Y a-t-il un médecin dans la salle?
Isabelle Côté - Montréal, le 16 mai 2008
21 mai 2008
«Femme de 40 ans en bonne santé, qui mange bien, dort bien, ne prend aucun médicament et n'a pas d'antécédent, est à la recherche d'un médecin de famille.»
Vous croyez que cette annonce est accrocheuse? Détrompez-vous. Cette annonce n'a rien pour m'attirer les faveurs d'une clinique familiale. En effet, en avril 2008, comme je n'étais pas une bonne patiente assidue, la Clinique du Quartier latin à Montréal a fermé mon dossier médical. Ma très grande faute fut de ne pas m'y être présentée depuis trois ans, soit depuis ma dernière grossesse. Sans m'avertir, sans tenter de me rejoindre pour savoir si j'avais déserté, on a jeté mon dossier.
Quand dernièrement, j'ai eu besoin de me rendre à ma clinique pour un problème de santé, on m'a annoncé l'irrémédiable nouvelle. Impossible pour moi de prendre un rendez-vous avec aucun des médecins de la clinique. Nous sommes complets. No vacancy!
Donc, parce que je n'ai pas eu besoin de consulter un docteur depuis trois ans, je suis pénalisée. Parce que j'ai une bonne santé et que je ne vois pas pourquoi j'irais perdre une demi-journée de travail chez un médecin pour rien, je n'ai plus accès à ma clinique. Et dans un contexte où les places en clinique familiale valent leur pesant d'or, me voilà obligée de quêter les faveurs d'un médecin alors que, pour une fois, j'en aurais vraiment besoin.
Alors, si quelqu'un d'entre vous est intéressé, je promets de changer mon comportement dès maintenant. Je promets d'aller régulièrement perdre votre temps et le mien dans votre salle de trop d'attente pendant trop longtemps pour une petite toux sèche ou un cor au pied, et ainsi prendre la place de gens vraiment malades. Je promets d'attraper quelques virus et sinon, je m'engage à forcer un peu la nature en mélangeant homéopathie et médicaments ou en mangeant du poulet pas frais.
En espérant que vous saurez reconnaître ma bonne volonté et mon désir de m'améliorer, veuillez agréer, Médecines et Médecins, l'expression de mes meilleurs sentiments.
Vous croyez que cette annonce est accrocheuse? Détrompez-vous. Cette annonce n'a rien pour m'attirer les faveurs d'une clinique familiale. En effet, en avril 2008, comme je n'étais pas une bonne patiente assidue, la Clinique du Quartier latin à Montréal a fermé mon dossier médical. Ma très grande faute fut de ne pas m'y être présentée depuis trois ans, soit depuis ma dernière grossesse. Sans m'avertir, sans tenter de me rejoindre pour savoir si j'avais déserté, on a jeté mon dossier.
Quand dernièrement, j'ai eu besoin de me rendre à ma clinique pour un problème de santé, on m'a annoncé l'irrémédiable nouvelle. Impossible pour moi de prendre un rendez-vous avec aucun des médecins de la clinique. Nous sommes complets. No vacancy!
Donc, parce que je n'ai pas eu besoin de consulter un docteur depuis trois ans, je suis pénalisée. Parce que j'ai une bonne santé et que je ne vois pas pourquoi j'irais perdre une demi-journée de travail chez un médecin pour rien, je n'ai plus accès à ma clinique. Et dans un contexte où les places en clinique familiale valent leur pesant d'or, me voilà obligée de quêter les faveurs d'un médecin alors que, pour une fois, j'en aurais vraiment besoin.
Alors, si quelqu'un d'entre vous est intéressé, je promets de changer mon comportement dès maintenant. Je promets d'aller régulièrement perdre votre temps et le mien dans votre salle de trop d'attente pendant trop longtemps pour une petite toux sèche ou un cor au pied, et ainsi prendre la place de gens vraiment malades. Je promets d'attraper quelques virus et sinon, je m'engage à forcer un peu la nature en mélangeant homéopathie et médicaments ou en mangeant du poulet pas frais.
En espérant que vous saurez reconnaître ma bonne volonté et mon désir de m'améliorer, veuillez agréer, Médecines et Médecins, l'expression de mes meilleurs sentiments.
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