Protéger le contribuable
Afin de protéger les consommateurs, la loi fédérale sur la concurrence interdit aux entreprises de s'entendre pour fixer leurs prix.
D'ailleurs, le Bureau de la concurrence a récemment découvert un cartel sur l'essence au Québec. Cette annonce a soulevé l'indignation de tous. Pourtant, au même moment les syndicats de 41 hôtels du Québec coordonnent leurs stratégies dans le cadre du renouvellement de leur convention collective. Si je comprends bien, la concertation d'un groupe d'individus qui cherchent à améliorer leur sort devient de la collusion illégale si elle est effectuée par des représentants d'entreprises, mais une expression de solidarité et de progrès social dès lors qu'il s'agit de travailleurs et de travailleuses syndiqués. À mon avis, il y a peut-être une différence de degré entre les actions des uns et des autres, mais il n'y a pas de différence de nature. Dans les deux cas, ce sont les consommateurs qui payent la facture. Ceci est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit de syndiqués évoluant dans un contexte monopolistique. Pensons ici aux pompiers, policiers et cols bleus qui réussissent généralement à obtenir des conditions de travail qui s'écartent de ce qui est offert sur le marché pour des emplois exigeant des compétences comparables. À quand un bureau qui protégerait le contribuable?
D'ailleurs, le Bureau de la concurrence a récemment découvert un cartel sur l'essence au Québec. Cette annonce a soulevé l'indignation de tous. Pourtant, au même moment les syndicats de 41 hôtels du Québec coordonnent leurs stratégies dans le cadre du renouvellement de leur convention collective. Si je comprends bien, la concertation d'un groupe d'individus qui cherchent à améliorer leur sort devient de la collusion illégale si elle est effectuée par des représentants d'entreprises, mais une expression de solidarité et de progrès social dès lors qu'il s'agit de travailleurs et de travailleuses syndiqués. À mon avis, il y a peut-être une différence de degré entre les actions des uns et des autres, mais il n'y a pas de différence de nature. Dans les deux cas, ce sont les consommateurs qui payent la facture. Ceci est particulièrement vrai lorsqu'il s'agit de syndiqués évoluant dans un contexte monopolistique. Pensons ici aux pompiers, policiers et cols bleus qui réussissent généralement à obtenir des conditions de travail qui s'écartent de ce qui est offert sur le marché pour des emplois exigeant des compétences comparables. À quand un bureau qui protégerait le contribuable?
Haut de la page

