Lettres: Le Canada français, quantité négligeable
Charles Castonguay - Hull, le 30 janvier 2003
4 février 2003
Pour certains, l'ordre des réponses proposées dans le questionnaire du recensement de 2001 ne ferait pas de différence. On peut mieux en juger maintenant que Statistique Canada a dévoilé, le 21 janvier dernier, les nouvelles données sur l'origine ethnique.
Comme chacun sait, au recensement de 1996 l'organisme fédéral avait ajouté «Canadien» à sa liste des réponses proposées à la question sur l'origine ethnique, même s'il ne s'agit pas plus d'un groupe ethnique que ne le sont «Suisse» ou «Belge». Un si grand nombre de personnes ont choisi «Canadien» comme réponse que, d'après les statistiques de 1996, il ne restait plus, une fois les réponses multiples réparties de façon égale entre les origines déclarées, que quatre millions de personnes d'ascendance française au Canada.
Forte de cette belle expérience de nation-building, Statistique Canada a promu «Canadien» en tête de liste des origines proposées comme réponse en 2001. Après répartition des multiples, les résultats nous apprennent qu'il reste moins de trois millions de Canadiens d'origine française. Voilà à quel niveau d'insignifiance la manipulation de la liste de réponses par «la meilleure agence statistique au monde» a réussi à rapetisser le Canada français.
Comme chacun sait, au recensement de 1996 l'organisme fédéral avait ajouté «Canadien» à sa liste des réponses proposées à la question sur l'origine ethnique, même s'il ne s'agit pas plus d'un groupe ethnique que ne le sont «Suisse» ou «Belge». Un si grand nombre de personnes ont choisi «Canadien» comme réponse que, d'après les statistiques de 1996, il ne restait plus, une fois les réponses multiples réparties de façon égale entre les origines déclarées, que quatre millions de personnes d'ascendance française au Canada.
Forte de cette belle expérience de nation-building, Statistique Canada a promu «Canadien» en tête de liste des origines proposées comme réponse en 2001. Après répartition des multiples, les résultats nous apprennent qu'il reste moins de trois millions de Canadiens d'origine française. Voilà à quel niveau d'insignifiance la manipulation de la liste de réponses par «la meilleure agence statistique au monde» a réussi à rapetisser le Canada français.
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