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Fondée en janvier 1973, la compagnie de théâtre Les Deux Mondes a commencé à présenter ses spectacles outre-frontières vers la fin des années 70, sous le nom du Théâtre de la Marmaille. À l'époque, la perception qu'on avait du pays, à l'étranger, se confinait à de vastes étendues de forêts sauvages et hivernales où vivaient très peu de gens. Les mots «Canada» et «Québec» n'évoquaient qu'un folklore figé dans le temps, dans lequel même les citoyens d'ici ne se reconnaissaient pas. Nature oui, culture non.
Au cours des trente dernières années, plusieurs générations d'artistes ont réussi à conquérir une place enviable sur les plus grandes scènes du monde, dans toutes les disciplines, et à installer de façon durable leurs oeuvres dans l'imaginaire d'hommes, de femmes et d'enfants de tous les coins de la planète. Par leur talent, leur personnalité, la singularité de leurs démarches et leur esprit d'initiative, les artistes et créateurs ont grandement contribué à changer l'image de notre pays. Finie la Cabane au Canada et autres Joie de vivre, ce sont les créations des artistes et leur persévérance qui ont fait accéder le pays à la modernité sur le plan international. L'originalité et la force de leur art continue d'étonner et de faire envie. Les Deux Mondes ont, à leur mesure, contribué à ce mouvement en allant à la rencontre du public de quelque 200 villes de 32 pays.
C'est donc avec stupeur que nous avons appris, le 9 août dernier, la décision du Gouvernement conservateur de Stephen Harper de couper le programme de Promotion des arts du ministère des Affaires extérieures. Doté d'une enveloppe de 4,7 millions, qui plaçait le Canada loin derrière plusieurs de ses partenaires du G8 pour sa contribution per capita au soutien de la diffusion des arts à l'étranger, ce programme touchait toutes les disciplines artistiques de toutes les provinces.
Cette contribution financière indispensable à la réalisation de projets à l'étranger permettait par ailleurs aux compagnies d'aller chercher plus que son équivalent en devises étrangères. Même en termes strictement économiques, cette décision est indéfendable.
Alors qu'un nombre grandissant de pays ont compris l'importance d'être présents par les arts dans ce village global qu'est devenu le monde du XXIe siècle, le Canada pose le choix affligeant de ne plus offrir aux artistes et aux créateurs les moyens faméliques qui leur étaient dévolus pour tourner à l'étranger, pour consentir, en contrepartie, des sommes faramineuses en vue d'accroître sa présence militaire sur la planète. Nous dénonçons avec la dernière énergie cette position belliqueuse, obscurantiste et rétrograde.
Au cours des trente dernières années, plusieurs générations d'artistes ont réussi à conquérir une place enviable sur les plus grandes scènes du monde, dans toutes les disciplines, et à installer de façon durable leurs oeuvres dans l'imaginaire d'hommes, de femmes et d'enfants de tous les coins de la planète. Par leur talent, leur personnalité, la singularité de leurs démarches et leur esprit d'initiative, les artistes et créateurs ont grandement contribué à changer l'image de notre pays. Finie la Cabane au Canada et autres Joie de vivre, ce sont les créations des artistes et leur persévérance qui ont fait accéder le pays à la modernité sur le plan international. L'originalité et la force de leur art continue d'étonner et de faire envie. Les Deux Mondes ont, à leur mesure, contribué à ce mouvement en allant à la rencontre du public de quelque 200 villes de 32 pays.
C'est donc avec stupeur que nous avons appris, le 9 août dernier, la décision du Gouvernement conservateur de Stephen Harper de couper le programme de Promotion des arts du ministère des Affaires extérieures. Doté d'une enveloppe de 4,7 millions, qui plaçait le Canada loin derrière plusieurs de ses partenaires du G8 pour sa contribution per capita au soutien de la diffusion des arts à l'étranger, ce programme touchait toutes les disciplines artistiques de toutes les provinces.
Cette contribution financière indispensable à la réalisation de projets à l'étranger permettait par ailleurs aux compagnies d'aller chercher plus que son équivalent en devises étrangères. Même en termes strictement économiques, cette décision est indéfendable.
Alors qu'un nombre grandissant de pays ont compris l'importance d'être présents par les arts dans ce village global qu'est devenu le monde du XXIe siècle, le Canada pose le choix affligeant de ne plus offrir aux artistes et aux créateurs les moyens faméliques qui leur étaient dévolus pour tourner à l'étranger, pour consentir, en contrepartie, des sommes faramineuses en vue d'accroître sa présence militaire sur la planète. Nous dénonçons avec la dernière énergie cette position belliqueuse, obscurantiste et rétrograde.
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