendre que les phénomènes de criminalité à Montréal ne sont que l'expression la plus fondamentale des inégalités sociales pouvant exister dans notre société.
Selon moi, les policiers ont une vision du monde et des rapports sociaux qui se limite malheureusement à une séparation manichéenne entre les bons (policiers, citoyens de la classe moyenne, etc.) et les méchants (individus généralement issus de certains groupes ethniques qui forment les gangs de rue). Cette dichotomie pose un grave problème interrelationnel entre les policiers et les jeunes qui habitent dans certains quartiers « plus sensibles» de Montréal, car grâce à un processus syllogistique très élémentaire, les policiers procèdent à la réflexion suivante: les membres des gangs de rue proviennent de certains groupes ethniques, alors toutes les personnes appartenant à ces groupes ethniques sont potentiellement des criminels.
En agissant en fonction de cela dans leurs activités quotidiennes, les policiers attisent sans cesse les tensions qui peuvent exister entre eux et les jeunes de ces quartiers. Il n'est donc pas surprenant de voir se produire des affrontements sanglants entre les forces de l'ordre et les jeunes en colère de ces quartiers. Les représentants de l'ordre devraient comprendre que les phénomènes de criminalité à Montréal ne sont que l'expression la plus fondamentale des inégalités sociales pouvant exister dans notre société.
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