Lettres: Précisions sur la tapisserie du Reine Elizabeth
Dans sa chronique Saveurs des 15 et 16 mars, Philippe Mollé soulignait les 50 ans du «Reine». Permettez-moi d'apporter certaines précisions à propos de la contribution des artistes québécois à la décoration intérieure de l'hôtel, et tout particulièrement celle de Jean Dallaire.
D'abord, l'appel aux artistes québécois pour la décoration de l'hôtel s'est fait en réaction aux critiques acerbes de la presse francophone à la suite des propos du président du CNR, Donald Gordon, sur les Canadiens français. Il s'est ainsi vu contraint d'accorder quelques concessions aux «French feelings».
De même, Jean Dallaire n'a pas tissé «une tapisserie qui retrace trois siècles de l'évolution de Montréal». Il en a uniquement conçu le carton sur un thème imposé par l'expert américain Joseph Huston, qui dirigeait le comité de décoration intérieure. Ce n'est pas une tapisserie qui en a résulté mais un tapis noué, fabriqué par Ida Harvey, de l'atelier de George-Édouard Tremblay, à Pointe-au-Pic, dans Charlevoix. L'oeuvre murale a été placée derrière le comptoir d'accueil du hall d'entrée. Quelques années plus tard, elle a été coupée en deux sections et relocalisée dans le même hall. Après Expo 67, autre changement dans la décoration. Le tapis mural est mis au rancart. On ignore s'il existe toujours.
D'abord, l'appel aux artistes québécois pour la décoration de l'hôtel s'est fait en réaction aux critiques acerbes de la presse francophone à la suite des propos du président du CNR, Donald Gordon, sur les Canadiens français. Il s'est ainsi vu contraint d'accorder quelques concessions aux «French feelings».
De même, Jean Dallaire n'a pas tissé «une tapisserie qui retrace trois siècles de l'évolution de Montréal». Il en a uniquement conçu le carton sur un thème imposé par l'expert américain Joseph Huston, qui dirigeait le comité de décoration intérieure. Ce n'est pas une tapisserie qui en a résulté mais un tapis noué, fabriqué par Ida Harvey, de l'atelier de George-Édouard Tremblay, à Pointe-au-Pic, dans Charlevoix. L'oeuvre murale a été placée derrière le comptoir d'accueil du hall d'entrée. Quelques années plus tard, elle a été coupée en deux sections et relocalisée dans le même hall. Après Expo 67, autre changement dans la décoration. Le tapis mural est mis au rancart. On ignore s'il existe toujours.
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