Assimilation des minorités francophones au Canada - Le Titanic et le français
En politique, les idées saugrenues ne manquent pas. Et à Ottawa, semble-t-il, moins qu'ailleurs. Une des dernières nous a été présentée le 24 janvier dernier par Rosaline Frith, directrice générale de l'intégration au ministère fédéral de la Citoyenneté. De quoi s'agit-il?
Pour contrer l'assimilation galopante des minorités françaises au Canada, on songe à leur envoyer, en guise de renfort, des immigrants francophones. C'est simple, clair et précis. Autrement dit, pour ralentir le naufrage du Titanic, on voudrait augmenter le nombre de ses passagers. Même Einstein, dans sa période la plus féconde, n'aurait pas pu mettre au point un concept aussi génial.
Pour être juste, il faut toutefois ajouter qu'il ne vient pas de Mme Frith mais plutôt de Dyane Adam, notre commissaire aux langues officielles.
La première fonction de Mme Adam est de s'inquiéter publiquement du sort de la langue française au Canada. Elle s'en acquitte avec brio. La seconde est de trouver des solutions pour améliorer le sort de cette langue. Elle y réussit, hélas, beaucoup moins bien.
En fait, depuis sa nomination, Dyane la chasseresse d'idées galope dans une forêt bien peu giboyeuse, dont elle rapporte ce qu'elle peut.
Et, entre autres, cette idée d'«immigrants francophones bouées de sauvetage», qu'elle nous a présentée le 27 février 2002 et qui nous a bien fait rire, ce dont je la remercie, car rire fait du bien.
Mais, surprise!, à Ottawa, on l'a prise au sérieux. D'où l'annonce de Mme Frith. Sottise ou hypocrisie? Comme il s'agit d'Ottawa, sans doute les deux.
Pour contrer l'assimilation galopante des minorités françaises au Canada, on songe à leur envoyer, en guise de renfort, des immigrants francophones. C'est simple, clair et précis. Autrement dit, pour ralentir le naufrage du Titanic, on voudrait augmenter le nombre de ses passagers. Même Einstein, dans sa période la plus féconde, n'aurait pas pu mettre au point un concept aussi génial.
Pour être juste, il faut toutefois ajouter qu'il ne vient pas de Mme Frith mais plutôt de Dyane Adam, notre commissaire aux langues officielles.
La première fonction de Mme Adam est de s'inquiéter publiquement du sort de la langue française au Canada. Elle s'en acquitte avec brio. La seconde est de trouver des solutions pour améliorer le sort de cette langue. Elle y réussit, hélas, beaucoup moins bien.
En fait, depuis sa nomination, Dyane la chasseresse d'idées galope dans une forêt bien peu giboyeuse, dont elle rapporte ce qu'elle peut.
Et, entre autres, cette idée d'«immigrants francophones bouées de sauvetage», qu'elle nous a présentée le 27 février 2002 et qui nous a bien fait rire, ce dont je la remercie, car rire fait du bien.
Mais, surprise!, à Ottawa, on l'a prise au sérieux. D'où l'annonce de Mme Frith. Sottise ou hypocrisie? Comme il s'agit d'Ottawa, sans doute les deux.
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