Un rêve brisé
Renald Tremblay - Montréal, le 6 mai 2008
8 mai 2008
J'avais fait un rêve pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec: une grande fête célébrant non seulement Québec, bien sûr, mais aussi toute la Nouvelle-France, son passé social et culturel, sa gastronomie, ses grandeurs, ses succès et ses errances. Mais voilà que des intrus se sont interposés dans mon rêve et l'ont transformé en cauchemar.
À quel siècle la ville de Québec a-t-elle été fondée? Au début du XVIIe siècle (1608). Alors, que viennent faire ici les gros sabots d'Ottawa avec sa gouverneure, son premier ministre et toute sa quincaillerie coloniale? Que fêtons-nous, au juste? Le Canada? Non. Il n'existait pas à la fondation de Québec. Il n'a donc pas sa place dans les célébrations.
Mon rêve est brisé. Le goût de fêter m'a quitté. La poutine canadienne m'a dégoûté du 400e. En serons-nous encore au même point pour le 500e?
À quel siècle la ville de Québec a-t-elle été fondée? Au début du XVIIe siècle (1608). Alors, que viennent faire ici les gros sabots d'Ottawa avec sa gouverneure, son premier ministre et toute sa quincaillerie coloniale? Que fêtons-nous, au juste? Le Canada? Non. Il n'existait pas à la fondation de Québec. Il n'a donc pas sa place dans les célébrations.
Mon rêve est brisé. Le goût de fêter m'a quitté. La poutine canadienne m'a dégoûté du 400e. En serons-nous encore au même point pour le 500e?
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