Halte aux Jeux du scientifique
Les livres à l'accent pamphlétaire ont été écrits sur l'univers des Jeux olympiques. Les auteurs s'y interrogent sur la place des Jeux dans la société. On pense particulièrement aux Dessous de l'olympisme de Michel Caillat et Jean-Marie Brohm. Selon ces auteurs, l'olympien est un robot, un esclave du sport et un forçat du chronomètre. Les olympiens sont au sens propre des cybernanthropes qui sont victimes de marchandisation.
Pour parfaire nos connaissances, il y a aussi Pour en finir avec l'olympisme, de Laurent Laplante. De plus, depuis l'été dernier, on peut trouver en librairie l'ouvrage Halte aux Jeux du scientifique Albert Jacquard, qui jette un nouveau regard sur l'olympisme. Une pléthore de scribes sportifs trouvent ce livre utopique et prétendent qu'une nouvelle idéologie sera toujours irréalisable. L'essai d'Albert Jacquard est controversé, mais ce scientifique dit des choses vraies sur l'olympisme.
Comme le dit Albert Jacquard, l'olympien est un acteur qui est confronté à lui-même, à sa propre maladresse et à sa propre incapacité de réellement participé sainement aux Jeux. La vraie participation et la fraternité entre les dieux du stade n'existent pas véritablement. L'olympien veut battre son rival et monter sur le podium. On est témoin d'une course aux médailles et à une dictature de l'athlète. Celui-ci veut être omnipotent et atteindre une suprématie. De là la maxime «Que le meilleur gagne». Mais celle-ci a-t-elle encore sa place aux Jeux olympiques? Le vrai sport est une activité qui allie effort et plaisir. L'olympisme d'aujourd'hui adhère-t-il à cette pratique?
Malheureusement, combien de perdants pour un gagnant? Combien voient se briser leur rêve olympique à cause de la dictature de la compétition. La gloire est éphémère et caractérise le destin du dieu du stade. Selon Jacquard, la devise officielle des Jeux, «Courir plus vite, sauter plus haut, être plus fort», définit une réalité qui n'est acceptable que pour les enfants. Oui, selon Jacquard, la place de la compétition dans la nature humaine est ainsi remise en question. L'esprit de domination règne, et on n'a qu'à remonter en 1936, aux Jeux olympiques de Berlin, alors qu'Hitler voulait démontrer la suprématie de la race indo-européenne, pour en avoir la preuve.
Notre société veut avoir des athlètes champions; de là à voir un jour des athlètes clonés en laboratoire... Jacquard est contre cette pratique. Le dopage, véritable fléau planétaire, souille l'olympisme. Pour Jacquard, les progrès de la biologie ont rendu réalisables des exploits fabuleux qu'il aurait été préférable de ne pas accomplir. Dans le cas du sport, cela s'appelle le dopage. L'athlète dopé qui monte sur le podium ne mérite pas sa médaille. C'est la compétitivité qui entraîne le dopage, mais devrait-elle disparaître du paysage sportif?
L'amateurisme n'existe plus aujourd'hui dans l'olympisme. Faudra-t-il revenir au passé et au règne de la pureté et du merveilleux de l'amateurisme? Jacquard prône, avec raison, l'abandon de la lutte contre l'autre pour la remplacer par la lutte contre soi-même grâce aux autres.
Toujours selon Jacquard, on doit aller vers un nouvel olympisme. L'homme doit s'ouvrir à l'autre et fraterniser avec les autres dieux du stade. La rivalité pure et dure doit disparaître de l'univers sportif, en particulier entre les athlètes. De là la légitimité du désir du scientifique Albert Jacquard, qui souhaite une nouvelle idéologie, donc une pratique autre que celle de l'olympisme.
Effectivement, les Jeux olympiques représentent un événement festif et bancal. Mais c'est aussi une guerre que se livrent des pays en majorité capitalistes. De plus, le pécule, la corruption, la surmédiatisation et le terrorisme menacent plus que jamais la survie des Jeux. Quant à lui, le CIO vend un produit, les Jeux olympiques, à la population, ce qui rapporte de l'argent grâce à la «mondiovision». Les Jeux d'été 2008 de Pékin ne font pas exception. Ils représentent autant la fête que la guerre.
Ils représentent aussi la technologie. Celle-ci est disponible et utilisée. On le sait, le dopage génétique existe bel et bien et on pourra voir un jour des athlètes olympiques clonés en laboratoire. À notre ère moderne, l'éthique et la morale interdisent cette pratique qui va à l'encontre des valeurs chrétiennes. Cependant, on ne saura jamais si on ne nous en a pas déjà présenté un.
Pour parfaire nos connaissances, il y a aussi Pour en finir avec l'olympisme, de Laurent Laplante. De plus, depuis l'été dernier, on peut trouver en librairie l'ouvrage Halte aux Jeux du scientifique Albert Jacquard, qui jette un nouveau regard sur l'olympisme. Une pléthore de scribes sportifs trouvent ce livre utopique et prétendent qu'une nouvelle idéologie sera toujours irréalisable. L'essai d'Albert Jacquard est controversé, mais ce scientifique dit des choses vraies sur l'olympisme.
Comme le dit Albert Jacquard, l'olympien est un acteur qui est confronté à lui-même, à sa propre maladresse et à sa propre incapacité de réellement participé sainement aux Jeux. La vraie participation et la fraternité entre les dieux du stade n'existent pas véritablement. L'olympien veut battre son rival et monter sur le podium. On est témoin d'une course aux médailles et à une dictature de l'athlète. Celui-ci veut être omnipotent et atteindre une suprématie. De là la maxime «Que le meilleur gagne». Mais celle-ci a-t-elle encore sa place aux Jeux olympiques? Le vrai sport est une activité qui allie effort et plaisir. L'olympisme d'aujourd'hui adhère-t-il à cette pratique?
Malheureusement, combien de perdants pour un gagnant? Combien voient se briser leur rêve olympique à cause de la dictature de la compétition. La gloire est éphémère et caractérise le destin du dieu du stade. Selon Jacquard, la devise officielle des Jeux, «Courir plus vite, sauter plus haut, être plus fort», définit une réalité qui n'est acceptable que pour les enfants. Oui, selon Jacquard, la place de la compétition dans la nature humaine est ainsi remise en question. L'esprit de domination règne, et on n'a qu'à remonter en 1936, aux Jeux olympiques de Berlin, alors qu'Hitler voulait démontrer la suprématie de la race indo-européenne, pour en avoir la preuve.
Notre société veut avoir des athlètes champions; de là à voir un jour des athlètes clonés en laboratoire... Jacquard est contre cette pratique. Le dopage, véritable fléau planétaire, souille l'olympisme. Pour Jacquard, les progrès de la biologie ont rendu réalisables des exploits fabuleux qu'il aurait été préférable de ne pas accomplir. Dans le cas du sport, cela s'appelle le dopage. L'athlète dopé qui monte sur le podium ne mérite pas sa médaille. C'est la compétitivité qui entraîne le dopage, mais devrait-elle disparaître du paysage sportif?
L'amateurisme n'existe plus aujourd'hui dans l'olympisme. Faudra-t-il revenir au passé et au règne de la pureté et du merveilleux de l'amateurisme? Jacquard prône, avec raison, l'abandon de la lutte contre l'autre pour la remplacer par la lutte contre soi-même grâce aux autres.
Toujours selon Jacquard, on doit aller vers un nouvel olympisme. L'homme doit s'ouvrir à l'autre et fraterniser avec les autres dieux du stade. La rivalité pure et dure doit disparaître de l'univers sportif, en particulier entre les athlètes. De là la légitimité du désir du scientifique Albert Jacquard, qui souhaite une nouvelle idéologie, donc une pratique autre que celle de l'olympisme.
Effectivement, les Jeux olympiques représentent un événement festif et bancal. Mais c'est aussi une guerre que se livrent des pays en majorité capitalistes. De plus, le pécule, la corruption, la surmédiatisation et le terrorisme menacent plus que jamais la survie des Jeux. Quant à lui, le CIO vend un produit, les Jeux olympiques, à la population, ce qui rapporte de l'argent grâce à la «mondiovision». Les Jeux d'été 2008 de Pékin ne font pas exception. Ils représentent autant la fête que la guerre.
Ils représentent aussi la technologie. Celle-ci est disponible et utilisée. On le sait, le dopage génétique existe bel et bien et on pourra voir un jour des athlètes olympiques clonés en laboratoire. À notre ère moderne, l'éthique et la morale interdisent cette pratique qui va à l'encontre des valeurs chrétiennes. Cependant, on ne saura jamais si on ne nous en a pas déjà présenté un.
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