La foi n'est pas une valeur - En réponse à Raymond Gravel
Andréa Richard - Trois-Rivières, 5 juin 2008
9 juin 2008
Dans son article dans Le Devoir du 27 mai dernier, Raymond Gravel, prêtre et député, nous parle de la foi comme étant une «valeur». La foi n'est pas une valeur, l'Église elle-même l'enseigne comme une vertu théologale.
Les valeurs se situent sur un tout autre niveau: la démocratie, la solidarité, le respect de la nature et de l'écologie sont des valeurs. La foi ne relève pas de la culture, elle vient d'une éducation. La foi peut avoir des conséquences sur la société. À titre d'exemple, la communauté juive hassidique d'Outremont se trouve en situation illégale depuis 25 ans. Faisant fi des règlements de zonage et d'urbanisme, elle y a implanté des synagogues et un dortoir sans aucun permis. On regrette de n'avoir pas pris des mesures plus claires il y a 25 ans, ce qui devrait d'ailleurs inspirer notre gouvernement dans les décisions qu'il devra prendre concernant la réclamation d'accommodements aux religions. Notre identité ne relève pas d'une religion. Avant d'être catholique, protestant ou musulman, on est d'abord acadien, québécois, canadien et on porte un nom et un prénom. La religion, c'est donc secondaire. M. Gravel, la religion est d'abord un endoctrinement; si elle propose des valeurs, sachez que les gens sans religion ont aussi des valeurs, tout comme la laïcité. Je préconise la laïcité sans accommodements pour les religions, parce que la laïcité unit alors que la religion divise. C'est le cas depuis des siècles et encore aujourd'hui par des guerres intestines. M. Gravel, je vous félicite pour votre engagement à faire évoluer l'Église. Elle a bien du chemin à faire.
Les valeurs se situent sur un tout autre niveau: la démocratie, la solidarité, le respect de la nature et de l'écologie sont des valeurs. La foi ne relève pas de la culture, elle vient d'une éducation. La foi peut avoir des conséquences sur la société. À titre d'exemple, la communauté juive hassidique d'Outremont se trouve en situation illégale depuis 25 ans. Faisant fi des règlements de zonage et d'urbanisme, elle y a implanté des synagogues et un dortoir sans aucun permis. On regrette de n'avoir pas pris des mesures plus claires il y a 25 ans, ce qui devrait d'ailleurs inspirer notre gouvernement dans les décisions qu'il devra prendre concernant la réclamation d'accommodements aux religions. Notre identité ne relève pas d'une religion. Avant d'être catholique, protestant ou musulman, on est d'abord acadien, québécois, canadien et on porte un nom et un prénom. La religion, c'est donc secondaire. M. Gravel, la religion est d'abord un endoctrinement; si elle propose des valeurs, sachez que les gens sans religion ont aussi des valeurs, tout comme la laïcité. Je préconise la laïcité sans accommodements pour les religions, parce que la laïcité unit alors que la religion divise. C'est le cas depuis des siècles et encore aujourd'hui par des guerres intestines. M. Gravel, je vous félicite pour votre engagement à faire évoluer l'Église. Elle a bien du chemin à faire.
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