La laïcité ouverte
Gisèle Filion - Montréal, le 2 juin 2008
4 juin 2008
Pour qu'il y ait conciliation, ne faut-il pas qu'il y ait concessions réciproques? Qu'en est-il dans le partage des juridictions entre l'Église et l'État? L'État concède aux religions la liberté de religion, la possibilité d'avoir des lieux de culte, et même la possibilité d'afficher leurs signes religieux au-delà des lieux de culte, voire dans la rue, dans l'espace public, etc.
Pour qu'il y ait réciprocité, l'Église ne devrait-elle pas accepter, en contrepartie, la laïcité de l'État et de ses représentants dans l'espace étatique, puisque c'est là SON domaine?
La laïcité de l'État n'est pas une option spirituelle ni une idéologie. Elle est une structure,
et la seule possible qui puisse permettre à toutes les options spirituelles d'être traitées équitablement.
Demander des exceptions pour faire des intrusions dans l'espace étatique au nom de sa foi, c'est refuser de faire les concessions nécessaires pour que toutes les options spirituelles soient traitées également. C'est refuser l'égalité de tous. C'est refuser de faire sa part pour qu'il y ait conciliation. Intégrisme religieux? Comment qualifier une laïcité qui accepterait que certaines personnes, au nom d'une religion, ne fassent aucune concession à l'État? Laïcité ouverte? Simulacre de laïcité? N'y a-t-il pas là, dans ces refus de faire des concessions, une forme d'intolérance à l'égalité de tous?
Pour qu'il y ait réciprocité, l'Église ne devrait-elle pas accepter, en contrepartie, la laïcité de l'État et de ses représentants dans l'espace étatique, puisque c'est là SON domaine?
La laïcité de l'État n'est pas une option spirituelle ni une idéologie. Elle est une structure,
et la seule possible qui puisse permettre à toutes les options spirituelles d'être traitées équitablement.
Demander des exceptions pour faire des intrusions dans l'espace étatique au nom de sa foi, c'est refuser de faire les concessions nécessaires pour que toutes les options spirituelles soient traitées également. C'est refuser l'égalité de tous. C'est refuser de faire sa part pour qu'il y ait conciliation. Intégrisme religieux? Comment qualifier une laïcité qui accepterait que certaines personnes, au nom d'une religion, ne fassent aucune concession à l'État? Laïcité ouverte? Simulacre de laïcité? N'y a-t-il pas là, dans ces refus de faire des concessions, une forme d'intolérance à l'égalité de tous?
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