Léo Ferré, ou la liberté de dire non
Yvan Giguère - Fondateur du concours national de paroliers de langue française, 14 juillet 2008
21 juillet 2008
L'auteur-compositeur-interprète Léo Ferré nous a quittés il y a 15 ans, le 14 juillet 1993. Il était de son temps, mais semblait sortir tout droit d'une autre époque.
Poète, compositeur et parolier de génie, Ferré aura su, mieux que quiconque, dire non à la bêtise humaine. L'oeuvre de Ferré est un hymne à la vie, à l'espoir et à la liberté. La liberté de se dire sans restriction en se faisant parfois violence, pour mieux extraire la tendresse qui l'habitait ou pour laisser sa musique prendre d'assaut les mots de Rimbaud, de Baudelaire ou d'Aragon. Ferré était aussi un de nos grands poètes engagés dans la détresse humaine, extirpant de sa propre détresse un chant fraternel qu'il nous lançait en pleine figure. Il se défendait bien d'être misanthrope, mais il se savait de la race de ceux qui ne peuvent supporter la misère et l'offense des uns faite aux autres. Il était sans pitié pour l'injustice, pour les traîtres et les manipulateurs de ce monde. Il était anarchiste et chantre de l'anarchie. Mais il savait aussi chanter l'amour magnifiquement en osant de ces mots qui nous rendent encore tout chose. Universel dans sa solitude, Léo Ferré nous a légué un chant ouvert à tous nos possibles.
Poète, compositeur et parolier de génie, Ferré aura su, mieux que quiconque, dire non à la bêtise humaine. L'oeuvre de Ferré est un hymne à la vie, à l'espoir et à la liberté. La liberté de se dire sans restriction en se faisant parfois violence, pour mieux extraire la tendresse qui l'habitait ou pour laisser sa musique prendre d'assaut les mots de Rimbaud, de Baudelaire ou d'Aragon. Ferré était aussi un de nos grands poètes engagés dans la détresse humaine, extirpant de sa propre détresse un chant fraternel qu'il nous lançait en pleine figure. Il se défendait bien d'être misanthrope, mais il se savait de la race de ceux qui ne peuvent supporter la misère et l'offense des uns faite aux autres. Il était sans pitié pour l'injustice, pour les traîtres et les manipulateurs de ce monde. Il était anarchiste et chantre de l'anarchie. Mais il savait aussi chanter l'amour magnifiquement en osant de ces mots qui nous rendent encore tout chose. Universel dans sa solitude, Léo Ferré nous a légué un chant ouvert à tous nos possibles.
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