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Caractère historique noyé

Francine Bélanger - Montréal, le 3 juillet 2008  4 juillet 2008 
Les fêtes du 400e anniversaire de Québec regroupent tellement d'activités et d'événements qu'on se demande bien ce qu'on fera au 500e! Tant d'éclat, tant de bruit pour souligner un anniversaire important, certes, mais pas autant que le 500e devra l'être. Je trouve que le caractère historique de l'événement est noyé dans une kyrielle d'activités qui manquent de sobriété et de simplicité. Donc de charme par le fait même.

Pourquoi avoir intégré tant de chanteurs et chanteuses populaires et ne pas avoir cherché des talents plus typiques et originaux de chez nous? Le Moulin à images de Robert Lepage est une belle idée et son contenu animé est sûrement captivant, mais son format géant écrase les activités de la fête. Jusqu'à quel point Robert Lepage a-t-il travaillé avec les organisateurs de l'événement? A-t-il décidé de faire cavalier seul devant les difficultés importantes de l'organisation? Possible. Lepage est un géant qui ne saurait attendre que tout le monde ait accordé son violon pour composer sa partition.

Et que penser des Bons baisers de France de Montréal qui «paquent leu' p'tits», comme dit l'animatrice, pour aller camper à Québec le temps de quelques émissions? Histoire de bien fêter Québec ou de se faire voir à partir de Québec? Qu'est-ce qu'une émission pareille a à voir avec la fête d'un 400e anniversaire historique, que ce soit de Québec ou d'ailleurs? Une émission de variétés en mal d'auditoire qui installe ses pénates sur les lieux d'une fête historique pour se faire voir, je trouve ça pathétique. Les gens de Québec doivent aussi regarder la chose d'un mauvais oeil.

Dommage, cette fête du 400e de Québec sent l'improvisation, la panique, et elle est encombrée d'événements disparates où l'unité fait défaut. Démarrée trop tôt et sur les chapeaux de roue à la fin de 2007, elle semble avoir pris son envol aujourd'hui. Mais avons-nous le goût d'entrer dans cette danse un peu folle?
 
 
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