Sur la défensive?
En tant que présidente de l'AQPF (Association québécoise des professeurs de français), qui est affiliée à la FIPF (Fédération internationale des professeurs de français), je me dissocie complètement des propos déplorables de son président rapportés hier dans vos pages. Selon Dario Pagel, le Québec serait «refermé sur lui-même». Il reproche aux Québécois d'être trop sur la défensive par rapport à leur langue et de ne pas savoir «dialoguer avec les communautés non francophones du Canada». De plus, il affirme catégoriquement que le français ne court aucun danger au Québec.
Vraiment?
Que voilà de beaux discours de la part d'une personne qui préside un organisme dont le mandat premier est de contribuer par ses actions à la diffusion du français et des cultures francophones. Ils dénotent non seulement une réelle méconnaissance des enjeux linguistiques au Québec, mais ils trahissent aussi une certaine attitude qui ne devrait plus avoir cours dans les relations de la France avec le Québec. Il faut dire que la récente querelle autour de la nouvelle direction de TV5 Monde nous a elle aussi permis de comprendre que d'aucuns pensent toujours qu'il existe deux entités dans le paysage de la francophonie: la France et les autres pays francophones.
M. Pagel voudrait de plus que «le Québec comprenne que la francophonie existe en dehors de ses murs». Je veux ici le rassurer: le Québec a toujours dû, et ce justement à cause de son «insularité» culturelle et linguistique en Amérique, regarder au-delà de ses frontières. Prétendre le contraire est faire injure à ce Québec ouvert et pluraliste, fier de son appartenance à la francophonie mondiale.
Vraiment?
Que voilà de beaux discours de la part d'une personne qui préside un organisme dont le mandat premier est de contribuer par ses actions à la diffusion du français et des cultures francophones. Ils dénotent non seulement une réelle méconnaissance des enjeux linguistiques au Québec, mais ils trahissent aussi une certaine attitude qui ne devrait plus avoir cours dans les relations de la France avec le Québec. Il faut dire que la récente querelle autour de la nouvelle direction de TV5 Monde nous a elle aussi permis de comprendre que d'aucuns pensent toujours qu'il existe deux entités dans le paysage de la francophonie: la France et les autres pays francophones.
M. Pagel voudrait de plus que «le Québec comprenne que la francophonie existe en dehors de ses murs». Je veux ici le rassurer: le Québec a toujours dû, et ce justement à cause de son «insularité» culturelle et linguistique en Amérique, regarder au-delà de ses frontières. Prétendre le contraire est faire injure à ce Québec ouvert et pluraliste, fier de son appartenance à la francophonie mondiale.
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