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Quelle immigration pour le Québec ?

Jean-Robert Sansfaçon   12 août 2008 
L'émeute qui a secoué Montréal-Nord dimanche soir était depuis longtemps prévisible. À force de nier l'existence d'un réel problème d'intégration au système scolaire et au marché du travail des jeunes de la seconde et même de la troisième génération d'immigrants d'origine haïtienne et latino-américaine, Montréal et le Québec récoltent les fruits pourris de leur incurie.

Il y aura enquête de la Sûreté du Québec sur les incidents dramatiques qui ont entraîné la mort d'un jeune de 18 ans atteint par les balles d'un policier, dans un parc de Montréal-Nord, samedi soir. Il est trop tôt pour tirer des conclusions éclairées de ce drame. En revanche, il est connu depuis longtemps que les relations sont tendues entre policiers et jeunes désoeuvrés, surtout ceux qui n'ont pas la peau blanche.

On comprend que le travail policier ne soit pas une sinécure, surtout dans certains quartiers où le décrochage scolaire et le chômage conduisent un nombre croissant de jeunes à mimer les comportements des petits caïds aux poches remplies de fric facilement gagné. Le phénomène n'est pas limité à Montréal-Nord, mais il fait partie de la vie de ce quartier. Patrouiller dans cet arrondissement comporte donc des risques auxquels nos agents à peine sortis de l'école de police ne sont pas toujours aussi bien préparés qu'ils le devraient.

C'est bien de parler de police communautaire, mais encore faudrait-il que les patrouilleurs eux-mêmes, et non seulement les agents de liaison, entretiennent des liens avec les résidants des quartiers, jeunes et moins jeunes, ce qui n'est pas le cas à Montréal, où la majorité des policiers, syndiqués jusqu'au cou, n'habitent même pas la ville.

Dans le cas qui nous concerne, on se demande encore ce qui a pu motiver les deux patrouilleurs du SPVM à intervenir auprès du petit groupe de jeunes latinos en train de jouer aux dés. On ne comprend pas non plus qu'un des agents en soit venu à tirer sur trois des jeunes, dont aucun n'était armé. Évidemment qu'il devait se sentir menacé, mais comment a-t-il pu se retrouver dans une telle situation s'il a pris les précautions qui s'imposent avant de s'en prendre physiquement à l'un des jeunes, y compris faire appel à des renforts?

En somme, a-t-on affaire à une bavure policière ou à une réaction normale de légitime défense? Pour le savoir, il faudra plus qu'une simple enquête conduite par des collègues policiers, fussent-ils de la SQ. Voilà un cas évident où l'intérêt de la justice commande une enquête plus transparente et indépendante qu'à l'habitude, avec participation de civils et de représentants de la communauté touchée.

Cela dit, quelles que soient les conclusions de cette enquête, si les incidents de samedi ont conduit à l'émeute de dimanche soir, c'est que le malaise est bien réel. N'oublions pas que cette émeute au cours de laquelle une policière a même été victime d'un tireur concluait une manifestation pacifique organisée spontanément par des résidants du quartier.

Il y a des années que la tension monte à Montréal-Nord, où la pauvreté touche plusieurs familles d'origine haïtienne et latino-américaine. Montréal-Nord est l'un des pires exemples d'une immigration ratée: comment peut-on parler d'intégration sociale quand les taux de décrochage scolaire et de chômage sont aussi élevés?

Est-ce la faute du modèle d'immigration qui, sous prétexte d'humanisme mal compris, accorde la priorité à la réunification familiale au lieu de la qualification professionnelle? Le temps est venu de revoir ce modèle à la lumière des pratiques les plus concluantes qui ont cours dans le monde. Sans une telle révision, les ghettos fleuriront et tous les discours moralistes appelant la société majoritaire à «s'ouvrir aux autres» resteront vains.






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Vos réactions

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  • Michel Handfield Societas Criticus
    Abonné
    mardi 12 août 2008 00h14
    Intégrer? Mais, en est-on capable?
    « Je suis blanc, né ici, de descendance francophone avec un nom anglophone même si mon père, mes grands-parents et mes arrières grands-parents ne parlaient pas anglais! J'ai 50 ans, un bac et une maîtrise en sociologie et je n'ai jamais réussi à obtenir un véritable emploi. Bénévole, pas de problème, mais rémunéré, c'est pas mal plus difficile. J'ai un seul petit « bug », un handicap invisible : je ne vois pas en 3 dimensions. J'ai donc eu des entrevues pour la police quand j'ai fini l'université par exemple, mais je ne réponds pas à la norme visuelle. Et pourtant, n'y aurait-il pas du travail à faire dans la police pour un sociologue et qui ne nécessite pas de conduire une auto patrouille ou de porter une arme?

    Ça m'est parfois difficile de comprendre ma situation quand je vois les problèmes sociaux versus mes études qui pourraient certainement ne pas nuire - pour ne pas dire aider! Combien de fois je me suis fais dire que je ne veux pas travailler. Plusieurs. Alors, imaginez le jeune qui a étudié pour avoir un bon job, il a un métier par exemple, et se voit bloqué. Il n'a pas nécessairement les outils intellectuels que me donne ma formation pour le tempérer. Ça vient donc des trippes et ça donne ce que ça donne.

    Michel Handfield, M.Sc. sociologie
    Éditeur à compte d'auteur de la revue internet Societas Criticus, ce qui me permet d'évoluer intellectuellement et d'avoir un sentiment d'utilité sociale même si ça ne paie pas monétairement.
    www.societascriticus.com »

  • Dominic Pageau
    Abonné
    mardi 12 août 2008 02h56
    Ce probleme d'intégration, on continue à le nier
    « C'est pas tous, on invente des mythes à propos de l'immigration , comme celui que c'est une richesse.

    Dans les faits, émigrants est une perte pour son pays d'origine, surtout si il a une éducation supérieure. Ça rappelle de quoi le phénomene de l'exode des cerveaux?

    Autre chose, souvent, les immigrants, même scolarisé vont faire des petits travaux de misères à un salaire de misère ou vont être carrément sur l'aide sociale. Ça crée une tendance à la baisse sur les salaires....

    L'immigration n'est pas utile pour lutter contre le veillisement de la population, l'age moyen des immigrants est 35 ans. Au mieux, l'immigration empeche le phénomène de s'aggraver trop rapidement, mais la solution, c'est plus d'enfant.

    Je plaide pour une limite de l'immigration et plus de mesures pour favorisé l'intégration.

    Ça suffit les lunettes roses. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 07h12
    Montréal-Nord est l'un des pires exemples d'une immigration ratée
    « y a des années que la tension monte à Montréal-Nord, où la pauvreté touche plusieurs familles d'origine haïtienne et latino-américaine. Montréal-Nord est l'un des pires exemples d'une immigration ratée: comment peut-on parler d'intégration sociale quand les taux de décrochage scolaire et de chômage sont aussi élevés?

    "Est-ce la faute du modèle d'immigration qui, sous prétexte d'humanisme mal compris, accorde la priorité à la réunification familiale au lieu de la qualification professionnelle? Le temps est venu de revoir ce modèle à la lumière des pratiques les plus concluantes qui ont cours dans le monde. Sans une telle révision, les ghettos fleuriront et tous les discours moralistes appelant la société majoritaire à «s'ouvrir aux autres» resteront vains"
    -------

    Bon Dieu!!! Ca fait des années et des années que je crie la même chose à tue tête! Enfin Le Devoir répond!

    Ca fait des années que je dis que le panier est percé! Que près de la moitié des immigrants qui rentrent au Québec ne sont pas choisis mais nous sont imposés via les programmes de réunifications familiales et de "réfugiés", une farce puisque l'immense majorité ne sont pas du tout des réfugiés politiques.

    On est maintenant poignés avec un ghetto dans le nord de l'ile. Poignés pour des décennies à venir avec un problème qui va aller de mal en pis. Poignés avec un problème qu,on a créé par notre très grande faute. »

  • Gilles Néron
    Abonné
    mardi 12 août 2008 07h32
    Belle colère
    « L'éditorialiste est fâché et il a raison. Il faut regarder la situation en face et cesser les beaux discours des philosophes haut perchés dans leur tour d'ivoire. Tôt ou tard la réalité reprend ses droits. Nous avons trop longtemps balayé sous le tapis les problèmes d'un immigration cahottique autant sur le plan de la sélection et que l'intégration. C'est un chantier complet qu'il faut ntreprendre et, cette fois, avec des gens réalistes et compétent en la matière, pas des rêveurs qui ne songe qu'à leur réputation d'académicien, urbi et orbi.

    Gilles Néron
    Québec »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    mardi 12 août 2008 07h51
    Désolation.
    « La question n'est pas celle de savoir quelle émigration il faut choisir, c'est celle de savoir pourquoi dans tous les pays occidentaux riches il y a des ghettos avec exactement la même catégorie de population? Il ne faut pas se tromper de cible. Puis des enfants de 2ième/3ième génération nés au Canada sont des canadiens comme ceux qui sont en Afghanistan avec le même patronyme; que les petits caïds sont alimentés par des gangster qui ne viennent pas de Haïti et d'Amérique Latine mais bien d'ici. Il faudrait voir le problème à la source dans toute sa profonde réalité et non à la superficie. »

  • Caroline Moreno
    Inscrite
    mardi 12 août 2008 08h37
    QUAND L'IMMIGRATION NE S'INTÈGRE PAS
    « La volonté de contrôler entièrement son immigration (seuil, sélection) n'a rien en soi de condamnable. Il s'agit là de la prérogative normale de toute nation responsable. Par contre, la volonté de minoriser la nation québécoise et de la réduire à l'ethnicité et au folklore au moyen de l'immigration, voilà qui est odieux et voilà ce que les Québécois, qu'ils soient de souche française ou autre, condamnent et combattent.
    Dans la région de Montréal, 60 % des immigrants passent à l'anglais. Ceux qui savent le français à l'arrivée ou qui l'apprennent ici se voient imposer la maîtrise de l'anglais comme condition d'embauche. Quand l'intégration ne se fait pas vers le Canada et l'anglais, elle est entravée par l'imposition parfaitement éhontée et anormale de l'anglais comme langue de travail. La langue française comme langue nationale du Québec est bafouée dans les deux cas, de même que le statut du Québec comme nation (à moins d'entendre le mot nation dans le sens de l'hypocrite reconnaissance du gouvernement Harper où le mot veut dire ethnie). Seule l'indépendance mettra fin à cette utilisation de l'immigration par le Canada et ses alliés fédéralistes au Québec qui visent à diviser le peuple québécois et réduire sa cohésion nationale.
    Outre donc l'indépendance du Québec, font partie intégrante du programme du Parti indépendantiste : l'intégration citoyenne et linguistique ; le contrôle exclusif de notre immigration ; une politique familiale favorisant le choix d'avoir des enfants. La tartuferie et l'illusionnisme des fédéralistes, qu'ils soient partisans de Jean Charest, de Pauline Marois ou de Mario Dumont, n'impressionne pas.

    Richard Gervais
    Président du Parti indépendantiste »

  • Marie Lauzier
    Inscrite
    mardi 12 août 2008 09h56
    Enquêtes précédentes
    « Un policier a-t-il déjà été condamné après enquête et procès suite à la mort d'un citoyen?

    Voyez ce site dont le texte a été retiré à la demande de la Fraternité des Policiers et des Policières de Montréal.

    «D'Anthony Griffin à Mohamed Anas Bennis: Enquête sur 40 personnes tuées par la police de Montréal en 20 ans (1987-2006)»
    http://www.cmaq.net/fr/node/27525 »

  • L. thériault
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 10h00
    Les patrons ; pour l'immigration
    « Pour nous les patrons, ça prend des immigrants pour faire les sales jobs que les Québécois de naissance ne veulent pas ; les immigrants sont de la bonne chair-à-shop.

    Envoye, rentrez-en, tant pis si on ne les intègre pas tous : quand le bouton saute, bah, c'est pas grave, c'est pas nous, les patrons, qui s'en prenons plein la gueule, du haut de nos tours d'ivoire, mais le petit peuple et sa police.

    Et puis, que voulez-vous, avec la mondialisation, on n'a pas le choix, on fait pas dans la dentelle si on veut "briller parmi les meilleurs". Parlez-en aux Chinois. »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 10h24
    Il n'y a pas de bavure policière
    « Les jeunes étaient connus des policiers, ce qui veut dire qu'ils ont un passé criminel. arme ? drogue ? violence ?
    Le jeune qui s'est fait tué, l'a été en tentant de libérer son frère de l'emprise de la policière ou en voulant l'intimider. Pourquoi a-t-il agit de la sorte ? Manque de respect pour l'autorité ? Voulait-il donner une leçon aux policiers car ils étaient plusieurs ?
    Les policiers ont bien agi et si c'était à refaire je les incite à réagir de la même manière.

    Avons-nous déjà oublié l'indignation de la population après qu'un policier a été sauvagement battu il y a quelque semaine lors d'une intervention similaire par une bande de voyou ?

    NON il ne faut pas attendre les renforts il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Quand ces jeunes sauront que le policier peu dégainer s'il se sauve ou s'ils résistent alors les policiers auront le dessus sur la situation. N'attendons pas qu'un policier soit tué par l'un d'eux. »

  • Pierre Rousseau
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 11h16
    Modèle fautif?
    « Au début vous parlez d'un «réel problème d'intégration au système scolaire et au marché du travail des jeunes de la seconde et même de la troisième génération d'immigrants d'origine haïtienne et latino-américaine». Or dans votre conclusion vous mettez en question le modèle d'immigration actuel «qui, sous prétexte d'humanisme mal compris, accorde la priorité à la réunification familiale au lieu de la qualification professionnelle». Or, il me semble que les lacunes du modèle en question ne s'appliquent qu'aux gens qui ont effectivement immigré ici, pas à ceux qui sont nés ici, enfants d'immigrants. Par contre ce seraient ces derniers qui auraient été impliqués dans les incidents des derniers jours, selon le début de votre texte.

    Plusieurs immigrants sont arrivés ici sans le sou et ont réussi à se sortir de la pauvreté et sont devenus des modèles de succès. Mais pour ce faire, il faut avoir une certaine marge de manoeuvre et il est possible que les troubles auxquels notre société fait face soient en partie causés par notre inaptitude à bien intégrer les immigrants et leurs enfants. C'est peut-être à cause du nombre très considérable de nouveaux arrivant mais il semble que la société d'accueil n'ait pas les ressources ni la détermination à les intégrer et il se forme alors des «ghettos» où la marginalité, par rapport à la société d'accueil, est susceptible de contribuer à leur insatisfaction et à leur sentiment de rejet. Il est possible aussi que les politiques dites de «multiculturalisme» contribuent à créer des ghettos en n'encourageant pas l'intégration à la société d'accueil. »

  • Jocelyn Roy
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 11h22
    Enfin un article équilibré
    « Un simple bravo pour (enfin) une approche sensée et une analyse équilibrée. Merci. »

  • jacques noel
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 12h32
    LE QUÉBEC EST LE 28E ÉTAT NOIR D'AMÉRIQUE DU NORD
    « Le Québec des Tremblay d'Amérique, qui n'a jamais eu d'esclaves (enfin un gros 4000 en 4 siècles d'histoire dont les deux-tiers étaient des "Sauvages" qu'on cherchait à "civiliser") compte maintenant 188,070 Noirs,
    plus que dans 22 États Américains. Québec est maintenant le 28e Black State du continent!

    http://www12.statcan.ca/english/census06/data/highlights/ethnic/pages/Page.cfm?Lang=F&Geo=PR&Code=01&Table=1&Data=Count&StartRec=1&Sort=2&Display=Page

    POPULATION NOIRE AUX USA

    Alaska 21787
    Arizona: 158,837
    Colorado: 165,063
    Delaware: 160,866
    Hawai: 22,003
    Idaho: 5,456
    Iowa: 61,853
    Kansas: 154,198
    Maine: 6,760
    Minnesota: 171,731
    Montana: 2,692
    Nebraska: 68,541
    New Hampshire: 9,032
    New Mexico: 34,343
    North Dakota: 3,916
    Oregon: 55,662
    Rhode Island: 46,908
    South Dakota: 4,685
    Vermont: 3,063
    West Virginia: 57,232
    Wyoming: 3,773

    http://www.ipoaa.com/us_black_population.htm


    En 2006, le Québec comptait exactement 188,070 Noirs, presque 10 fois plus qu'en Nouvelle-Écosse, terre d'asile des esclaves noirs américains. C'est 2,5% de la population du Québec (7 435 905 au recensement de 2006) est noire. Mais tous n'ont pas la citoyenneté canadienne.

    Combien sont des Noirs québécois comme Normand Brathwaite ou Gregory Charles? Stats Can ne le dit pas. Mais on a une piste avec l'origine ethnique. Il y a avait

    91,435 Haitiens
    30,170 Africains (non comptabilisés ci-bas)
    11,935 Jamaicains
    6,130 Dominicains
    5075 Congolais
    3285 Camerounais
    2980 Guyanais
    2830 Rwuandais
    2610 Sénégalais
    2455 Ganéens
    2405 des Caraibes (non comptés ci-haut)
    2215 St-Vincent/Grenade
    1565 Ivoiriens
    1220 Somaliens
    1195 Nigérians
    1140 Maliens

    Bref, on peut affirmer que la grande majorité des Noirs adultes au Québec n'y sont pas nés. Normal, avant l'Expo 67, il n'y avait pas 20,000 Noirs au Québec
    En supposant que 80% aient la nationalité canadienne, ils formeraient donc 2% des électeurs au Québec.

    Dans le discours dominant de la rectitude politique qu'on nous sert régulièrement, les Noirs en arrachent dans le Québec trop blanc, surtout au niveau des institutions, toujours trop blanches à leurs goûts. Voyons l'institution des institutions: le Parlement.

    Le Québec a trois députés noirs à Ottawa (je compte Kotto, un Africain fort fûté, promu récemment dans le comté de la Lionne) sur 75 et deux députés noirs à Québec (dont une ministre parmi les 19 du cabinet Charest) sur 125. Bref, on a 5 députés noirs sur 200 (2,5%) et une ministre noire sur 24 ( 4,1%). Il y a aussi la GG, au top du top de l'appareil, dans son palais royal à Rideau Hall, avec ses 20 millions de dépenses annuelles. Bref, les Noirs au Québec, loin d'être sous-représentés en politique, sont en fait surreprésentés par rapport à leur population, surtout par rapport à leur population née ici.

    Voyons maintenant ce qui se passe ailleurs dans le monde des grands, moins complexés que notre tribu de presqu'Amérique.

    Aux États-Unis le Black causus compte seulement 43 membres sur 537 élus (dont un seul sénateur, un certain Barak....), soit 8% des élus (tous des Démocrates en passant) alors que les Américains noirs (presque tous des pure-laines, là depuis des générations) font 11% de la population. Une sous-représentation de 27%.

    http://en.wikipedia.org/wiki/Congressional_Black_Caucus


    L'Assemblée nationale française est aussi blanche que le Mont Blanc. Parmi les 577 députés de l'Assemblée nationale, bonne chance pour trouver la seule Noire de la France métropolitaine parmi la gang Dupont-Lajoie.

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/comm3.asp


    La prochaine fois qu'on vous parlera de la sous-représentation des Noirs dans la politique québécoise, demandez-leur de nommer un sénateur noir autre que Barrack Obama....


    http://www12.statcan.ca/english/census06/data/highlights/ethnic/pages/Page.cfm?Lang=F&Geo=CMA&Code=01&Table=1&Data=Count&StartRec=101&Sort=2&Display=Page&CSDFilter=5000

    http://www.ipoaa.com/us_black_population.htm »

  • Jean-G. Lengelle
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 12h54
    Qui trop embrasse mal étreint....
    « D'abord Bravo à JR Sansfaçon pour un éditorial sensé, bien pensé et éminemment réaliste. Ça réconcilie avec Le Devoir et fait oublier ses chroniqueuses qu'on ne nommera pas.
    Malgré les puissants trémolos déjà larmoyés ci-dessous, force est de constater que certains ne s'y prennent pas de la bonne façon pour promouvoir l'intégration des nouveaux arrivants.
    Et ici je vise particulièrement Radio-Canada qui cédant peut-être à des directives venues d'en haut est en train de mettre littéralement de l'huile sur le feu en faisant parader sur ses ondes des présentateurs qui ne sont pas encore tout à fait descendus de leur cocotier ou de leur tour Effel, comme le successeur de Christiane Charette pour l'été dont la langue et tous les référents et les invités viennent d'ailleurs. Honnêtement, je n'en ai rien à foutre de ce qu'ils pensent ou pensent penser! Même chose pour les radios locales comme celle de l'Outaouais qui devient un peu trop Radio Zimbabwé. Manquons-nous à ce point de talents locaux qu'il faille nous faire expliquer à nous mêmes ce que nous sommes par des gens qui ne nous connaissent pas?
    Intégrer les nouveaux arrivants ne veut pas dire nous imposer leur façon de penser, mais au contraire leur faire assimiler la nôtre.
    Tant et aussi longtemps que l'on favorisera la prétendue nécessité de l'interculturalisme en dénigrant la culture locale, on ne fera qu'alimenter les sources de discorde.
    Tous les millions engloutis dans la Commission Bouchard Taylor auraient pu être mieux utilisés...et ainsi éviter des décès violents aussi injustifiables qu'injustifiés. »

  • Mattias Dahlstrom
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 13h41
    Devenez responsables
    « Ancien Montréalais, maintenant à l'étranger depuis 20 ans, je viens voir vos pages, après avoir vu les reportages sur l'émeute à Montréal. J'en profite pour mettre mon petit grain de sel.

    C'est désolant, mais assez emblématique du problème avec le Québec.
    Il est grand temps de grandir, de devenir des citoyens sérieux, et prend ses responsabilités.

    Depuis 50 ans, le Québec performe en deca de ses capacités, économiquement évidemment, socialement aussi, culturellement, etc.

    A partir d'une base pourtant solide, il y a 50 ans, vous avez réussit à prendre la route du Zimbabwe.
    1) D'abord l'idée d'indépendance, sans vraiment l'oser (quel genre d'indépendance est-ce, quand on veut être a la fois indépendant sans prendre de risques..garder le passeport, la devise, etc...Rester alors dans la fédération...mais sans vraiment vouloir...what the f...? , l' une ou l'autre option aurait fonctionnée, si vous aviez seulement le courage de foncer soit dans l'une ou l'autre direction.
    2) le résultat: une situation économique désastreuse...chomage chronique, disparition des sieges sociaux, entreprenariat inexistant, taxes abominables, corruption municipale, gouvernementale galoppante, infrastructure dilapidée (route, trains, aéroports, hopitaux, etc), base industrielle amoindrie et aucun futur, drop-outs, spirale négative,.
    Pourtant, avec une position avantageuse géographiquement, une base bilingue solide, complétée par une immigration importante, un contexte économique de libre-échange continental...les paris étaient bons...comme votre ami Mugabe, vous avez tout gâché...il n'est peut-être jamais trop tard,qui sait?, mais les opportunités passent...voyez comment Toronto donne un air gagnant comparée à Montréal...

    3)Aussi: Un manque de vision, de grandeur et de respect de soi: pourquoi tant de québecois sont rasistes, fermés au monde, incapables de visés haut??
    Il faut arrêter cela tout de suite...c'est indigne!

    En gros, c'est ce qui explique le problème.
    Pas une "intégration mal réussie", pas une immigration mal placée, pas le controle des anglos sur l'économie, pas une mauvaise vague cosmique...prenez vos responsabilités, d'abord comme individus, puis comme citoyens et faite de votre ville, province, pays, un endroit dont vous et le monde pourrait être fier de.

    Il faut que la bullshit arrête.

    Plus de racisme ( un citoyen est un citoyen un point c'est tout)
    plus de magoule (tout en transparence et selon une méritocratie, depuis les octrois de contrats, aux nominations de juges ou cadres de société publiques)
    Plus d'acceptance pour la lâcheté et l'incompétence: (des politiciens avant tout, des policiers, des éducateurs, des dirigeants d'entreprises, de tous...)

    Ouvrez vous sur le monde...le monde explose...3 milliards de gens se joignent à l'économie globale pour la première fois...une occasion incroyable, en affaire, pour le développement de votre région, pour votre épanouissement comme individus, pour votre ouverture d'esprit...mais vous préférez votre marasme.

    Merci pour me rappeller pourquoi je demeurerai encore longtemps un Québécois à l'étranger.
    Ciao »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mardi 12 août 2008 15h20
    Une étude qui s'impose... si j'étais Éditorialiste en chef au Devoir
    « Bonjour,

    Excellente analyse.

    Vous avez touché plusieurs aspects importants sur l'intégration des immigrants, cependant je vous encourage fortement à pousser plus loin votre recherche.

    Pourquoi ne pas faire un dossier spécial sur le sujet?

    Il me semble que Le Devoir a la "Liberté" et le "Devoir" de se démarquer des autres quotidiens par une vraie enquête sur l'immigration au Québec.

    Et cela presse d'autant plus que selon certains le Québec ne peut se passer d'augmenter son immigration à 55 milles et plus de nouveaux arrivants par année, ce qui en fait la société probablement la plus ouverte à l'immigration en Amérique du nord?

    Vous avez la possibilité d'influencer la politique sur l'immigration au Québec.

    La question qui tue: en aurez-vous le courage?

    Étant donné que l'immigration est le pain et le beurre du gouvernement actuel vous êtes les seuls qui puissiez OSER, puisse que vous vous dites un journal indépendant!

    Et on ne peut pas compter sur GESCA pour cette analyse essentielle!

    S.V.P. OSEZ aller au fond des choses...

    N.B (1) Il y a des gangs de rues dans le monde entier et en particulier dans les pays démocratiques. Ces sociétés sont-elles toutes coupables de mal intégrer les nouveaux arrivants ; donc l'étude doit porter aussi sur ce qui se passe ailleurs.

    N.B.(2) Si j'étais Éditorialiste en chef et que je voulais me démarquer de la concurrence tout en faisant simplement mon travail de journaliste ; le prochain mois serait consacré spécialement à ce sujet.

    Mais je ne suis rien, donc... »

  • robert barberis
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 15h24
    un modèle d'immigration à revoir
    « M. Sansfaçon, votre conclusion mérite d'être citée de nouveau. "

    "Il y a des années que la tension monte à Montréal-Nord, où la pauvreté touche plusieurs familles d'origine haïtienne et latino-américaine. Montréal-Nord est l'un des pires exemples d'une immigration ratée: comment peut-on parler d'intégration sociale quand les taux de décrochage scolaire et de chômage sont aussi élevés?

    Est-ce la faute du modèle d'immigration qui, sous prétexte d'humanisme mal compris, accorde la priorité à la réunification familiale au lieu de la qualification professionnelle? Le temps est venu de revoir ce modèle à la lumière des pratiques les plus concluantes qui ont cours dans le monde. Sans une telle révision, les ghettos fleuriront et tous les discours moralistes appelant la société majoritaire à «s'ouvrir aux autres» resteront vains."

    Les discours moralistes, on les a entendus dans la bouche de Gérard Bouchard et Charles Taylor et c'est le pain quotidien de la Gouverneure générale du Canada. Ayant travaillé six mois comme conseiller politique du ministre de l'immigration Jacques Couture au moment de la signature de l'entente Couture-Cullen, et ayant travaillé sur un comité chargé d'attribuer des points selon certains critères pour la sélection des immigrants, je crois, comme vous, que la priorité de la réunification familiale doit céder sa place à celui de la qualification professionnelle.

    J'attire aussi l'attention sur le passage suivant de votre remarquable éditorial: "il est connu depuis longtemps que les relations sont tendues entre policiers et jeunes désoeuvrés, surtout ceux qui n'ont pas la peau blanche." Ce qui contredit l'affirmation mal avisée de Michaëlle Jean à propos de l'émeute de Montréal-Nord selon qui "il faut enlever la couleur de cet événement".
    Robert Barberis-Gervais, Longueuil, 12 août 2008 »

  • Bernard St-Amour
    Abonné
    mardi 12 août 2008 19h56
    Le prix du fédéralisme
    « Pour s'entêter à rester sous la tutelle fédérale canadienne, le Québec doit subir une immigration massive et une idéologie de multiculturalisme(le logiciel correcteur réfute ce mot!) qui l'appauvrissent économiquement et l'affaiblissent politiquement avec la multiplication des ghettos ethniques. Ce n'est pas 45,000 immigrants par année qu'il nous faut, mais au plus 20,000, francophone à au moins 80%, instruits ou professionnellement formés pour combler nos besoins de main-d'oeuvre spécialisée, bref une immigration sélective comme celle des États-Unis, à l'échelle d'un pour 40.
    Quant aux employeurs en quête de sous-prolétariat payé au salaire minimum ou au noir, si nos chômeurs et assistés sociaux ne peuvent combler leurs besoins, qu'ils délocalisent en Chine ou qu'ils achètent des robots, je m'en fiche: je ne suis pas prêt à sacrifier nos intérêts nationaux à leurs intérêts particuliers.
    ps: je tiens comme d'autres intervenants à féliciter monsieur Sansfaçon d'avoir su poser clairement cette question existentielle pour le Québec, en bravant la censure "politically correct" et l'hypocrisie fédéraliste. »

  • rodolphe bourgeoys
    Inscrit
    mardi 12 août 2008 20h54
    Le modèle du communautarisme peut nuire à l'avancement professionnel des immigrants
    « Je vais maintenant énoncer quelque chose de tabou qui risque de me faire passer pour xénophobes mais je le dirai néanmoins dans l'intérêt même des immigrants et de leurs enfants et petits enfants.

    Un modèle de communautarisme qui sous couvert d'ouverture envers la diversité encourrage la ghettoisation et le maintient d'habitudes et de façon de voir mal adaptées à la société d'acceuil est un cadeau empoisonné fait aux minorités. On leur donne ce bonbons de la facilité, le communautarisme, qui a pour effet de les maintenir au bas de l'échelle. Certains diront que peut-être les personnes concernées préfèrent-elles leur identité à la prospérité, mais la majorité de ceux que je connais accordent plus d'importance à un emploi décent qu'à la race ou la religion. C'est généralement la pauvreté qui les fait se replier sur l'identité, et non l'inverse. D'autres diront qu'ils ne devraient pas avoir à choisir entre identité et prospérité, ce qui est vrai dans un monde idéal, mais dans le monde réel, les forces aliénantes du marché rendent cela quasi-impossible et j'expliquerai pourquoi. Indépendemment des questions culturelles, qui n'a pas eu à faire des compromis sur ses valeurs et opinions pour obtenir ou conserver un emploi ? Eh bien, c'est la même chose.

    Je n'affirme absolument pas que certaines cultures soient supérieures à d'autres. La question ici est de savoir si certaines habitudes culturelles et pire, le fait de vivre parmis des personnes de la même minorité, est ADAPTÉ et favorise le succès dans la société d'accueil. Il ne s'agit pas de la supériorité absolue d'une culture--ce qui n'existe pas--mais de la supériorité d'une culture EN UN LIEU DONNÉ et de L'ACCÈS à une culture déjà dominante.

    Posons quelques évidences pour circonscrire de quoi il s'agit:

    1-80% des emplois ne sont jamais annoncés et sont connus par réseautage, par le bouche à oreille;

    2-Même pour un emploi annoncé, il est probable qui si le décideur a vent qu'une de ses relations ou quelqu'un recommendé par telle relation, veut l'emploi et est raisonnablement compétente pour le poste, il préférera embaucher cette personne, et ce, même face à une personne PLUS compétente mais qui lui est INCONNUE;

    3-Les relations qu'on a ont beaucoup d'influence sur son futur social, académique, professionnel, juridique et politique;

    4-La ghettoisation, voire la simple préférence pour des amis de son propre groupe dans le cas de minorités DÉFAVORISÉES, nuit à la possibilité de se faire des relations parmis ceux qui peuvent nous aider à avancer sur le plan socio-économique;

    5-Certaines activités, intérêts et goûts bénéfient de ce qu'on appelle la "désirabilité sociale" ou, à l'inverse, souffrent d'une "indésirabilité sociale". La désirabilité sociale, je vous rassure, ne se rapporte pas à l'utilité pour la société. Elle se rapporte au PRESTIGE asscocié. Ainsi, par exemple, certains immigrants donneront des prénoms canadiens-français à leurs enfants. Il ne s'agit pas de dire que les activités, intérêts, et goûts des personnes concernées sont inférieurs ou supérieurs, mais que néanmoins, ça peut fermer ou ouvrir des portes. À moins d'y être vraiment excellent et de décrocher une bourse d'équipe universitaire américaine, le fait est que le basketball ouvre moins de porte que le golf. On ne pénètre pas non plus dans une réception du Barreau de New-York habillé en rappeur. Il faut non seulement un tuxedo, mais il faut aussi les manières de bouger, regarder, parler et les sujets de conversation et façons de penser qui viennent avec le tuxedo. C'est très injuste, mais c'est comme ça.

    6-Nous vivons dans une société néo-libérale ou tout ce qui précède a de plus en plus d'importance. Loin de s'améliorer, la situation empire dans cette société où le réseau remplace la pyramide, où les connaissances remplacent les formulaires de demande d'emploi, où on remet souvent son CV par formalité à quelqu'un qu'on connait et qui a déjà la volonté de nous embaucher, où la mobilité professionnelle devient le principe, etc. Même dans un état-providence et légaliste fort, il était difficile, voire impossible de supprimer ces discriminations informelles et subtiles car il faudrait pour cela dicter aux gens quoi et qui aimer, qui fréquenter et avec qui faire affaire. Il faudrait un état communiste et encore que les communistes procèdent plutôt en éliminant la diversité...

    7-Une lecture attentive de la Charte québécoise montre que celle-ci n'interdit pas le racisme dans ses relations personnelles (on est pas obligés d'être ami avec des gens d'autres communautés) et n'interdit pas aux CLIENTS de faire de la discrimination; l'interdiction pèse sur le vendeur/fournisseur de service de discriminer mais pas sur le client. Le travailleur autonome est une entreprise, donc ceux qui lui donnent su travail sont des clients et peuvent faire de la discrimination. Pareillement, l'obligation d'accommodement n'oblige pas une firme à tenir ses rencontres d'affaire à un match de basketball plutôt qu'à une partie de golf et n'empêche pas vraiment un employeur ou un co-contractant de préférer fréquenter des personnes présentant des manières d'agir et de parler typiques de son propre groupe. Elle est limités à des choses comme le droit de s'absenter pour congé religieux ou le port d'un signe religieux. Les juges hésitent à imposer des changements qui reviendraient à dire aux gens quoi aimer. Aussi, les juges pourraient, face à des demandes empiétant aussi profondément sur le tissu social (un hidjab ou une kippa sont finalement bien superficiels), s'en tirer en recourrant à la distinction jurisprudentielle entre les choses qu'on peut changer et celles qu'on ne peut pas changer. Ils pourraient dire que le golf, ça s'apprend, tout comme le body language et les sujets de conversation. Bref, la charte n'est pas utile pour les biais affectant les minorités dans le recrutement INFORMEL et cet important outil de développement professionnel qu'est le réseautage.

    Il est malheureux de devoir proposer une forme d'assimilation, mais face à une réalité sociale réfractaire aux législateurs, et ce, même lorsqu'ils sont totalitaires (ex.: Mussolini n'est jamais parvenu à éliminer la mafia et Staline n'est pas parvenu à supprimer la pratique religieuse sous-terraine, hors lieux de culte), le fait demeure que l'illusion de ne pas avoir à changer et de pouvoir continuer à "se tenir" avec des gens des mêmes origines constituent des pièges du communautarisme ghettoisant (et le modèle Français, bien qu'en théorie assimilationniste, est en fait plus communautariste: durant les années 60, on a décidé de creer des banlieu exprès pour les immigrants sous couvert d'en faire des zones de transit temporaire où les immigrants pourraient graduellement apprendre à être Français avant d'aller vivre ailleurs en France. La vérité est qu'ils demeurent coincés dans ces banlieux. Ce sont des ghettos délibérés, ce qui n'est vraiment pas assimilationniste du tout). Ces pièges jumaux favorisent la stagnation socio-économiques de leurs victimes. Ils nuisent au recrutement informel en lançant aux victimes le message trompeur qu'elles n'ont pas à changer pour ensuite se heurter cruellement aux réalités du recrutement informel et de la "désirabilité sociale".

    La réalité de la vie en société LIBÉRALE est qu'il faut y apprendre jeune à lire les normes implicites cachées derrière un discours qui voudraient nous faire croire qu'on peut faire, dire, penser et être ce qu'on veut, le discours de l'authenticité, alors qu'en fait, il faut feindre l'authenticité et l'unicité en étant CONFORME À SA FAÇON, c'est-à-dire se présenter comme unique mais en réalité incarner les même idiosyncrasie que toute ces autres "individus" "authentique" et "unique". L'illusion du multiculturalisme participe de cette dynamique d'attentes dissimulées derrières une certaine conception de la liberté et de l'affirmation personnelle.

    Si on veut vraiment aider les immigrants et leurs enfants à réussir dans cette société-ci, il faut d'abord cesser de leur mentir avec le multiculturalisme. »

  • Eddy Louis
    Abonné
    mardi 12 août 2008 21h03
    Un point de vue tendancieux
    « Si je vous comprends bien, il est temps qu'on adopte une politique axée strictement sur la qualification professionnelle. Certains diront que c'est une excellente idée, néanmoins elle m'amène à vous poser les questions suivantes:
    Que fera-t-on dans le cas d'un couple dont un des conjoints est qualifié et l'autre faiblement scolarisée?

    Si la qualification professionnelle est garante de l'intégration, pourquoi le taux de chômage est si élevé chez les immigrants qui n'ont aucun problème à ce chapitre?

    Eddy Louis
    Montréal »

  • Réjean Grenier
    Abonné
    mardi 12 août 2008 22h19
    Fermer le robinet!
    « Ce qui s'est produit samedi dernier à Montréal-Nord est dommage, bien entendu. Aujourd'hui d'aucun en cherche les
    raisons. bien sûr tuer un jeune homme est grave. Il faut avoir de bonnes raisons. L'enquête, pour sûr, éclairera cette malheureuse histoire.
    Cependant, il faut espérer que le système d'immigration,
    bien entretenu par Jean Charest et son mauvais gouvernement
    pour noyer les Québécois de souche et faire de tout ce petit
    monde de bons fédéralistes le plus bilingues possible.
    On verra que c'était une erreur d'ouvrir les portes à de petits bandits qui, aujourd'hui mettent la pagaille dans
    plusieurs arrondissement de Montréal, de Laval, etc.
    Il faut, avant qu'il soit trop tard, fermer le robinet et ne
    laisser entrer que les immigrants qui ont une profession
    ou ceux qui pratiques un métier qui se fait rare ici.
    finalement, on ne peut plus laisser cette responsabilité
    au gouvernement en poste actuellement et vivement nous redonner des gouvernants de haut calibre comme le font si bien les gens du Parti Québécois.
    Réjean Grenier. »

  • Jean Desjardins
    Abonné
    mercredi 13 août 2008 11h10
    La compétence, l'ouverture d'esprit et le respect de la Communauté...
    « Monsieur Sansfaçon touche un aspect clé du problème quand il affirme que la compétence devrait être LA priorité dans notre modèle d'immigration. Cependant, on ajoutera que l'ouverture d'esprit de nos corporations et des autres organismes d'encadrement des métiers et des professions devrait être amalgamée à ce modèle, formant un tout cohérent et unifié.

    Cela ne règlera cependant qu'une partie du problème. En effet, tant que notre Société maintiendra sa complaisance crasse envers les déviants qui se permettent de faire leur propre loi et de faire fleurir impunément leur petit commerce illicite dans divers quartiers, à des enfants de s'en prendre aux enseignants et aux travailleurs de garderie, à des gangs de rue et autres Seigneurs du 'me, myself and I' de molester policiers, pompiers, journalistes et citoyens qui défendent légitimement leurs biens et la qualité de vie de la collectivité, on assistera à un accroissement de la violence gratuite et destructrice. À ce chapitre, le Québec n'est que quelques années en arrière de certains pays pour qui cela constitue la normalité la plus plate. Belle perspective en vue ...

    Je suis d'avis que, pour s'attaquer à ce problème, cela prend une volonté politique courageuse qui n'existe pas au Québec (1), présentement. Après tout, l'important, c'est d'être réélu... Et cela, sans compter la force d'inertie des bien-pensants pour qui tout désir de mettre un minimum de discipline dans la baraque est perçu comme une vilaine pensée de méchants extrémistes de droite !

    On n'est pas encore sortie de l'auberge, malheureusement.


    Jean Desjardins

    (1) On a qu'à constater la levée de boucliers des Québécois devant les tentatives timides de réforme du code pénal du 'très-très méchant' gouvernement de droite de Stephen Harper... »

  • Jean-Renaud Dubois
    Abonné
    mercredi 13 août 2008 14h50
    Immigration : une grande étude est essentielle !
    « Bonjour,

    Excellente analyse.

    Vous avez touché plusieurs aspects importants sur l'intégration des immigrants, cependant je vous encourage fortement à pousser plus loin votre recherche.

    Pourquoi ne pas faire un dossier spécial sur le sujet?

    Il me semble que Le Devoir a la "Liberté" et le "Devoir" de se démarquer des autres quotidiens par une vraie enquête sur l'immigration au Québec.

    Donc au travail et cela presse d'autant plus que selon certains le Québec ne peut se passer d'augmenter son immigration à 55 milles et plus de nouveaux-arrivants par année, ce qui en fait la société probablement la plus ouverte à l'immigration en Amérique du nord?

    Est-ce trop?

    Vous avez la possibilité d'influencer la politique sur l'immigration au Québec.

    Étant donné que l'immigration est le pain et le beurre du gouvernement actuel vous êtes - peut-être - les seuls qui puissiez le faire, puisque vous vous dites un journal indépendant!

    Et on ne peut pas compter sur GESCA -- du moins en éditorial -- pour cette analyse essentielle!


    S.V.P. OSEZ aller au fond des choses...


    N.B (1) Il y a des gangs de rues dans le monde entier et en particulier dans les pays démocratiques. Ces sociétés sont-elles toutes coupables de mal intégrer les nouveaux-arrivants ; donc l'étude doit porter aussi sur ce qui se passe ailleurs.

    N.B.(2) Si j'étais Éditorialiste en chef et que je voulais me démarquer de la concurrence tout en faisant simplement mon travail de journaliste ; le prochain mois serait consacré spécialement à ce sujet.

    Mais je ne suis rien, donc... »

  • Stephan Reichhold
    Abonné
    jeudi 14 août 2008 09h47
    Mauvaise lecture
    « Monsieur Sansfaçon,
    L'amalgame et les raccourcis que vous tentez de faire dans votre éditorial du 12 Août 2008 (Quelle immigration pour le Québec?) en annonçant la faillite du modèle d'immigration québécois qui serait à l'origine de la mort tragique de Fredy Villanueva, des émeutes à Montréal-Nord, du décrochage scolaire des jeunes québécois et du problème de pauvreté qui sévit dans certains quartiers montréalais sont navrants.
    Vos propos sont teintés de préjugés et d'ignorance. En ciblant délibérément des Québécois de naissance de 2ième ou de 3ième génération issues des communautés haïtiennes ou latino-américaines comme les responsables des malaises identitaires au Québec diagnostiqués et documentés par Bouchard-Taylor, vous faites fausse route en plus de jeter de l'huile sur le feu.
    En fait, ni le Québec, ni le Canada n'accordent la priorité à la réunification familiale dans leurs programmes d'immigration. Malheureusement, car l'intégrité familiale est un droit universellement reconnu, mais peu appliqué au Canada et au Québec quant il s'agit d'immigrants ou de réfugiés. Par contre la qualification professionnelle des nouveaux arrivants est un critère majeur dans la sélection des immigrants. Vous proposez qu'on interdise à ces professionnels d'être accompagnés de leur famille lorsqu'ils choisissent le Québec comme nouvelle patrie. Quel beau modèle d'intégration!
    Le point de vue que vous exprimez dans votre éditorial me désole et me fait croire que la route sera longue pour les nouveaux immigrants qui désirent s'intégrer à la société québécoise.

    Stephan Reichhold
    Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes
    13 août 2008 »

  • Gerry Pagé
    Inscrit
    jeudi 14 août 2008 14h27
    Bravo !
    « En considération des quelques extraits qui suivent : «un réel problème d'intégration ... immigrants d'origines haïtienne et latino-américaine dont Montréal et le Québec récoltent les ... pourris de leur incurie» ; «les policiers syndiqués jusqu'au cou» ; une enquête ... avec participation de civils ...» ; «tension ... pauvreté ... décrochage ... chômage ...», je salue le courage qui vous anime, celui d'appeler les choses par leurs noms. Soyez-en félicité!

    J'ajouterai que c'est là un des résultats appréhendés d'une immigration de masses, sous lobbies et commandites. Un vrai business duquel nos politiciens flagorneurs tirent certains profits électoraux. Par contre, sous Bourassa, il y a eu une immigration sélective dont la Capitale nationale se porte très bien.

    Au regard de la gravité du dossier «Montréal Nord» et compte tenu de ses ondes de choc, c'est carrément indécent et inacceptable qu'une enquête ciblant des policiers soit menée par des policiers. Le ministre de la justice a beau se coiffer de sa tiare de procureur général, pour livrer sa jactance habituelle, urbi Québec et orbi Montréal, c'est grotesque et révoltant de constater que ces gradés et leur ministre nous prennent pour des valises. J'avoue, par contre, que le Maire Monsieur Tremblay, a tenu un discours intelligent. Mais je crains qu'il n'ait pas plus de pouvoirs que n'en a notre Régis national, à Québec.

    Ce phénomène montréalais (actuellement) n'est-il pas le sous-produit de la culture des intégrismes émergents que financent les agents doubles de la mondialisation et leurs fourbes collabos ?

    Gerry Pagé
    Ville de Québec »

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