Notre souveraineté alimentaire en péril?
Gabrielle Matte - Le 4 août 2008
6 août 2008
Membres de l'UCC (Union catholique des cultivateurs) première association syndicale agricole au Québec, mes deux grands-pères ont milité en faveur de l'adoption du système de gestion de l'offre du lait. Ce système est aujourd'hui remis en cause par nos ministres fédéraux, dans un contexte de mondialisation des marchés. Dernièrement, les négociations ont été interrompues à l'OMC, mais elles reprendront.
Le système de gestion de l'offre est souvent interprété de manière erronée comme étant une subvention gouvernementale accordée aux producteurs. Au contraire, en limitant et en se répartissant le droit de produire des quantités de lait qui couvriront les besoins du marché canadien, les producteurs ont choisi leur autonomie.
L'un des arguments souvent mis en avant en faveur de la libéralisation des marchés est qu'en ouvrant nos frontières à la production étrangère, nous pourrons nous procurer des biens à des coûts moindres parce qu'ils seraient produits plus efficacement, dans des installations industrielles. Un regard rapide chez nos voisins du sud montre clairement que l'absence de gestion de l'offre ne résulte pas en une diminution des prix aux consommateurs. De fait, le système de la gestion de l'offre ne vise pas à assurer la survie de producteurs moins efficaces, mais plutôt à garantir à tous un revenu stable. Le prix payé aux producteurs pour leur lait est basé sur un coût moyen de production adapté à nos valeurs sociales, comme les normes salariales et environnementales. Ces mesures permettent également un contrôle des prix à la vente des produits et une distribution équitable des marges de profits entre producteurs, transformateurs et distributeurs.
D'autres questions tout aussi inquiétantes sont également à soulever. En effet, alors que de plus en plus de Québécois se soucient de l'environnement et de la qualité de leur alimentation, ferons-nous le choix de consommer des aliments produits sans contrôle des salaires et des conditions de vie des producteurs agricoles, sans égard aux règles environnementales et sur le bien-être des animaux, sans réglementation des produits employés en production? Que contrôlerons-nous quand notre nourriture proviendra de pays qui n'ont pas les mêmes standards que nous? [...]
Il est temps que la question de l'agriculture soit remise au premier plan de nos préoccupations sociales, que nous y réfléchissions et que nous faisions des actions avant que ne soient commis des gestes qui mettront en péril l'avenir de notre société.
Le système de gestion de l'offre est souvent interprété de manière erronée comme étant une subvention gouvernementale accordée aux producteurs. Au contraire, en limitant et en se répartissant le droit de produire des quantités de lait qui couvriront les besoins du marché canadien, les producteurs ont choisi leur autonomie.
L'un des arguments souvent mis en avant en faveur de la libéralisation des marchés est qu'en ouvrant nos frontières à la production étrangère, nous pourrons nous procurer des biens à des coûts moindres parce qu'ils seraient produits plus efficacement, dans des installations industrielles. Un regard rapide chez nos voisins du sud montre clairement que l'absence de gestion de l'offre ne résulte pas en une diminution des prix aux consommateurs. De fait, le système de la gestion de l'offre ne vise pas à assurer la survie de producteurs moins efficaces, mais plutôt à garantir à tous un revenu stable. Le prix payé aux producteurs pour leur lait est basé sur un coût moyen de production adapté à nos valeurs sociales, comme les normes salariales et environnementales. Ces mesures permettent également un contrôle des prix à la vente des produits et une distribution équitable des marges de profits entre producteurs, transformateurs et distributeurs.
D'autres questions tout aussi inquiétantes sont également à soulever. En effet, alors que de plus en plus de Québécois se soucient de l'environnement et de la qualité de leur alimentation, ferons-nous le choix de consommer des aliments produits sans contrôle des salaires et des conditions de vie des producteurs agricoles, sans égard aux règles environnementales et sur le bien-être des animaux, sans réglementation des produits employés en production? Que contrôlerons-nous quand notre nourriture proviendra de pays qui n'ont pas les mêmes standards que nous? [...]
Il est temps que la question de l'agriculture soit remise au premier plan de nos préoccupations sociales, que nous y réfléchissions et que nous faisions des actions avant que ne soient commis des gestes qui mettront en péril l'avenir de notre société.
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