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Des ressources humaines jetables

22 avril 2008 
Lorsque les personnes sont réduites à être des «ressources», il ne faut pas se surprendre qu'elles soient traitées comme telles: on les achète, on les utilise et on les jette après usage, impunément, sans avoir à répondre de ses actes devant qui que ce soit. C'est le sort que l'on a réservé à deux jours d'intervalle à des centaines de salariés des entreprises Crocs et Glaverbec à Québec et Golden Brand à Montréal. Des entreprises toutes profitables.

Les destructeurs d'emplois, obéissant aux diktats d'actionnaires cupides, cachent leurs sales méfaits derrière des mots propres tels «redressement» ou «rationalisation». Mais la seule rationalité qui les guide est celle du profit maximum au sein d'une économie patentée pour les riches et qui exclut toute responsabilité sociale, une économie qui a porté le droit de propriété au-dessus de tous les droits humains et devant laquelle les élus se disent impuissants. À ces derniers, il ne reste qu'un faible filet de voix pour exprimer leur indignation. Ainsi monsieur le ministre a-t-il dénoncé un capitalisme sauvage. Monsieur le ministre aime bien les pléonasmes.






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