Bravo, Mme Payette
Pierre Vaillancourt - Sainte-Anne-des-Lacs, 31 juillet 2008
2 août 2008
Parmi nos dirigeants, nos mentors, nos hommes et nos femmes politiques, nos penseurs, éditorialistes, journalistes et rédacteurs en chef qui disposent d'une tribune ou d'un micro, personne n'a réagi à la nouvelle étude rapportée par Alexandre Shields, le 22 juillet, dans son article intitulé «100 mois avant le cataclysme?», étude qui confirme et accentue toutes les craintes avancées par le GIEC et par le dernier rapport de l'ONU sur l'état de la planète, «Perspectives mondiales en matière d'environnement». À ma connaissance, absolument personne, sauf madame Lise Payette dans son article du 25 juillet, intitulé «La fin du monde est pour tantôt», n'a commenté la nouvelle. Bravo d'avoir osé vous mouiller, Mme Payette.
Comme vous le dites si bien, «il est évident que, si on choisit d'agir, nos vies seront bouleversées, notre façon de vivre, transformée, notre petit égoïsme, secoué». Car si on ne peut envisager que la Chine et l'Inde adoptent nos habitudes et notre mode de vie au risque d'étouffer littéralement à très court terme, c'est dès maintenant que nous devons, dans un premier geste tout autant symbolique qu'extrêmement concret, mettre la table, au Québec, pour un abandon des loisirs à base de pétrole et pour le retrait rapide de tous les véhicules les plus énergivores qui ne sont pas essentiels. Oui, de tels gestes auront des impacts économiques à court terme, mais au bout du compte, nous serons tous gagnants.
Il est clair que nous devons dès maintenant amorcer un sérieux virage afin d'adopter un modèle de développement durable. Il faut aller plus loin que le simple recyclage, l'économie de l'eau et la diminution de nos déplacements en automobile. Ne devrait-on pas discuter beaucoup plus activement de ces questions? Ne devrait-on pas commencer à ressentir un certain sentiment d'urgence? Le GIEC, le comité de l'ONU sur l'état de la planète et la récente étude britannique d'un comité d'experts des milieux de la finance, de l'énergie et de l'environnement peuvent-ils tous être totalement dans l'erreur?
J'entends le grondement d'une colère qui s'amplifie, au Québec, en Corée, au Darfour et en Afrique du Sud, ici et partout. Entre l'insouciance et le principe de précaution, c'est sans hésiter ce dernier que je choisis. Et vous?
Comme vous le dites si bien, «il est évident que, si on choisit d'agir, nos vies seront bouleversées, notre façon de vivre, transformée, notre petit égoïsme, secoué». Car si on ne peut envisager que la Chine et l'Inde adoptent nos habitudes et notre mode de vie au risque d'étouffer littéralement à très court terme, c'est dès maintenant que nous devons, dans un premier geste tout autant symbolique qu'extrêmement concret, mettre la table, au Québec, pour un abandon des loisirs à base de pétrole et pour le retrait rapide de tous les véhicules les plus énergivores qui ne sont pas essentiels. Oui, de tels gestes auront des impacts économiques à court terme, mais au bout du compte, nous serons tous gagnants.
Il est clair que nous devons dès maintenant amorcer un sérieux virage afin d'adopter un modèle de développement durable. Il faut aller plus loin que le simple recyclage, l'économie de l'eau et la diminution de nos déplacements en automobile. Ne devrait-on pas discuter beaucoup plus activement de ces questions? Ne devrait-on pas commencer à ressentir un certain sentiment d'urgence? Le GIEC, le comité de l'ONU sur l'état de la planète et la récente étude britannique d'un comité d'experts des milieux de la finance, de l'énergie et de l'environnement peuvent-ils tous être totalement dans l'erreur?
J'entends le grondement d'une colère qui s'amplifie, au Québec, en Corée, au Darfour et en Afrique du Sud, ici et partout. Entre l'insouciance et le principe de précaution, c'est sans hésiter ce dernier que je choisis. Et vous?
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