Lettres: Politique militaire canadienne
Richard Landry - Montréal, le 10 janvier 2003
15 janvier 2003
Stéphane Dion, député de Saint-Laurent-Cartierville,
Je comprends qu'un pays comme le Canada ne puisse agir sans tenir compte d'un voisin aussi puissant que les États-Unis. En ce sens, je suis généralement d'accord avec les mesures de sécurité instaurées depuis septembre 2001 pour garantir davantage la sécurité de nos frontières.
Je m'insurge toutefois contre toute action, particulièrement de nature militaire, politique et diplomatique, qui viserait à appuyer les États-Unis dans leur projet d'invasion de l'Irak.
À sa face même, l'intervention américaine en Irak est injustifiée et immorale, et toute collaboration canadienne entachera à jamais la réputation de notre pays.
Je vous conjure d'employer toutes les ressources à votre disposition pour ramener le gouvernement du Canada sur la voie de la raison, dans le respect des valeurs défendues par nos soldats, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous étions alors dans le camp de la démocratie contre celui de la tyrannie. Pour respecter la mémoire de ceux qui ont alors combattu et payé de leur vie, il faut demeurer coûte que coûte avec les nations libres, même si notre voisin se comporte aujourd'hui en tyran.
Je comprends qu'un pays comme le Canada ne puisse agir sans tenir compte d'un voisin aussi puissant que les États-Unis. En ce sens, je suis généralement d'accord avec les mesures de sécurité instaurées depuis septembre 2001 pour garantir davantage la sécurité de nos frontières.
Je m'insurge toutefois contre toute action, particulièrement de nature militaire, politique et diplomatique, qui viserait à appuyer les États-Unis dans leur projet d'invasion de l'Irak.
À sa face même, l'intervention américaine en Irak est injustifiée et immorale, et toute collaboration canadienne entachera à jamais la réputation de notre pays.
Je vous conjure d'employer toutes les ressources à votre disposition pour ramener le gouvernement du Canada sur la voie de la raison, dans le respect des valeurs défendues par nos soldats, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous étions alors dans le camp de la démocratie contre celui de la tyrannie. Pour respecter la mémoire de ceux qui ont alors combattu et payé de leur vie, il faut demeurer coûte que coûte avec les nations libres, même si notre voisin se comporte aujourd'hui en tyran.
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