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Colère et incrédulité à Montréal-Nord

Lisa-Marie Gervais   12 août 2008 
Martha Villanueva, la cousine du jeune homme abattu samedi par la police.
Photo : Pascal Ratthé
Martha Villanueva, la cousine du jeune homme abattu samedi par la police.
Un paysage désolant et des mines affligées. Au lendemain des émeutes qui ont éclaté à Montréal-Nord, au terme d'une manifestation visant à dénoncer la mort du jeune Freddy Villanueva, les habitants du quartier, les traits tirés de la nuit mouvementée qu'ils venaient de passer, semblaient vouloir croire à un mauvais rêve. Carcasses de voitures calcinées, débris de vitres sur l'asphalte brûlé et vitrines saccagées, les preuves étaient pourtant accablantes. Selon le SPVM, trois policiers, un employé d'urgence et des membres de la presse ont été blessés, trois véhicules du service d'incendie et huit autres stationnés dans le secteur ont brûlé, et 20 introductions par effraction et 39 méfaits ont été rapportés. En lien avec les actes de vandalisme et le grabuge de la nuit de dimanche à hier — divers commerces ont été littéralement pillés, dont un prêteur sur gages —, six personnes ont été arrêtées, dont deux ont été relâchées.

En début de matinée hier à l'intersection du boulevard Rolland et de la rue Pascal, des résidants se massaient en petits attroupements pour exprimer désarroi et colère, et chacun y allait de sa propre analyse de la situation. Un seul consensus semblait émaner des discussions: la mort du jeune originaire du Honduras Freddy Villanueva, tué par balle samedi à la suite d'une altercation avec des policiers du secteur, était inacceptable, tout comme les actes de vandalisme qui ont sévèrement endommagé les commerces environnants.

voir page A 8: émeutes

«Je connaissais Freddy, c'était un petit tranquille, un enfant de 18 ans. On ne tire pas sur les enfants», a lancé Dave Beauséjour, un père de famille de 30 ans, résidant de Montréal-Nord. «C'est de valeur pour le petit gars», a renchéri de son côté une grand-maman qui passait par là avant de traverser la rue. «Mais je ne comprends pas que [certaines personnes] aient tout cassé sur leur passage.» Vers midi, lors d'une conférence de presse à la Maison culturelle et communautaire jouxtant la caserne de pompiers où des voitures ont été incendiées, le maire de Montréal Gérald Tremblay a appelé au calme.

Sur le trottoir en face, Réginald, qui n'a pas voulu révéler son nom de famille, arborait une mine ahurie. «Je suis estomaqué», s'est exclamé l'Haïtien d'origine âgé de 38 ans. Voilà 36 ans qu'il habite à Montréal-Nord et c'est la première fois qu'il est témoin d'un incident «aussi grave». Hier, il n'était pas allé travailler. Il a voulu rester avec ses enfants, qui étaient terrorisés. «J'ai entendu les coups de feu et j'ai vu les incendies. Tout le monde veut maintenant déménager. Ce n'est pas de tout repos ici», confie-t-il.

À côté de lui, M. Therrien, qui a voulu taire son prénom, se disait pour sa part «scandalisé» de la façon dont avaient agi les autorités. «Des camions de pompiers incendiés alors qu'ils sont supposés éteindre des feux, c'est une honte pour le quartier, a-t-il indiqué. Comment pouvaient-ils ne pas être préparés à ça?»

Plus loin, devant un immeuble à magasins surplombés de logements, Daniel Gauthier, résidant du bâtiment et chargé de son entretien depuis 26 ans, balayait les quelques débris de vitre restants dans le stationnement. Situé aux premières loges, il n'avait rien manqué hier des derniers événements. Devant chez lui, rue Pascal, il a vu la manifestation contre la bavure policière — entre 50 et 100 participants selon des témoins — commencée pacifiquement en après-midi dimanche, se solder par un tumulte et quelques brasiers.

«Ça a commencé par un feu dans une poubelle. Les policiers étaient dans leur voiture et ne faisaient rien. Ils auraient pu intervenir bien avant au lieu de laisser tout ça dégénérer», raconte le résidant de longue date du quartier. Selon lui, les policiers auraient laissé dépérir la situation afin de justifier leur intervention. «Ils ont attendu pour que ça devienne un gros show. Les médias, l'hélicoptère et d'autres policiers sont venus. Maintenant, ils vont pouvoir dire qu'ils ont agi pour les bonnes raisons», a ajouté M. Gauthier.

Il rapporte des propos de manifestants qui voulaient rassurer des commerçants de ce tronçon de rue qui s'étaient montrés inquiets: «Ne vous fiez pas à la police, c'est nous qui allons vous protéger», auraient-ils crié.

Un cri de colère collectif

Guillaume Hébert, qui est impliqué au sein du comité local du parti Québec Solidaire, habite depuis très longtemps Montréal-Nord. Il a lui aussi tout vu du changement de ton dans la manifestation de dimanche. Critique, il pointe du doigt les ratés de l'intervention policière de la nuit de dimanche à hier. «Il n'y a eu aucune intervention pendant un long moment, jusqu'à ce que les forces antiémeutes arrivent», a-t-il raconté. Il explique avoir vu «des policiers dépassés par les événements» avancer vers ceux qui leur tiraient des roches. «Mais ils ne pouvaient pas réagir. C'est comme dans les banlieues françaises, les gens d'ici connaissent leur quartier mieux que personne. Ils ont filé à travers les cours et sont revenus par derrière.» Du coup, les policiers se sont retrouvés pris en souricière.

Contrairement à plusieurs de ses amis qui ont quitté le quartier après avoir fait des études universitaires, le jeune homme, qui termine une maîtrise sur le hip-hop dans les favelas de São Paulo au Brésil, y demeure encore. Il craint la mauvaise presse faite à son quartier. «Parler de tension raciale et de gang de rue, ça ne tient pas. Il y avait ici des gens de tous les âges et de toutes les origines. Mais je crains que la couverture [médiatique] les polarise», a soutenu Guillaume Hébert. «Il faut plutôt parler de pauvreté, de problèmes sociaux», a-t-il ajouté.

Martha Villanueva, la cousine du jeune Freddy décédé, est aussi d'avis que le problème n'est pas racial. «Il n'y a pas de tension entre nous, tout le monde s'entend bien et se connaît. Il y a parfois quelques cas de racisme, mais le problème, c'est entre les jeunes et les policiers», a noté la jeune maman visiblement sous le choc. Présente au moment de l'altercation derrière l'aréna Henri-Bourrassa vers 19h samedi, elle a vu son cousin tomber sous les balles d'un agent de police. «Je ne pense pas qu'ils ont fait exprès. Ils n'ont pas su contrôler leur stress. Mais il me semble qu'un policier devrait savoir faire ça». Beaucoup de confusion entoure encore les faits. Selon elle, deux de ses cousins jouaient samedi soir aux dés avec des amis dans un parc lorsque des policiers ont interpellé Dany Villanueva, connu des policiers. Voulant défendre son frère qui s'était fait empoigner par une policière, Freddy aurait alors reçu trois balles. Deux autres jeunes, âgés de 18 et 20 ans, en auraient reçu chacun une, mais leur état est toujours stable. Chargée d'enquêter sur l'incident, la Sûreté du Québec n'a pas voulu confirmer cette version des faits ni donner plus de détails. Annonçant la tenue d'un point de presse aujourd'hui en après-midi, elle s'est contentée de dire qu'elle rencontrerait les familles des personnes impliquées dans l'événement et des représentants de la communauté de Montréal-Nord.






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  • Gilles Delisle
    Abonné
    mardi 12 août 2008 07h53
    Quand Montréal-Nord ressemble à Port-au-Prince.
    « La pauvreté dans ces quartiers est semblable à celle d'autres quartiers de la ville, mais les"gangs de rue" y sont pas mal plus présents. Certains de ces jeunes criminels, qui ont pris pour modèles les gangs de rue de Port au Prince, sont certes connus des habitants de ces quartiers, jeunes et moins jeunes, mais personne ne semble vouloir parler ni dénoncer. La police et les autorités ont mis beaucoup d'argent pour contrer ce phénomène depuis quelques années, mais ces groupes prolifèrent et se trouvent maintenant dans la banlieue comme à Laval. Comment se fait-il que la police ait pu démanteler les Rocks Machines et les Hells, il y a quelques années, et ne peut annihiler ces groupes qui contrôlent des quartiers comme Mtl-Nord, St-Michel et Rivière-des-Prairies. Le problème majeur, il est là! Il faut démanteler ces groupes, et la police seule ne peut y arriver. Il faut que les jeunes de ces quartiers participent par leur collaboration, à démanteler ces groupes de jeunes criminels, et pour y arriver, il faut que les jeunes cessent de dire, comme on l'entend depuis quelques jours: "on jouait tranquillement aux dés et la police nous a tiré dessus!" Soyons réalistes! »

  • Gilles Delisle
    Abonné
    mardi 12 août 2008 08h14
    Le comble de l'ironie!
    « Vu à la télé de Radio-Canada hier, la madame d'Ottawa que l'on a interviewé sur les émeutes de Montréal-Nord, et qui s'est permise d'émettre son opinion, comme si elle y connaissait quelque chose. Madame ne sait plus très bien ce qui se passe dans les quartiers pauvres de la Ville depuis longtemps. Pourtant, les 25 millions qu'elle nous coûte annuellement, sortiraient des milliers de jeunes de la rue, avec une seule année de son budget. Curieux paradoxe que cette femme, nommée par le gouvernement Martin pour sauver son gouvernement au Québec, ait été la fierté de toute la communauté haitienne lors de sa nomination-bidon! Les Haitiens de Montréal devraient être les premiers à réclamer l'abolition de ce poste ridicule, afin que ces argents puissent servir aux jeunes de leur communauté. »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mardi 12 août 2008 09h46
    Freddy, repose en Paix.
    « Tu as candidement voulu aider ton grand frère. Ton geste était honorable. Repose en Paix, Freddy Villanueva. Ton nom restera gravé dans nos coeurs. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 10h09
    Observations
    « 1. Selon elle, deux de ses cousins jouaient samedi soir aux dés avec des amis dans un parc lorsque des policiers ont interpellé Dany Villanueva, connu des policiers. Voulant défendre son frère qui s'était fait empoigner par une policière, Freddy aurait alors reçu trois balles.

    · Dany était connu de policiers, pour quel raison ? arme à feu ? drogue ? violence ?
    · Pourquoi la policière l'a-t-il empoignée ? Se sauvait-il (sentiment de culpabilité) était-il recherché ? a-t-il tenté d'intimider la policière ?
    · Pourquoi Freddy est il intervenu ? Voulait-il juste libérer son frère pour par la suite prendre la fuite ? Voulait-il intimider la policière ? Voulait-il provoquer une bataille et donner une leçon aux policiers comme cela c'est fait il y a quelque semaine ?
    Les policiers ont bien réagit, dans un cas comme celui-ci il faut qu'ils établissent le rapport de force et instaurer leur autorité. J'espère que l'enquête ne leur apportera pas aucun blâme et qu'elle ne causera pas aucun policier à hésiter pour tirer une autre fois dans les mêmes circonstances.
    Ces jeunes criminels doivent être vus pour ce qu'ils sont des criminels et pas comme un pauvre jeune de 18 ans qui est victime d'une bavure policière, Il n'y a pas de bavure dans ce cas et si il y a bavure ce sont les jeunes baveux qui l'ont commise.


    2. Guillaume Hébert, qui est impliqué au sein du comité local du parti Québec Solidaire, ......... Contrairement à plusieurs de ses amis qui ont quitté le quartier après avoir fait des études universitaires, le jeune homme, qui termine une maîtrise sur le hip-hop dans les favelas de São Paulo au Brésil, y demeure encore.

    Cher Guillaume, en quoi une maitrise sur le hip-hop dans les favelas de São Paulo payé à même nos taxes pourra te servir à gagner honnêtement ta vie et payer des taxes à la société pour la rembourser.
    C'est à cause de gens comme toi que je crois que les frais de scolarité devraient être complètement dégelés et que par la suite des crédits d'impôt appliqués pour aider le remboursement de la dette encouru. Comme cela les étudiants professionnel qui étudieront dans des champs sans issus le feront à leur frais et non au mien. »

  • Michel Chayer
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 10h21
    Une immigration qui ne s'adapte pas
    « J'exècre l'uniforme. Cependant, j'ai déjà eu la «chance» de demeurer pendant trois longues années dans un quartier multiethnique de Longueuil...

    Les fonctionnaires (directeurs et travailleurs sociaux des Offices d'Habitations de qui relève la gestion des HLM, policiers communautaires, etc.) qui sont aux avant-postes dans ces quartiers en ont lourd sur le coeur, à force de se faire traiter de raciste à tour de bras dès qu'ils tentent de faire valoir un règlement.

    De toute façon, avant même que Montréal-Nord ne s'embrase, il y avait là la violence engendrée par les rivalités entres les bandes de rues. Des citoyens n'ont-ils pas été blessés et tués, simplement pour avoir porté des vêtements d'une couleur abhorrée ?

    Tant que l'on va favoriser une immigration qui ne s'adapte pas, qui se ghettoïse et qui n'a d'autres choix que de jouer des coudes pour prendre sa place au soleil, certaines banlieues vont devenir chaudes et s'embraser périodiquement. »

  • Pierre-Yves Pau
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 10h39
    Trois policiers en service de nuit, pour 85,000 citoyens à Montréal-Nord?
    « Si cette information, rapportée par les médias, est exacte, certains vont avoir des explications à donner. Ayant récemment été témoin d'une bagarre qui dégénérait à la sortie d'un bar en banlieue de Toronto, j'ai appellé le 911 au cas ou... (plutôt que d'avoir à appeller une ambulance 20 minutes plus tard). En cinq minutes il y'avait quatre patrouilleurs de police cernant le bloc, et la situation était sous contrôle. Pourtant, à Toronto aussi il y'a des gangs de rue, plus violents encore qu'à Montréal, et les citoyens de plaignent du manque d'effectif policier. Mais c'est tellement plus le fun (et moins forçant) de traquer les petites madames qui placotent au volant sur leur cellulaire, avec sa belle casquette rouge. Sont plus sexy que dans le temps les polices de la métropole, mais pas certains qu'ils soient plus efficaces. »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    mardi 12 août 2008 10h41
    «C'est pas moi, c'est les autres»
    « Je peux comprendre le sentiment d'injustice de quelqu'un qui n'a rien à se reprocher quand il subit l'arrogance et la violence policières.

    Je peux également comprendre le sentiment de frustration des policiers qui essaient de faire leur travail et qui risquent leur vie alors que des familles les attendent à la maison.

    Mais, ayant dit cela, on n'a rien fait avancer.

    Il y a une chose que tous les enseignants savent à l'école et c'est l'innocence bétonnée de tous les enfants.

    Dans tous les petits et grands conflits avec les profs ou avec les autres élèves, on n'a jamais vu un enfant dire autre chose que « J'ai rien fait, c'est pas moi ».

    «C'est pas moi, c'est les autres», comme le dit si merveilleusement bien Abd al Malik.

    Les parents, quand ils daignent écouter, se débarassent en achetant la paix avec l'enfant et en approuvant son alibi, toujours sincère.

    Il n'y a pas d'excuses à ce qui vient de se passer. Si les policiers sont comme ceci ou comme cela, il faut y travailler pacifiquement.

    Je le dis au nom de la très grande majorité de pauvres et de frustrés qui tentent de s'en sortir de façon civilisée. »

  • Mike Nikenzo
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 12h11
    Pas si innocent que sa.
    « Le journaliste manque d'objectivité. Dans le quartier ce petit enfant avait dix-huit ans donc adulte et son frère et/ou lui avait un dossier et c'était déjà utilisé une arme lors d'au moins un braquage. La police est peut-etre mal intervenu, mais ils ont bien fait. Laissez les travailler si vous voulez pas perdre le control du quartier. Beaucoup de ceux qui passe des commentaire sont hypocrite et ne sont aps des anges »

  • L. thériault
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 12h35
    Gangs de rue = Tension = Chaos
    « Comme à Kanesatake, ce quartier, ses résidents et ses policiers sont carrément pris en otage par la tension créée par une toute petite gang d'individus, les mafieux. Cette tension se transforme en paranoïa, qui génère des incompréhensions et des disproportions dans tous gestes ou évènements.

    À court terme, il faut absolument faire le ménage avec les gangs de rues et tout autre association de gangsters qui font leur propres lois, c'est incomplètement inacceptable pour le Québec. Bon sang, c'est pas le Far-West notre modèle de vie ici. Ou si ce l'est, le Far-West, ben soyons sans pitié alors.

    Ça me dérangerait pas du tout que ce soit la priorité # 1 de la SPVM et de la Mairie de Montréal. Personnellement, je serais même prêt à ce qu'on augmente mes impôts pour ce faire.

    Il faut arrêter ces renégats, et ainsi redonner espoir aux gens qui veulent rester honnêtes et veulent s'asseoir tranquillement sur leur balcon, le soir, à Montréal-Nord et à St-Michel, comme nous tous qui payons des taxes et impôts.

    Tout ça doit arrêter maintenant avant que les mafieux prenne définitivement le contrôle sur nos vies.

    Par la suite, à moyen terme, faudra s'attaquer aux problèmes liés à l'immigration.

    Mais il faut dératiser le quartier de ses gangs de rue avant. »

  • Pierre Tremblay
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 12h36
    @ M. Archambault
    « De toute evidence M. Archambault vous connaissez bien peu de choses en matière d'éducation. Le sujet de la maîtrise du jeune homme auquel vous faites reference importe peu. Ce qui importe dans un mémoire de maîtrise c'est le développement d'une méthode de travail. Méthode de recherche et d'analyse, esprit de synthèse, capacité à écrire correctement et de façon claire et concise. Ce sont ces competences que les employeurs recherchent quand ils engagent un jeune diplômé en science sociale. Le sujet du mémoire importe peu. J'ai personnellement rédigé un mémoire sur un sujet qui n'a aucun lien avec l'emploi que j'occupe présentement. Et oui, je suis diplômé en science sociale et j'occupe un bon emploi, je paie mes taxes et je contribue à la société tout comme vous mon cher monsieur. Et je ne suis pas inquiêt pour l'avenir de ce jeune homme. Je n'espère toutefois pas vous changiez d'opinion suite à mon commentaire. Les préjugés et les idées reçues sont parfois fort tenaces. »

  • Louise McEvoy
    Abonnée
    mardi 12 août 2008 13h02
    Il faut avoir des yeux pour observer, M. Archambault.
    « Êtes-vous détective, M. Archambault?
    Sous-ministre de l'éduaction?

    Les problèmes d'immigration et de ghettoisation ne sauront être réglés par une réponse empreinte d'ignorance.

    Les problèmes sociaux sont plus large qu'une question d'autorité policière.

    Ayez au moins la décence d'avoir les résultats de l'enquête de la SQ devant vous pour nous asséner de vos bas propos. »

  • Fernand Trudel
    Abonné
    mardi 12 août 2008 15h15
    Quand l'autorité est bafouée
    « On récolte ce qu'on sème et pour les non-violents, c'est un réveil brutal.

    Quand les gangs de rue ont la vérité et la police est blâmée à chaque fois, on a un bouillon explosif et c'est ce qui s'est passé. La population a cru les criminels et les vandales se sont fait un festin.

    Le jeune homme tué voulait empêcher la police d'arrêter son frère qui est sous le coup d'une inculpation de vol à main armée et de bris de condition. Son frère n'edst pas un ange, il avait comme condition de ne pas fréquenter les gangs de rue. La police l'arrête car il était déjà recherché pour bris de condition et tout de suite l'attroupement pour empêcher le travail légitime des policiers et il arrive l'incident fâcheux que l'on connait: il y mort d'homme.

    J'écoutais avec stupeur un jeune quew je présume membre d'un gang de rue venir critiquer la présence policière et défier le ministre de la Justice" il lui a dit qu'il dilapide 18 millions pour enrayer les gangs de rue pour rien. L'appel au calme des autorités et la présence accrue des policiers est la seule solution pour débusquer ces voyous qui veulent imposer leur loi sous le coup de l'anonymat.

    Mais dans tout ca, je m'apercois que le respect de l'autorité judiciaire en a pris pour son rhume. On a jeté le bébé avec l'eau du bain lors de la révolution tranquille. Fini les principes au plus fort la poche...

    Ne nous désolons pas, c'est juste un accommodement raisonnable... »

  • François Caron
    Abonné
    mardi 12 août 2008 16h09
    Il n'y a pas d'avenir dans le "Get Rich Or Die Tryin' "
    « C'est la maudite sous-culture hip-hop gangsta qui donne comme modèle à ces jeunes désoeuvréEs une image d'enrichissement facile et de réussite matérielle par la maîtrise de tous les domaines du crime, et de réussite sexuelle par l'exercice d'un pouvoir délétère sur les autres qui les entoure, étant donné le refus du système économique turbocapitaliste anglosaxon d'intégrer adéquatement ces immigrants économiques en raison des carences culturelles qu'ils et elles portent en eux, les empêchant de s'adapter rapidement à leur société d'accueil et de leur vitesse insuffisante à les corriger pour ressembler un tant soit peu à la majorité agissante blanche anglo-bilingue et la minorité possédante et dirigeante blanche unilingue anglaise.

    Leur première et fatale erreur a été de quitter un milieu rural pauvre de pays du Tiers-Monde où les codes moraux et sociaux sont bien établis et compris alentour d'un mode de survie en milieu carencé en ressources naturelles, et ensuite de venir vivre le rêve amâricain en ghetto
    ethno-culturel et continuer de souffrir dans une pauvreté de type urbain oû le seul étalon de réussite se mesure à l'aune des moyens pécuniaires, ce dont le système et le code de valeurs capitalistes corrompues les prive et les exclut jusqu'à temps qu'ils et elles l'aient bien intégré: soumission aux boss, aucune revendication de justice ou de redistribution sociale de la richesse, le mérite se récompense à l'effort, au talent, à la discipline (puncher à l'heure, dénoncer des comportements amenant un espace de liberté individuelle qui pourrait bénéficier à tous contrairement à l'ordre inudstriel établi, etc) et à la valeur ajoutée, pas de récompense sans valeur ajoutée au bénéfice du boss malgré le talent, l'effort et la discipline mis à son service; vivre l'aliénation de sa force de travail sans espoir d'amélioration de sa condition au quotidien, quoi.

    On se dira peut-être qu'ils vivent en ghettos en raison du fait que nos compatriotes italiens devenus propriétaires et développeurs qui ont bâti ces cages-à-poules dans les années '60 et '70 (avec la bénédiction éclairée de Me Yves Ryan, potentat libâral local éclairé et autre dépositaire du mal-développement urbain par cette génération glorieuse éduquée au Cours Classique (et regardez quelle société radieuse, injuste, polluée et saccagée écologiquement ils nous laissent aujourd'hui), habitées en premier historiquement par le prolétariat French-Canadian-Pea-Soup et leurs congénères néo italiens d'origine, cages-à-poules entretenues vaille-que-vaille à la fortune du proprio et qu'il fallait rentabiliser au plus sacrant en ne regardant pas la gueule du client vu qu'eux-mêmes sont passés par là antérieurement, en autant que la maudite argent rentre, et qui sont au mieux borderline salubres et habitables aujourd'hui) sont devenues, à la longue et avec l'Exode de l'Île des Francos vers les banlieues pas-cher-mais-pas-cheap-t'sé des couronnes 450, des ghettos de pauvreté matérielle, culturelle et intellectuelle dignes du Bronx, de Bedford-Stuyveysant à Brooklyn, du South Side de Chicago, de East Los Angeles, de Dupont St à Toronto, Coursol dans la Petite-Bourgogne et Fielding-Walkley à NDG.

    Cette maudite sous-culture hip-hop-gangsta qui prend racine dans la réussite du modèle criminel importé par nos compatriotes italiens et juifs de première génération, réponse à leur impossibilité de s'intégrer rapidement à la société d'accueil qui s'ignorait et s'écrasait comme toute bonne minorité ethnique dans un pays où la majorité anglosaxonne règne et dirige les masses aveuglées par sa supériorité colonisaliste impérialiste nationale héritée de droit divin.

    Enfin cette politique canadian d'ethnic drowning appliquée depuis Lord Durham (rien ne peut se faire sans violence physique, verbale ou mentale chez les Anglos; ils ont un don pour l'harcèlemnt psychologique, marque d'un peuple perpétuellement en guerre contre le Monde) qui n'en finit plus de marginaliser la présence et l'importance de la majorité d'ascendance française au Québec, couplée à cet accès de fièvre de bonne conscience après les atrocités perpétrées au nom de l'Idéologie dans le cadre de la IIème Guerre mondiale avec l'étirement à l'extrême de l'interprétation des dispositions face à l'immigration prévues dans la Déclaration Universelle des droits de l'Homme, ont donné des exagérations grossières dans la rédaction et l'application des législations relatives à l'immigration au Canada.

    Ça nous a donné une politique de réunification des familles aux résultats on ne peut plus lamentables et l'arrivée au pays de personnes complètement et irrémédiablement inadaptées à fonctionner dans une société occidentale développée.

    Enfin, comme le prévenu à l'origine des tristes événements de samedi dernier avait des mandats d'amener pour des crimes armés contre la personne, infractions graves et pour laquelle la tolérance ne saurait être de mise, il est l'artisan du malheur qui frappe sa famille et il est le révélateur d'une tendance dans cette jeunesse désoeuvrée à cette maladie mentale réversible de croire qu'il est possible de vivre dans le crime et réussir sa vie dans une société occidentale civilisée, tempérée et bien ordonnée.

    Puisse cette souffrance qu'il s'est infligée, qu'il a infligée à sa famille et qu'il inflige à sa communauté dans le ghetto de MTL-North transcende sa personne et le rende un meilleur citoyen un jour lointain.

    De cette manière la mort inutile de son innocent de frère sera vengée.

    Dites-vous bien qu'il n'y a pas d'avenir dans le "Get Rich Or Die Tryin' ".

    Paix et respect à la famille éplorée;

    Honte et disgrâce au petit bum porteur de gun qui a fait le mauvais choix moral et par qui le malheur arrive. »

  • Paul Lafrance
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 17h21
    Est-ce vrai?
    « Que la policière qui a déchargé son arme sur ces jeunes était en proie à une crise de nerfs?Il y a une différence entre une attaque et une bousculade. Je ne veux surtout pas excuser le jeune qui a refusé d'obtempérer aux ordres des policières Ces jeunes, s'ils considèrent qu'ils ont été victimes d'abus, ont toujours le loisir d'attendre au lendemain pour déposer une plainte. Pourquoi les médias parlent toujours de policiers, alors que ce sont des policières qui sont impliquées. Je suppose que ce serait 'politically incorrect'.
    P.Lafrance
    Québec »

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    jeudi 14 août 2008 12h20
    @Paul Lafrance
    « Ce n'est pas la policière, selon vos dires, en proie à une crise de nerfs, qui a tiré mais le policier après qu'il eut échappé son arme, aux dires de Claude Poirier qui détient cette information de source sûre.

    Arrêter de penser que les policières qui tirent le font parce qu'elles sont en proie à une crise de nerfs; ce sont plutôt elles qui se font tirer...comme celle qui s'est fait tirer à travers une porte par un abruti en proie à une crise de nerfs, sans doute..... »

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