La guerre en PPP?
Gilles Léveillé - Kingsbury, le 12 août 2008
15 août 2008
Un autre soldat canadien est mort (le 89e, dit-on) en Afghanistan. Mais ce n'est pas sous les balles des talibans qu'il serait tombé. C'est plutôt un agent d'une compagnie de sécurité privée qui l'aurait tué, par erreur. Tiens, nous avons la guerre en PPP maintenant! Et ils seraient nombreux les soldats du secteur privé, semble-t-il. Quelque chose comme 20 000, a dit un officier canadien, au bulletin télévisé. Des Américains, des Canadiens... «On ne pourrait s'en passer», a souligné ce même officier. Pas surprenant, on nous a tellement dit que les PPP étaient la formule de l'avenir! Mais, curieusement, ce PPP-là, le gouvernement ne s'en vante pas.
Pourquoi le gouvernement canadien ne nous parle-t-il pas de ces forces de sécurité privée qui participent à la guerre en Afghanistan? Pourtant, s'il faut en croire cet officier canadien, elles sont une force d'intervention très importante. Vingt mille, c'est énorme! Quel rôle exactement joue cette armée privée? Y en a-t-il plusieurs, en fait? Où et comment ces soldats du PPP sont-ils recrutés? Quelle formation reçoivent-ils? Quel souci ont-ils des populations civiles? À qui ces compagnies de sécurité privée doivent-elles répondre de leurs actes? Et qui en sont les actionnaires ou les dirigeants?
Voilà bien des questions sur lesquelles les citoyens ont le droit d'être informés. Mais malheureusement, il ne faut pas trop espérer l'être. Le premier ministre Harper entoure de secret les questions les plus inoffensives. Alors la guerre, imaginez!
Pourquoi le gouvernement canadien ne nous parle-t-il pas de ces forces de sécurité privée qui participent à la guerre en Afghanistan? Pourtant, s'il faut en croire cet officier canadien, elles sont une force d'intervention très importante. Vingt mille, c'est énorme! Quel rôle exactement joue cette armée privée? Y en a-t-il plusieurs, en fait? Où et comment ces soldats du PPP sont-ils recrutés? Quelle formation reçoivent-ils? Quel souci ont-ils des populations civiles? À qui ces compagnies de sécurité privée doivent-elles répondre de leurs actes? Et qui en sont les actionnaires ou les dirigeants?
Voilà bien des questions sur lesquelles les citoyens ont le droit d'être informés. Mais malheureusement, il ne faut pas trop espérer l'être. Le premier ministre Harper entoure de secret les questions les plus inoffensives. Alors la guerre, imaginez!
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