Subventions aux musées...
En distribuant soudainement quelques millions en subventions à différents musées de la province qui, en effet, en avaient bien besoin, la ministre de la Culture, Christine St-Pierre, oublie pourtant l'essentiel, à savoir la levée du moratoire sur le développement de nouveaux musées en vigueur depuis près de dix ans au Québec. Bel exemple de stagnation. Les quelques dizaines de nouvelles institutions muséales reconnues en 2000, aux dernières nouvelles (et nous souhaitons ici faire erreur) ne sont toujours pas publiquement subventionnées et les nouveaux musées — comme le Musée populaire de la photographie, à Drummondville, ouvert depuis plus de deux ans, et il y en a d'autres — ne peuvent même pas s'orienter vers le ministère concerné, faute de politiques clairement définies en ce sens. Nous demandons pourtant peu, et pouvons faire beaucoup! Nous avons déjà clairement fait nos preuves en ce sens. Quand le comprendra-t-on?
On dit qu'un comité d'étude se penche sur la question, on dit aussi qu'il y a trop de musées au Québec et on dit également que les régions doivent développer leur autonomie administrative en matière de développement culturel. On dit beaucoup de choses mais on en fait bien peu, sinon saupoudrer à qui mieux mieux quelques miettes en argent sonnant pour satisfaire les appétits des plus boulimiques.
La multiplication des comités d'étude, des rapports annuels, des statistiques, des sondages, des enquêtes, des bilans, des groupes de suivi, bref d'un gargantuesque fatras bureaucratique s'avère des plus énergivore et contre-productive qui soit et va à l'encontre du seul objectif qui devrait guider toute entreprise, celui de l'efficacité, doublé d'un solide ancrage dans la réalité. À force de s'engluer dans la paperasse et de penser que là réside le réel, on finira par y croire; croire par exemple que le développement des musées, notamment dans certaines régions autres que celles de Montréal et de Québec, se fait bel et bien, sans se rendre compte que cette réalité, pour ainsi dire, ne respire et ne vit essentiellement que sur quelques bouts de papier, bien évidemment et fort malheureusement!
On dit qu'un comité d'étude se penche sur la question, on dit aussi qu'il y a trop de musées au Québec et on dit également que les régions doivent développer leur autonomie administrative en matière de développement culturel. On dit beaucoup de choses mais on en fait bien peu, sinon saupoudrer à qui mieux mieux quelques miettes en argent sonnant pour satisfaire les appétits des plus boulimiques.
La multiplication des comités d'étude, des rapports annuels, des statistiques, des sondages, des enquêtes, des bilans, des groupes de suivi, bref d'un gargantuesque fatras bureaucratique s'avère des plus énergivore et contre-productive qui soit et va à l'encontre du seul objectif qui devrait guider toute entreprise, celui de l'efficacité, doublé d'un solide ancrage dans la réalité. À force de s'engluer dans la paperasse et de penser que là réside le réel, on finira par y croire; croire par exemple que le développement des musées, notamment dans certaines régions autres que celles de Montréal et de Québec, se fait bel et bien, sans se rendre compte que cette réalité, pour ainsi dire, ne respire et ne vit essentiellement que sur quelques bouts de papier, bien évidemment et fort malheureusement!
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