Question d'archets
Jacques-André Houle - Violoniste. Montréal, 12 mai 2008
17 mai 2008
Le critique du Devoir Christophe Huss semble s'être empêtré dans ses archets au concert d'Arion vendredi dernier. Pour aider M. Huss avec son puzzle, voici quelques pièces essentielles.
Il a raison de faire écho à Bernard Labadie quant à l'importance de l'archet pour sculpter un son idoine à une musique d'époque (de quelque époque que ce soit). À cet égard, la fin du XVIIIe siècle est une période de grande transition dans l'archeterie. C'est pourquoi M. Huss et le public ont pu voir aux concerts d'Arion en fin de semaine un mélange d'archets «courbes» toujours tributaires du baroque et de nombreux archets plus «droits», dits «de transition», tous des copies de modèles authentiques, et non encore «modernes» de type Tourte. On joue le répertoire de l'époque classique sur ces types d'archets historiques depuis plus de 15 ans, aussi bien à Montréal qu'ailleurs dans le monde. Il eût été facile au critique, pour s'y retrouver, de s'informer auprès d'un des musiciens...
Afin de l'aider à compléter son casse-tête, j'aurais plusieurs lectures à suggérer à M. Huss, dont une sur les tempéraments (systèmes d'accord) historiques. Pourrais-je d'abord lui suggérer de commencer par la fin: qu'il se plonge dans The End of Early Music (Oxford University Press), du Montréalais Bruce Haynes, pour une mise en perspective à la fois érudite et accessible de la mouvance de l'interprétation dite «historiquement informée».
Il a raison de faire écho à Bernard Labadie quant à l'importance de l'archet pour sculpter un son idoine à une musique d'époque (de quelque époque que ce soit). À cet égard, la fin du XVIIIe siècle est une période de grande transition dans l'archeterie. C'est pourquoi M. Huss et le public ont pu voir aux concerts d'Arion en fin de semaine un mélange d'archets «courbes» toujours tributaires du baroque et de nombreux archets plus «droits», dits «de transition», tous des copies de modèles authentiques, et non encore «modernes» de type Tourte. On joue le répertoire de l'époque classique sur ces types d'archets historiques depuis plus de 15 ans, aussi bien à Montréal qu'ailleurs dans le monde. Il eût été facile au critique, pour s'y retrouver, de s'informer auprès d'un des musiciens...
Afin de l'aider à compléter son casse-tête, j'aurais plusieurs lectures à suggérer à M. Huss, dont une sur les tempéraments (systèmes d'accord) historiques. Pourrais-je d'abord lui suggérer de commencer par la fin: qu'il se plonge dans The End of Early Music (Oxford University Press), du Montréalais Bruce Haynes, pour une mise en perspective à la fois érudite et accessible de la mouvance de l'interprétation dite «historiquement informée».
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