Ottawa et la Francophonie
Hubert Larocque - Gatineau, le 12 juin 2008
14 juin 2008
La Francophonie est devenue une opération politique où le français a de moins en moins sa place. Le gouvernement fédéral est responsable de l'assimilation de près de 70 % des «Canadiens-français», appellation devenue archaïque, sauf pour Gérard Bouchard. Et pourtant, c'est lui, la «puissance invitante» qui a le haut du pavé, qui prodigue à la Francophonie sa bilingue hospitalité. Sous prétexte de «Loi sur les langues officielles», on impose l'anglais là où, par définition, seul le français devrait avoir cours. Quant à cette fameuse Loi sur les «langues officielles», elle n'a jamais consisté qu'à imposer l'anglais au Québec et, ailleurs au Canada, un français de traduction, rare, intermittent, cosmétique, dont le Québec est complètement absent.
On ne compte plus les trahisons du gouvernement Charest. En s'inclinant devant Ottawa, en lui cédant l'organisation du Sommet de la Francophonie, le «gouvernement du Québec» renonce à sa fonction de gardien de notre nation et de son caractère distinct. Il nous confine dans le rôle d'une minorité dominée par l'anglais, et dont la Loi sur les «langues officielles» est l'hypocrite affirmation.
On ne compte plus les trahisons du gouvernement Charest. En s'inclinant devant Ottawa, en lui cédant l'organisation du Sommet de la Francophonie, le «gouvernement du Québec» renonce à sa fonction de gardien de notre nation et de son caractère distinct. Il nous confine dans le rôle d'une minorité dominée par l'anglais, et dont la Loi sur les «langues officielles» est l'hypocrite affirmation.
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