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Rabaska doit être coulé

29 juillet 2008 
Officiellement, Rabaska prétend faire baisser les prix du gaz naturel au Québec en important du GNL. Le promoteur s'appuie sur la théorie de l'offre et la demande pour dire que, si l'offre augmente, le prix du gaz baissera. Le journal Le Monde affirme le contraire en parlant de la nouvelle fusion GDF-Suez. En effet, dans Le Devoir du 28 juillet qui reprend cet article, on peut lire: «Cela ne donnera pas pour autant un pouvoir de marché à GDF Suez, ni le contrôle des prix. En bonne théorie économique, la concurrence voudrait qu'ils baissent. Dans l'énergie, les bénéfices de la concurrence ne s'afficheront pas sur les tarifs de vente du gaz ou de l'électricité (dont une partie croissante sera produite à partir de centrales au gaz). Non, ces prix dépendent moins de la concurrence entre fournisseurs que du rapport de force entre producteurs et fournisseurs, de la rareté des ressources et des coûts de production, de transport et de distribution, dans un contexte où toutes les sources d'énergie sont tirées par la flambée des cours de l'or noir.»

Comme je l'avais écrit dans mon mémoire au BAPE de Rabaska (DM417, Mémoire, 22 janvier 2007), «le prix du gaz naturel ne baissera pas». «Au risque de simplification, deux grands raisonnements s'imposent. Premièrement, l'ajout de ports méthaniers ne fera pas chuter les prix parce que les producteurs de GNL pourront vendre aux plus offrants. Deuxièmement, le marché de l'énergie n'est pas un marché libre.»

L'article du journal Le Monde nous donne encore une fois une preuve que les producteurs de GNL vendront au plus offrant: «Dénonçant "des difficultés pour renégocier" les prix dans le cadre de ces accords sur 20 ou 30 ans, le ministre algérien de l'Énergie, Chakib Khelil, vient de prévenir que "la Sonatrach optera pour des contrats à court terme". Ils seront sans doute moins intéressants pour les pays consommateurs.»

Le gouvernement du Québec a pris une mauvaise décision en autorisant Rabaska sous le faux prétexte d'assurer un approvisionnement à moindre coût aux consommateurs du Québec. Il est encore temps pour le gouvernement de revenir sur sa décision. D'autant plus qu'il est très improbable que Rabaska fasse baisser les prix du gaz naturel. [...] De plus, il est démontré par la Ville de Lévis que le terminal est tellement dangereux pour les citoyens qu'elle refuse de rendre public son plan de sécurité. En effet, la Ville prétend que des terroristes pourraient s'en servir pour terroriser le Québec. Donc, Rabaska doit être coulé.






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