Lettres: La bonne foi des politiciens
Nicolas Courtois - Le 26 mars 2008
28 mars 2008
Le 22 mars dernier, Le Devoir publiait en une un article d'Hélène Buzzetti au sujet des «promesses non tenues» de Montebello, à savoir l'engagement de favoriser une certaine (sic) transparence en ce qui a trait aux multiples ententes en tout genre (normes alimentaires, etc.) conclues entre les administrations de MM. Bush, Harper et Calderón.
Or cet article nous apprenait — et non sans surprise, quant à moi — que ces dirigeants font souverainement fi de l'avis et des préoccupations de la population. Les ministres et les hauts fonctionnaires concernés nous rassurent: nous aurons désormais droit à un résumé de la teneur de leurs discussions... au sortir de leurs rencontres annuelles!
Compte tenu de l'importance et de la diversité des enjeux discutés et des décisions prises (en nivelant par le bas des normes sécuritaires A, B et C, eh!), il y a tout lieu de ruer dans les brancards et de dénoncer ces pratiques ignominieuses, dignes de régimes autoritaires. Incroyable!
L'objet de cette lettre est donc d'encourager vivement Le Devoir à fouiller et à remettre cette situation intolérable sur le devant de la scène. Ce journal contribuera ainsi à la reprise du sujet par d'autres médias, aux questions des partis d'opposition, etc., et, ultimement, à la sensibilisation et à l'information du grand public.
Je suis et demeurerai à jamais sceptique à envers la bonne foi des politiciens, et j'ai aujourd'hui une propension à mettre leurs agissements et leurs discours au pied de la croix. Mais il y a tout de même des limites quand on dépasse les bornes. Ce qui, à mon sens, est le cas ici. [...]
Or cet article nous apprenait — et non sans surprise, quant à moi — que ces dirigeants font souverainement fi de l'avis et des préoccupations de la population. Les ministres et les hauts fonctionnaires concernés nous rassurent: nous aurons désormais droit à un résumé de la teneur de leurs discussions... au sortir de leurs rencontres annuelles!
Compte tenu de l'importance et de la diversité des enjeux discutés et des décisions prises (en nivelant par le bas des normes sécuritaires A, B et C, eh!), il y a tout lieu de ruer dans les brancards et de dénoncer ces pratiques ignominieuses, dignes de régimes autoritaires. Incroyable!
L'objet de cette lettre est donc d'encourager vivement Le Devoir à fouiller et à remettre cette situation intolérable sur le devant de la scène. Ce journal contribuera ainsi à la reprise du sujet par d'autres médias, aux questions des partis d'opposition, etc., et, ultimement, à la sensibilisation et à l'information du grand public.
Je suis et demeurerai à jamais sceptique à envers la bonne foi des politiciens, et j'ai aujourd'hui une propension à mettre leurs agissements et leurs discours au pied de la croix. Mais il y a tout de même des limites quand on dépasse les bornes. Ce qui, à mon sens, est le cas ici. [...]
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