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Avoir honte de son pays

19 juillet 2008 
Oui, avoir honte de son pays, et ce, de plus en plus, car de plus en plus se multiplient les gestes et décisions de la part de notre gouvernement canadien qui provoquent ce fort sentiment de honte. En voici une liste.

Refus du Canada de se fixer un échéancier pour atteindre l'objectif de 0,7 % du PIB à l'aide internationale. Le Canada est même à l'origine de cette promesse faite il y a 40 ans. Depuis, notre pays s'en tient à 0,35 %, alors que plusieurs pays riches ont déjà atteint leur objectif.

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Refus du Canada d'instituer un poste d'ombudsman indépendant chargé d'enquêter sur les violations des droits humains et les atteintes à l'environnement dont se rendraient coupables des compagnies minières canadiennes présentes à l'étranger.

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Inaction canadienne devant le génocide au Darfour et refus non justifié de rapatrier au Canada le jeune Omar Khadr, emprisonné et torturé à la base de Guantánamo, faisant fi des droits humains et des conventions internationales.

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Refus du Canada de reconnaître le droit à l'eau potable et aux installations sanitaires comme un droit de la personne.

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Refus du Canada de respecter le protocole de Kyoto. De tous les pays industrialisés, notre pays présente l'un des pires bilans à ce chapitre.

***

Refus du Canada d'adopter la Déclaration sur les droits des peuples autochtones.

***

Je trouve très dommage et symptomatique cette attitude indifférente, parfois même méprisante, pour des concitoyens, tels que madame Louise Arbour et le général à la retraite Roméo Dallaire, qui s'impliquent avec détermination et courage en faveur des droits de

la personne.

Avoir honte d'un pays comme le nôtre qui efface de plus en plus une tradition d'humanité, de justice sociale et un rôle pacificateur au sein de la communauté internationale. Notre neutralité, notre situation de pays non colonisateur laissent place de plus en plus à une dépendance envers les politiques américaines.






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