Sonder les 63 %
Denis Forcier - Shefford, le 26 avril 2008
29 avril 2008
Ainsi, selon le sondage publié ce vendredi par Le Devoir, 63 % des Québécois souhaiteraient faire progresser la fédération canadienne et 45 % des péquistes y améliorer la position du Québec, la souveraineté ne ralliant plus que 26 % des électeurs. Ces résultats ne sont ni nouveaux ni surprenants. À chaque sondage, on nous répète à peu près toujours les mêmes données. Alors, pourquoi les sondeurs ne trouvent-ils pas une façon d'apporter une contribution au débat politique en tentant de saisir le projet politique qui rejoindrait ces 63 % d'électeurs?
D'ailleurs, si on me posait les deux questions suivantes:
- Faites-vous partie des 63 % d'électeurs qui souhaitent faire progresser la fédération canadienne?
Je répondrais OUI.
- Quel statut souhaiteriez-vous alors pour le Québec?
Je répondrais celui d'une province-nation avec des pouvoirs souverains en matière de langue, de culture et d'immigration et une bi-souveraineté en matière internationale, c'est-à-dire un partage de la souveraineté canadienne puisque le Canada est le fait de deux peuples fondateurs, dont le nôtre.
Ma position est peut-être singulière, mais celles des autres Québécois qui composent les 63 % pourraient également surprendre si on se donnait la peine de sonder leurs désirs. Si les sondeurs se donnaient cette tâche d'investigation, nul doute que les journaux auraient de nouvelles données pour intéresser leurs lecteurs et du matériel à fournir aux partis politiques pour qu'ils formulent enfin un projet politique qui ferait consensus au Québec et qui permettrait d'ouvrir de nouvelles négociations constitutionnelles dans le but de régler la question du statut du Québec et, enfin, passer vraiment à autre chose.
D'ailleurs, si on me posait les deux questions suivantes:
- Faites-vous partie des 63 % d'électeurs qui souhaitent faire progresser la fédération canadienne?
Je répondrais OUI.
- Quel statut souhaiteriez-vous alors pour le Québec?
Je répondrais celui d'une province-nation avec des pouvoirs souverains en matière de langue, de culture et d'immigration et une bi-souveraineté en matière internationale, c'est-à-dire un partage de la souveraineté canadienne puisque le Canada est le fait de deux peuples fondateurs, dont le nôtre.
Ma position est peut-être singulière, mais celles des autres Québécois qui composent les 63 % pourraient également surprendre si on se donnait la peine de sonder leurs désirs. Si les sondeurs se donnaient cette tâche d'investigation, nul doute que les journaux auraient de nouvelles données pour intéresser leurs lecteurs et du matériel à fournir aux partis politiques pour qu'ils formulent enfin un projet politique qui ferait consensus au Québec et qui permettrait d'ouvrir de nouvelles négociations constitutionnelles dans le but de régler la question du statut du Québec et, enfin, passer vraiment à autre chose.
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