Lettres: La santé mentale à coeur
Christian Dufour - Personne en rétablissement. Le 14 mars 2008
29 mars 2008
L'article de Clairandrée Cauchy publié le 10 mars dans Le Devoir, intitulé «Aide aux études - Les handicaps mentaux ne sont pas reconnus au même titre que les handicaps physiques», m'a fait réagir. Ce n'est pas tant le contenu que le titre qui m'a déçu.
En effet, je suis une personne en rétablissement qui utilise les services de l'organisme cité dans l'article (le Pavois) et je suis actif au sein de son conseil d'administration. La cause de la santé mentale me tient donc à coeur, davantage que mon propre état personnel. Le titre de l'article est inexact: la schizophrénie, maladie de l'individu, n'est pas un handicap mais une maladie mentale. Je suis toujours déçu de constater que, dans les médias, on confond déficience intellectuelle et maladie mentale, que je préfère appeler «problème de santé mentale».
L'approche dans le domaine de la santé mentale aborde de plus en plus la perspective du rétablissement et d'une vie meilleure. Chaque personne souffrant ou ayant souffert d'un problème de santé mentale a le droit d'être reconnue et respectée dans ce qu'elle est et dans ce qu'elle peut apporter à la société. Ce genre de titre, qui véhicule à mon avis une fausseté, défait un travail que des gens dévoués, des personnes humaines comme notre directrice, Lisette Boivin, ou Stéphane Fortier (et non Fortin, comme vous le mentionnez dans votre article), agent d'intégration, ainsi que plusieurs autres font tous les jours.
En effet, je suis une personne en rétablissement qui utilise les services de l'organisme cité dans l'article (le Pavois) et je suis actif au sein de son conseil d'administration. La cause de la santé mentale me tient donc à coeur, davantage que mon propre état personnel. Le titre de l'article est inexact: la schizophrénie, maladie de l'individu, n'est pas un handicap mais une maladie mentale. Je suis toujours déçu de constater que, dans les médias, on confond déficience intellectuelle et maladie mentale, que je préfère appeler «problème de santé mentale».
L'approche dans le domaine de la santé mentale aborde de plus en plus la perspective du rétablissement et d'une vie meilleure. Chaque personne souffrant ou ayant souffert d'un problème de santé mentale a le droit d'être reconnue et respectée dans ce qu'elle est et dans ce qu'elle peut apporter à la société. Ce genre de titre, qui véhicule à mon avis une fausseté, défait un travail que des gens dévoués, des personnes humaines comme notre directrice, Lisette Boivin, ou Stéphane Fortier (et non Fortin, comme vous le mentionnez dans votre article), agent d'intégration, ainsi que plusieurs autres font tous les jours.
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