Libre-Opinion: Un cadre financier crédible
Françoise David - Porte-parole de Québec solidaire
14 mars 2008
Au lendemain du récent congrès de Québec solidaire, l'éditorialiste et directeur du Devoir, Bernard Descôteaux, a émis des doutes quant à la crédibilité du programme de notre parti, suggérant que des revendications relevant du rêve pouvaient d'autant mieux s'additionner que le parti n'avait aucune chance d'être élu. Nous réfutons cette caricature qui n'a rien à voir avec ce que nous sommes.
Nous voulons, il va sans dire, construire le parti d'un véritable changement social et susciter un vaste débat dans nos rangs à propos des moyens d'y arriver. Toutefois, n'en déplaise à ceux qui n'apprécient pas notre présence sur l'échiquier politique et qui souhaitent nous dénigrer, nous sommes à des lieues de la fuite en avant, et une de nos préoccupations premières est justement la construction d'un programme crédible, réalisable dans la vie réelle. Nous y travaillons d'arrache-pied. Nous n'en sommes encore qu'au début, mais nous avançons.
À preuve, notre commission sur la fiscalité et l'économie a produit un cadre financier lors de la dernière campagne électorale. Son objectif était de traduire en mesures réalistes l'objectif de Québec solidaire de dégager des revenus budgétaires supplémentaires de six milliards de dollars pour financer ses projets de réforme, non seulement avec les revenus de la fiscalité mais aussi à l'aide de grands chantiers écologiques et sociaux créateurs d'emplois.
Les mesures proposées visant les entreprises étaient les suivantes: imposition majorée des sociétés financières, impôt minimum sur les entreprises qui réalisent un profit, réduction des déductions fiscales, pleine imposition des gains de capital et lutte contre l'évasion fiscale. Quant aux mesures visant les particuliers: augmenter le nombre de paliers d'imposition touchant les revenus élevés, lutte contre l'évasion fiscale, pleine imposition des gains de capital, abaissement du plafond des REER et meilleur contrôle des déductions fiscales des particuliers.
S'ajoutaient les mesures suivantes: modulation de la TVQ touchant plus lourdement les produits de luxe, rente provenant de la production éolienne nationalisée d'électricité et économie de coûts d'approvisionnement de médicaments provenant de la création d'une entreprise d'État, Pharma Québec.
L'ensemble de ces mesures et quelques autres ajoutaient six milliards de dollars aux revenus de l'État québécois, et ce, en ne tenant même pas compte d'une augmentation de la croissance économique.
Toutes ces mesures étaient et demeurent raisonnables, réalisables et crédibles. Tout comme le seront les mesures contenues dans notre futur cadre financier, en voie d'élaboration par notre commission sur la fiscalité, avec le concours d'économistes chevronnés. Nous savons que tout ne peut pas être réalisé en même temps. Québec solidaire engage le débat et entend bien agir avec le plus grand sérieux, en ce qui concerne tant les dépenses que les revenus. Québec solidaire n'a rien d'un parti de pelleteux de nuages. Il veut changer l'ordre des choses, et il sait qu'il réussira en proposant des avenues crédibles qui susciteront l'enthousiasme du plus grand nombre.
Nous voulons, il va sans dire, construire le parti d'un véritable changement social et susciter un vaste débat dans nos rangs à propos des moyens d'y arriver. Toutefois, n'en déplaise à ceux qui n'apprécient pas notre présence sur l'échiquier politique et qui souhaitent nous dénigrer, nous sommes à des lieues de la fuite en avant, et une de nos préoccupations premières est justement la construction d'un programme crédible, réalisable dans la vie réelle. Nous y travaillons d'arrache-pied. Nous n'en sommes encore qu'au début, mais nous avançons.
À preuve, notre commission sur la fiscalité et l'économie a produit un cadre financier lors de la dernière campagne électorale. Son objectif était de traduire en mesures réalistes l'objectif de Québec solidaire de dégager des revenus budgétaires supplémentaires de six milliards de dollars pour financer ses projets de réforme, non seulement avec les revenus de la fiscalité mais aussi à l'aide de grands chantiers écologiques et sociaux créateurs d'emplois.
Les mesures proposées visant les entreprises étaient les suivantes: imposition majorée des sociétés financières, impôt minimum sur les entreprises qui réalisent un profit, réduction des déductions fiscales, pleine imposition des gains de capital et lutte contre l'évasion fiscale. Quant aux mesures visant les particuliers: augmenter le nombre de paliers d'imposition touchant les revenus élevés, lutte contre l'évasion fiscale, pleine imposition des gains de capital, abaissement du plafond des REER et meilleur contrôle des déductions fiscales des particuliers.
S'ajoutaient les mesures suivantes: modulation de la TVQ touchant plus lourdement les produits de luxe, rente provenant de la production éolienne nationalisée d'électricité et économie de coûts d'approvisionnement de médicaments provenant de la création d'une entreprise d'État, Pharma Québec.
L'ensemble de ces mesures et quelques autres ajoutaient six milliards de dollars aux revenus de l'État québécois, et ce, en ne tenant même pas compte d'une augmentation de la croissance économique.
Toutes ces mesures étaient et demeurent raisonnables, réalisables et crédibles. Tout comme le seront les mesures contenues dans notre futur cadre financier, en voie d'élaboration par notre commission sur la fiscalité, avec le concours d'économistes chevronnés. Nous savons que tout ne peut pas être réalisé en même temps. Québec solidaire engage le débat et entend bien agir avec le plus grand sérieux, en ce qui concerne tant les dépenses que les revenus. Québec solidaire n'a rien d'un parti de pelleteux de nuages. Il veut changer l'ordre des choses, et il sait qu'il réussira en proposant des avenues crédibles qui susciteront l'enthousiasme du plus grand nombre.
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