L'auto électrique, miracle technologique ou mirage écologique?
Pascal Grenier - Québec, 17 juin 2008
20 juin 2008
On parle beaucoup actuellement du développement des autos électriques afin de constituer une solution à moyen terme aux pénuries de pétrole appréhendées. Voyons ici l'autre volet, soit l'auto électrique comme une solution d'avenir permettant de régler certains problèmes écologiques et particulièrement celui de la pollution de l'air. Sommes-nous devant un mirage écologique?
S'il est assez évident que les véhicules électriques peuvent être efficaces pour réduire la pollution (smog) dans les centres-villes, au niveau atmosphérique plus global, les résultats positifs sont beaucoup plus douteux. En fait, l'électricité nécessaire à ces véhicules devra provenir de certaines sources d'énergie, dont les moins dispendieuses et les plus abondantes dans le monde sont le charbon, et le nucléaire. Celles-ci sont toutefois très polluantes ou très dangereuses. Nous sommes privilégiés et un cas presque unique, ici au Québec, avec notre abondance d'hydroélectricité, que l'on dit propre, propre.
Tout comme les industries qui, dans les décennies 1960 et 1970, ont «réglé» leurs problèmes locaux de pollution atmosphérique en rehaussant leurs cheminées, la venue des véhicules électriques ne pourrait que déplacer et amplifier les problèmes de pollution. En effet, ils soulageraient les centres-villes, mais accentueraient les pluies acides et l'effet de serre à plus large échelle. Dans ce contexte, certains disent avec cynisme que, globalement, les ZEV (Zero Emissions Vehicles), soit des véhicules sans émissions polluantes, s'avèrent davantage des EEV (Elsewhere Emissions Vehicles), soit des véhicules polluant ailleurs.
Cette technologie ne doit pas nous faire oublier certaines approches de développement durable des transports. Celles-ci sont évidemment moins spectaculaires, mais néanmoins très recommandables, comme: des politiques de réduction de l'étalement urbain, l'amélioration des transports en commun, l'optimisation du transport des marchandises, spécialement par l'usage du train et du bateau, la taxation des carburants, la réduction des transports aériens, l'accroissement des déplacements non motorisés, etc.
Le véhicule électrique, considéré souvent comme symbole du miracle technologique pour sauver la planète, ne semble donc être en fait qu'un mirage écologique. Il pourrait simplement servir à cautionner nos pratiques actuelles inappropriées en matière de transport, tout en gonflant le portefeuille des «développeurs» économiques de tout acabit.
S'il est vrai que l'on peut économiser du pétrole avec les véhicules électriques, il ne faut pas perdre de vue que les autres bénéfices écologiques sont pour le moins plus douteux.
S'il est assez évident que les véhicules électriques peuvent être efficaces pour réduire la pollution (smog) dans les centres-villes, au niveau atmosphérique plus global, les résultats positifs sont beaucoup plus douteux. En fait, l'électricité nécessaire à ces véhicules devra provenir de certaines sources d'énergie, dont les moins dispendieuses et les plus abondantes dans le monde sont le charbon, et le nucléaire. Celles-ci sont toutefois très polluantes ou très dangereuses. Nous sommes privilégiés et un cas presque unique, ici au Québec, avec notre abondance d'hydroélectricité, que l'on dit propre, propre.
Tout comme les industries qui, dans les décennies 1960 et 1970, ont «réglé» leurs problèmes locaux de pollution atmosphérique en rehaussant leurs cheminées, la venue des véhicules électriques ne pourrait que déplacer et amplifier les problèmes de pollution. En effet, ils soulageraient les centres-villes, mais accentueraient les pluies acides et l'effet de serre à plus large échelle. Dans ce contexte, certains disent avec cynisme que, globalement, les ZEV (Zero Emissions Vehicles), soit des véhicules sans émissions polluantes, s'avèrent davantage des EEV (Elsewhere Emissions Vehicles), soit des véhicules polluant ailleurs.
Cette technologie ne doit pas nous faire oublier certaines approches de développement durable des transports. Celles-ci sont évidemment moins spectaculaires, mais néanmoins très recommandables, comme: des politiques de réduction de l'étalement urbain, l'amélioration des transports en commun, l'optimisation du transport des marchandises, spécialement par l'usage du train et du bateau, la taxation des carburants, la réduction des transports aériens, l'accroissement des déplacements non motorisés, etc.
Le véhicule électrique, considéré souvent comme symbole du miracle technologique pour sauver la planète, ne semble donc être en fait qu'un mirage écologique. Il pourrait simplement servir à cautionner nos pratiques actuelles inappropriées en matière de transport, tout en gonflant le portefeuille des «développeurs» économiques de tout acabit.
S'il est vrai que l'on peut économiser du pétrole avec les véhicules électriques, il ne faut pas perdre de vue que les autres bénéfices écologiques sont pour le moins plus douteux.
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