Lettres: Le pacte de l'emploi, ou la négation des droits
Le gouvernement a lancé en grande pompe son pacte de l'emploi. On parle de remettre au travail 50 000 assistés sociaux d'ici trois ans. Ce tableau idyllique a pourtant du plomb dans l'aile.
Un rapport interne du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale signalait en novembre 2006 que moins de 10 % des adultes aptes au travail pourraient se trouver du boulot. Ce rapport parle de 12 700 personnes. Cette information a été publiée le 18 mars 2007, il y a un an, en pleine campagne électorale. Cela pose une question fort simple: quelles sont les mesures concrètes qui permettraient d'assurer une formation, un encadrement et du soutien dignes de ce nom à ces personnes pour qu'elles se sortent une fois pour toutes de la pauvreté?
La seule mesure concrète annoncée est la bonification, à compter du 1er avril, de l'allocation pour les personnes qui participent à des programmes de réinsertion à l'emploi, qui passera de 130 à 200 $ par mois. Ces programmes demandent une participation de 80 heures par mois au prestataire. On passe donc de 1,62 $ à 2,50 $ de l'heure. De plus, le ministère encadre ces programmes en affirmant que les normes du travail ne s'y appliquent pas. Ainsi, pour les personnes assistées sociales, ce pacte se résume à court terme à un taux horaire inférieur de 6 $ au salaire minimum et à l'absence de droits et de toute protection des normes minimales du travail. Espérons que la suite sera plus intéressante.
Un rapport interne du ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale signalait en novembre 2006 que moins de 10 % des adultes aptes au travail pourraient se trouver du boulot. Ce rapport parle de 12 700 personnes. Cette information a été publiée le 18 mars 2007, il y a un an, en pleine campagne électorale. Cela pose une question fort simple: quelles sont les mesures concrètes qui permettraient d'assurer une formation, un encadrement et du soutien dignes de ce nom à ces personnes pour qu'elles se sortent une fois pour toutes de la pauvreté?
La seule mesure concrète annoncée est la bonification, à compter du 1er avril, de l'allocation pour les personnes qui participent à des programmes de réinsertion à l'emploi, qui passera de 130 à 200 $ par mois. Ces programmes demandent une participation de 80 heures par mois au prestataire. On passe donc de 1,62 $ à 2,50 $ de l'heure. De plus, le ministère encadre ces programmes en affirmant que les normes du travail ne s'y appliquent pas. Ainsi, pour les personnes assistées sociales, ce pacte se résume à court terme à un taux horaire inférieur de 6 $ au salaire minimum et à l'absence de droits et de toute protection des normes minimales du travail. Espérons que la suite sera plus intéressante.
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