Début de la faim
Jean-François Grandmaître - Gatineau, le 25 juin 2006
27 juin 2008
Imaginons vivre avec moins de 1 $US par jour. Voilà le sort réservé à plus de 800 millions de personnes dans le monde qui sont constamment affamées.
Certes, plusieurs diront «qu'avec un dollar dans les pays en développement on peut acheter beaucoup de choses». Mais la réalité est telle que le prix des aliments assurant les besoins de base — le blé, le maïs, le soya et le riz — a au minimum doublé au cours des derniers mois. Lorsque le prix d'un aliment de base double dans un budget de moins d'un dollar par jour, le mal de ventre vous prend. On parle donc d'une crise, d'une crise alimentaire mondiale. Loin derrière le principal objectif du millénaire, la Banque mondiale prévoit que, si la communauté internationale ne réagit pas, le nombre des personnes vivant avec moins d'un dollar par jour pourrait doubler. Paradoxalement, la majeure partie des 800 millions d'affamés sont des agriculteurs. Le Canada a déjà promis 50 millions en aide alimentaire d'urgence, ce qui est remarquable. Toutefois, considérant que son aide au développement du secteur de l'agriculture vivrière, qui permet à ces gens de se nourrir et pas seulement d'exporter leur production, a diminué de moitié depuis les années 90, il serait important que le gouvernement réaffirme ses promesses d'aide atteignant 500 millions de dollars par an dès 2008, pour éviter le pire.
Certes, plusieurs diront «qu'avec un dollar dans les pays en développement on peut acheter beaucoup de choses». Mais la réalité est telle que le prix des aliments assurant les besoins de base — le blé, le maïs, le soya et le riz — a au minimum doublé au cours des derniers mois. Lorsque le prix d'un aliment de base double dans un budget de moins d'un dollar par jour, le mal de ventre vous prend. On parle donc d'une crise, d'une crise alimentaire mondiale. Loin derrière le principal objectif du millénaire, la Banque mondiale prévoit que, si la communauté internationale ne réagit pas, le nombre des personnes vivant avec moins d'un dollar par jour pourrait doubler. Paradoxalement, la majeure partie des 800 millions d'affamés sont des agriculteurs. Le Canada a déjà promis 50 millions en aide alimentaire d'urgence, ce qui est remarquable. Toutefois, considérant que son aide au développement du secteur de l'agriculture vivrière, qui permet à ces gens de se nourrir et pas seulement d'exporter leur production, a diminué de moitié depuis les années 90, il serait important que le gouvernement réaffirme ses promesses d'aide atteignant 500 millions de dollars par an dès 2008, pour éviter le pire.
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