Une soirée pas drôle
Gabriel Duceppe - Montréal, le 20 juillet 2008
24 juillet 2008
À la suite du très pertinent article de Jean-Yves Girard du 18 juillet 2008, je ne peux qu'être tenté de partager avec vous mon expérience de Juste pour rire. Le 12 juillet dernier, je donnais un concert au Café Chaos, 2031, rue Saint-Denis, avec mon groupe, Ögenix.
Les gens du festival Juste pour rire avaient installé une scène littéralement en face de l'entrée principale de l'établissement. Jusque-là, il n'y avait pas de quoi s'alarmer. Les gens ayant affaire à cet endroit savent comment s'y rendre. Par contre, à la venue du spectacle de Steffie Shock, les très charmant(e)s cadets du SPVM ont barré l'accès au trottoir à partir de la ruelle du Café Chaos (en l'incluant) jusqu'à l'extrémité nord de sa façade. Ce qui veut dire que personne n'avait accès au bar où nous jouions! Nous avions loué la salle pour 400 $. Nous attendions de 120 à 130 personnes, ce qui aurait couvert les frais de location, les affiches, et aurait généré un bien maigre profit pour le groupe. Hélas, seulement 24 personnes bien déterminées ont réussi à y entrer. Si vous saviez le nombre d'appels et de courriels que j'ai reçus le lendemain de gens qui me disaient s'être fait «revirer de bord» par la sécurité! Bref, le festival nous a montré son vrai visage, une grosse machine à dollars qui se fiche éperdument de la culture locale, des commerçants et de la relève musicale québécoise. Vraiment, ce soir-là, malgré notre bonne performance, «je voulais juste pas rire»!
Les gens du festival Juste pour rire avaient installé une scène littéralement en face de l'entrée principale de l'établissement. Jusque-là, il n'y avait pas de quoi s'alarmer. Les gens ayant affaire à cet endroit savent comment s'y rendre. Par contre, à la venue du spectacle de Steffie Shock, les très charmant(e)s cadets du SPVM ont barré l'accès au trottoir à partir de la ruelle du Café Chaos (en l'incluant) jusqu'à l'extrémité nord de sa façade. Ce qui veut dire que personne n'avait accès au bar où nous jouions! Nous avions loué la salle pour 400 $. Nous attendions de 120 à 130 personnes, ce qui aurait couvert les frais de location, les affiches, et aurait généré un bien maigre profit pour le groupe. Hélas, seulement 24 personnes bien déterminées ont réussi à y entrer. Si vous saviez le nombre d'appels et de courriels que j'ai reçus le lendemain de gens qui me disaient s'être fait «revirer de bord» par la sécurité! Bref, le festival nous a montré son vrai visage, une grosse machine à dollars qui se fiche éperdument de la culture locale, des commerçants et de la relève musicale québécoise. Vraiment, ce soir-là, malgré notre bonne performance, «je voulais juste pas rire»!
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