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47 milliards pour faire rouler les voitures

10 juin 2008 
Collectivement, nous dépensons 47 milliards chaque année au Québec pour faire rouler nos voitures (voir références). C'est plus que le budget combiné de la santé et de l'éducation! Il semble que la «première priorité absolue numéro un» des Québécois soit celle de brûler de l'essence!

Tout compte fait, débourser 7 à 8 milliards sur 20 ans comme l'annonce le Plan de transport de Montréal, c'est une aubaine, comparé à ne rien faire pour diminuer notre dépendance au pétrole et notre pollution.

Au Québec, il n'y a pas d'usine de voitures ni de puits de pétrole. Ce qui fait que tout cet argent «gaz-pillé» s'en va à l'étranger. Pas étonnant que le Québec ait depuis quelques années un déficit commercial! Entre 2001 et 2006, le Québec est passé d'un excédent commercial global de 6,6 milliards à un déficit de 7,4 milliards.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) publiait il y a quelques années une étude montrant que pour chaque 100 tranche de 100 dollars investie en transport public, ce sont 145 dollars qui retournaient dans la poche du gouvernement, donc nous-mêmes. Même en Bourse, on ne fait pas beaucoup mieux!

Ici, nous avons la chance d'avoir de l'hydroélectricité en grande quantité et une compagnie québécoise reconnue mondialement pour ses véhicules de transports collectifs. En effet, partout dans le monde, ses trains, ses métros et ses tramways transportent des millions de gens chaque jour. Investir massivement dans le transport en commun, c'est aussi créer des milliers d'emplois, dans nos grandes villes et en région. Il serait grand temps de changer notre «train» de vie!

Bien sûr, la banlieue est une énorme erreur urbanistique. Or, il est inutile de geindre et de s'apitoyer sur son sort. Dès maintenant, il faut stopper son étalement, la transformer et de la densifier. L'organisme américain Congress for the New Urbanism (www.cnu.org) ainsi que d'autres groupes de ce genre proposent des solutions innovatrices et soutenables en ce sens. Inspirons-nous du meilleur et non du pire de nos voisins du sud!

Le pétrole bon marché, c'est terminé! Il faut penser à moyen et long terme si l'on veut passer à travers la crise de l'énergie qui ne fait que commencer. Il n'y aura pas de solution unique ou de raccourcis faciles. Serons-nous capables de changer? Comme l'a répété Barack Obama lors de sa campagne à l'investiture démocrate: «Yes, we can!» Oui, nous le pouvons!

Références: www.transportdurable.qc.ca






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