Contre le bonheur, tout contre
Josée Blanchette
16 mai 2008
Photo : Jacques Nadeau
«Comment supporter le marécage de son désespoir alors que la nature exulte à ce point?» Les contrastes font partie de la douloureuse beauté de l’urbanité.
Vous êtes heureux? Mes condoléances, vous passez à côté de la vraie vie. C'est un peu usé, ça, le bonheur béat, lénifiant et ouaté. Être heureux en 2008, entre un cyclone et un tremblement de terre en Asie, ça se fait à l'aide d'une thérapie, d'une pharmacopée équilibrée, d'un abonnement au Food Network et au magazine Ricardo et d'une solide capacité à élaguer tout ce qui interfère avec le programme «félicité absolue sans culpabilité». Bref, le déni.
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