Intégration - Lettre à Françoise David
Yves Chartrand - Le 2 juin 2008
4 juin 2008
À la lecture de ton texte de ce matin dans Le Devoir, je vois que nous ne sommes toujours pas d'accord sur la question de l'intégration des immigrants au Québec.
Je pense toujours, comme bien des Québécois, que ce sont les nouveaux arrivants qui ont d'abord à s'intégrer puisqu'ils décident d'immigrer dans notre futur pays, le Québec, et qu'il faut également que nous soyons ouverts à leur venue et facilitions leur intégration. Ce qui semble normal dans bien des pays d'immigration semble difficile ici, je ne comprends pas pourquoi. Prendre les choses à l'inverse comme tu le fais, tout comme MM. Bouchard et Taylor, c'est compromettre la cohabitation harmonieuse qui est peut-être une rareté dans le monde actuellement. Je pense qu'une position de gauche que je dois malheureusement qualifier de figée et doctrinaire sur une telle question, en plus de risquer d'alimenter la xénophobie chez certains Québécois d'origine française, est également un mauvais calcul politique de la part de Québec solidaire, qui ne pourra pas de cette façon élargir sa base électorale pour les prochaines élections. Je souhaite que nous ayons l'occasion de débattre plus à fond de cette question et de bien d'autres dans la préparation du programme de Québec solidaire. Amicalement,
Je pense toujours, comme bien des Québécois, que ce sont les nouveaux arrivants qui ont d'abord à s'intégrer puisqu'ils décident d'immigrer dans notre futur pays, le Québec, et qu'il faut également que nous soyons ouverts à leur venue et facilitions leur intégration. Ce qui semble normal dans bien des pays d'immigration semble difficile ici, je ne comprends pas pourquoi. Prendre les choses à l'inverse comme tu le fais, tout comme MM. Bouchard et Taylor, c'est compromettre la cohabitation harmonieuse qui est peut-être une rareté dans le monde actuellement. Je pense qu'une position de gauche que je dois malheureusement qualifier de figée et doctrinaire sur une telle question, en plus de risquer d'alimenter la xénophobie chez certains Québécois d'origine française, est également un mauvais calcul politique de la part de Québec solidaire, qui ne pourra pas de cette façon élargir sa base électorale pour les prochaines élections. Je souhaite que nous ayons l'occasion de débattre plus à fond de cette question et de bien d'autres dans la préparation du programme de Québec solidaire. Amicalement,
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