Ouverture à l'autre
Lettre aux commissaires Bouchard et Taylor
Claude Roquet - Ancien délégué du Québec à l'étranger - Québec, le 18 mai 2008
21 mai 2008
On vous aura tout dit, ou presque, sur les accommodements et l'ouverture du Québec à l'autre. Sauf peut-être sur la dimension internationale. À l'exception de l'immigration, on n'en a guère parlé. Pour ma part, je souhaiterais qu'on étudie cette dimension et que les commissaires l'évoquent dans leur rapport. Le Québec déjà s'ouvre à l'Autre par la voie privilégiée de la Francophonie, ouverte aux langues, aux cultures, aux religions et aux traditions politiques très diverses de ses membres.
Le Québec s'est passionné pour le dialogue des cultures à l'UNESCO et a obtenu de haute lutte une certaine place auprès de cet organisme. Son réseau de délégations à l'étranger est un instrument d'ouverture. Le Québec depuis longtemps se montre ouvert au dialogue interreligieux et entre courants de pensée, au Québec et hors Québec.
Bien d'autres possibilités se présentent. Par exemple, des contacts avec l'Alliance des civilisations lancée par l'Espagne et la Turquie avec l'appui des Nations unies. Ou avec l'Organisation de la conférence islamique. Toutes questions qu'il faudrait examiner, dans un Québec qui se veut ouvert.
Et si je puis me permettre un post-scriptum, je demanderais aux commissaires de réviser, dans leur document de consultation, la section sur les valeurs québécoises. Il est incompréhensible que n'y figure pas «l'héritage religieux et humaniste du Québec»... On ne peut ignorer 400 ans de christianisme au Québec, à quoi s'ajoute la présence des autres monothéismes, juif et musulman. Si nous avions 400 ans de passé bouddhiste, nous ne serions pas les mêmes, et on ne l'ignorerait pas dans les valeurs québécoises.
Le Québec s'est passionné pour le dialogue des cultures à l'UNESCO et a obtenu de haute lutte une certaine place auprès de cet organisme. Son réseau de délégations à l'étranger est un instrument d'ouverture. Le Québec depuis longtemps se montre ouvert au dialogue interreligieux et entre courants de pensée, au Québec et hors Québec.
Bien d'autres possibilités se présentent. Par exemple, des contacts avec l'Alliance des civilisations lancée par l'Espagne et la Turquie avec l'appui des Nations unies. Ou avec l'Organisation de la conférence islamique. Toutes questions qu'il faudrait examiner, dans un Québec qui se veut ouvert.
Et si je puis me permettre un post-scriptum, je demanderais aux commissaires de réviser, dans leur document de consultation, la section sur les valeurs québécoises. Il est incompréhensible que n'y figure pas «l'héritage religieux et humaniste du Québec»... On ne peut ignorer 400 ans de christianisme au Québec, à quoi s'ajoute la présence des autres monothéismes, juif et musulman. Si nous avions 400 ans de passé bouddhiste, nous ne serions pas les mêmes, et on ne l'ignorerait pas dans les valeurs québécoises.
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