Lettres: Le devoir de sourire
France Marcotte - Montréal, le 5 avril 2008
11 avril 2008
À voir dans les journaux les photographies des femmes politiques au Québec, on croirait qu'elles ont l'obligation de sourire en toutes circonstances.
C'est en tout cas ainsi qu'on semble aimer les croquer, ajoutant à leur dérision, car bien souvent, ces sourires cachent un malaise que leurs yeux expriment encore. Qu'on pense à l'incomparable Christine St-Pierre pendant la tempête autour de l'Office de la langue française et, récemment, à Monique Gagnon-Tremblay qui, dirait-on, garderait son sourire même sous la torture. Et que dire de Michelle Courchesne, qui s'esclaffe triomphalement en première page du Devoir de samedi dernier, comme si son statut de super-ministre lui octroyait enfin le privilège de faire l'apologie de la super-émotivité! Le jour où les femmes acquerront le pouvoir d'être maussades dans les médias, je croirai en la considération des médias pour les femmes en politique.
C'est en tout cas ainsi qu'on semble aimer les croquer, ajoutant à leur dérision, car bien souvent, ces sourires cachent un malaise que leurs yeux expriment encore. Qu'on pense à l'incomparable Christine St-Pierre pendant la tempête autour de l'Office de la langue française et, récemment, à Monique Gagnon-Tremblay qui, dirait-on, garderait son sourire même sous la torture. Et que dire de Michelle Courchesne, qui s'esclaffe triomphalement en première page du Devoir de samedi dernier, comme si son statut de super-ministre lui octroyait enfin le privilège de faire l'apologie de la super-émotivité! Le jour où les femmes acquerront le pouvoir d'être maussades dans les médias, je croirai en la considération des médias pour les femmes en politique.
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