Un grand jour pour le Québec?
Mathias Brandl - Sainte-Pétronille, Île d'Orléans, 16 mai 2008
22 mai 2008
«C'est un grand jour pour Gaz Métro et pour le Québec», a déclaré plus tôt cette semaine la présidente de l'entreprise, lors de l'annonce de la participation de Gazprom dans Rabaska. N'était-ce pas plutôt une bien triste journée, venue sceller le sort du Québec à titre de double grand perdant dans cette bataille dont les enjeux étaient autant d'ordre idéologique qu'environnemental? Défaite idéologique, parce que ce sont les basses manoeuvres politico-économiques plutôt que la vraie démocratie participative qui auront finalement eu le meilleur tout au long du rude débat engendré par le projet dans la société québécoise.
Défaite environnementale, parce que ce feu vert final à Rabaska vient consacrer un véritable viol territorial. Regardons encore une fois le site retenu près de Québec pour ce complexe industriel: c'est un vrai joyau national. Avec l'implantation d'un port méthanier, la douce quiétude et l'esprit de l'héritage patrimonial qui s'en dégagent depuis 400 années devront s'effacer derrière les sinistres cargaisons de gaz méthane que des bombes flottantes viendront y injecter, dégradant le site au rang de vulgaire goulot pour les ivrognes énergétiques que sont les marchés ontarien et américain du gaz naturel.
Un grand jour pour le Québec, Mme Brochu? Ou plutôt une expérience politique et culturelle dégradante, tristement néocoloniale, pour ne pas dire totalement rétrograde!
Défaite environnementale, parce que ce feu vert final à Rabaska vient consacrer un véritable viol territorial. Regardons encore une fois le site retenu près de Québec pour ce complexe industriel: c'est un vrai joyau national. Avec l'implantation d'un port méthanier, la douce quiétude et l'esprit de l'héritage patrimonial qui s'en dégagent depuis 400 années devront s'effacer derrière les sinistres cargaisons de gaz méthane que des bombes flottantes viendront y injecter, dégradant le site au rang de vulgaire goulot pour les ivrognes énergétiques que sont les marchés ontarien et américain du gaz naturel.
Un grand jour pour le Québec, Mme Brochu? Ou plutôt une expérience politique et culturelle dégradante, tristement néocoloniale, pour ne pas dire totalement rétrograde!
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