Le condom n'est pas la seule et unique solution au sida
François Beaulé - Montréal, 31 juillet 2008
4 août 2008
À lire Albert Martin dans Le Devoir du 31 juillet, on perçoit son entêtement à refuser le verdict de culpabilité prononcé par le juge Bisson. La personne coupable n'avait pas dévoilé à son amant le fait qu'elle était porteuse du VIH.
M. Martin est démagogique quand il confond le dévoilement obligatoire à un amant au dévoilement facultatif à un patron. Il faut lui expliquer ce qu'il fait mine de ne pas savoir. L'usage du condom constitue une barrière efficace, la plupart du temps, contre la transmission de différentes infections, dont le VIH. Encore faut-il l'utiliser chaque fois. Il faut aussi éviter que le sperme coule en dehors du condom ou que celui-ci se déchire. Voilà pourquoi il est impératif que les deux partenaires soient conscients du danger et non pas un seul. Il peut arriver que des partenaires aient des relations sexuelles sous l'effet de l'alcool ou de drogues. Il arrive aussi que les membres d'un couple aient des relations à moitié endormis au milieu de la nuit. Il est alors facile d'oublier le condom... Il est donc inacceptable que la dame incriminée ait caché la vérité à son amant. Les multiples élucubrations contenues dans le texte d'Albert Martin ne changent rien à la réalité vécue par ce couple ni au désir légitime du monsieur d'obtenir justice. M. Martin prétend que même les couples stables devraient constamment utiliser le préservatif. La procréation deviendrait impossible! M. Martin semble croire que les gens sont incapables de former des couples stables. La formation de couples stables est aussi une façon de réduire ou d'empêcher la transmission des infections. Il se peut que M. Martin ait surtout l'habitude de s'adresser à des hommes homosexuels. Ces hommes forment plus rarement des couples stables que les hétéros. Et la prévalence du VIH est plus forte parmi ces hommes. Cela dit, les hommes homos ont aussi le droit de savoir si leur partenaire est porteur du VIH. Développer des relations sans pénétration anale est aussi une façon efficace d'empêcher la transmission du VIH dans cette population. L'usage du condom n'est pas la seule façon d'enrayer le fléau. La communauté homosexuelle masculine a une responsabilité particulière en rapport avec le VIH puisqu'elle en est le principal vecteur. Elle doit chercher à modifier les comportements sexuels de ses membres. L'usage du condom est un élément important parmi d'autres.
M. Martin est démagogique quand il confond le dévoilement obligatoire à un amant au dévoilement facultatif à un patron. Il faut lui expliquer ce qu'il fait mine de ne pas savoir. L'usage du condom constitue une barrière efficace, la plupart du temps, contre la transmission de différentes infections, dont le VIH. Encore faut-il l'utiliser chaque fois. Il faut aussi éviter que le sperme coule en dehors du condom ou que celui-ci se déchire. Voilà pourquoi il est impératif que les deux partenaires soient conscients du danger et non pas un seul. Il peut arriver que des partenaires aient des relations sexuelles sous l'effet de l'alcool ou de drogues. Il arrive aussi que les membres d'un couple aient des relations à moitié endormis au milieu de la nuit. Il est alors facile d'oublier le condom... Il est donc inacceptable que la dame incriminée ait caché la vérité à son amant. Les multiples élucubrations contenues dans le texte d'Albert Martin ne changent rien à la réalité vécue par ce couple ni au désir légitime du monsieur d'obtenir justice. M. Martin prétend que même les couples stables devraient constamment utiliser le préservatif. La procréation deviendrait impossible! M. Martin semble croire que les gens sont incapables de former des couples stables. La formation de couples stables est aussi une façon de réduire ou d'empêcher la transmission des infections. Il se peut que M. Martin ait surtout l'habitude de s'adresser à des hommes homosexuels. Ces hommes forment plus rarement des couples stables que les hétéros. Et la prévalence du VIH est plus forte parmi ces hommes. Cela dit, les hommes homos ont aussi le droit de savoir si leur partenaire est porteur du VIH. Développer des relations sans pénétration anale est aussi une façon efficace d'empêcher la transmission du VIH dans cette population. L'usage du condom n'est pas la seule façon d'enrayer le fléau. La communauté homosexuelle masculine a une responsabilité particulière en rapport avec le VIH puisqu'elle en est le principal vecteur. Elle doit chercher à modifier les comportements sexuels de ses membres. L'usage du condom est un élément important parmi d'autres.
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