Une science exacte ?
Lucie Bergeron - Québec, le 30 juillet 2008
1 août 2008
J'ai lu «L'impossible désaccord sur Doha», de M. Marcel Boyer, dans le Devoir du 29 juillet, et je me suis demandé sur quelle planète vivent les économistes. On nous présente l'économie comme une science exacte alors que les derniers déboires avec la crise alimentaire et les «subprimes» nous montrent une toute autre image.
On nous parle de «vérité des prix concurrentiels» (c'est presque de la philosophie ça!), alors que récemment une étude a démontré que les taux de testostérone des boursicoteurs influaient sur les cours de la bourse. Il paraît que la richesse — inévitablement — obtenue dans un marché ouvert se répercuterait automatiquement sur tous; pourtant l'écart entre les riches et les pauvres ne cessent de se creuser (même dans le marché très libre de la Chine selon un article en page A5 du même Devoir). Pour le plus grand bonheur de la majorité silencieuse, on pourrait payer moins cher notre nourriture dans un marché non réglementé. Pourtant, les subventions accordées aux producteurs de porcs (375 millions cette année) viennent bien de nos poches alors qu'ils ne sont pas sous la gestion de l'offre et de la demande (sans compter les coûts sociaux et environnementaux associés à cette production). On veut toujours limiter les pouvoirs discrétionnaires des gouvernements sauf quand il faut payer pour les dégâts (à ce propos, voir l'article de M. Sébastien Guilbault, juste au dessus de celui de M. Boyer). [...]
On nous parle de «vérité des prix concurrentiels» (c'est presque de la philosophie ça!), alors que récemment une étude a démontré que les taux de testostérone des boursicoteurs influaient sur les cours de la bourse. Il paraît que la richesse — inévitablement — obtenue dans un marché ouvert se répercuterait automatiquement sur tous; pourtant l'écart entre les riches et les pauvres ne cessent de se creuser (même dans le marché très libre de la Chine selon un article en page A5 du même Devoir). Pour le plus grand bonheur de la majorité silencieuse, on pourrait payer moins cher notre nourriture dans un marché non réglementé. Pourtant, les subventions accordées aux producteurs de porcs (375 millions cette année) viennent bien de nos poches alors qu'ils ne sont pas sous la gestion de l'offre et de la demande (sans compter les coûts sociaux et environnementaux associés à cette production). On veut toujours limiter les pouvoirs discrétionnaires des gouvernements sauf quand il faut payer pour les dégâts (à ce propos, voir l'article de M. Sébastien Guilbault, juste au dessus de celui de M. Boyer). [...]
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