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Lettres: Les lendemains du français

7 mars 2008 
L'Office de la langue française vient de publier les fameuses données qu'elle avait gardées secrètes si longtemps. Ce catalogue de faits confirme et renforce même l'intuition d'un déclin général du français.

S'il y a une «question du français», c'est par rapport aux Québécois de souche. Le Québec n'est pas attaché à une langue, fût-elle française, mais à l'idiome qui porte son identité, sa mémoire et son âme. Un français de francophonie, abstrait, dévitalisé, l'intéresse de façon très secondaire, à l'instar du français bilingue d'Ottawa ou du français trilingue des écoles internationales. La menace grandissante, permanente, qui pèse sur le français signifie pour notre peuple un danger de mort. On peut y consentir par assimilation à l'anglais, par veulerie politique ou, hélas, par le jeu aveugle des scrutins.

Les données des études de l'Office de la langue française accusent le pouvoir québécois de favoriser notre minorisation et, partant, le déclin du français. Le premier facteur de redressement, c'est la vitalité démographique des Québécois de souche. Le principal agent de francisation, c'est l'immersion des immigrants dans un milieu majoritaire québécois. Partout où nous avons perdu la majorité, l'anglais s'installe et triomphe. Et la majorité attractive se situe à 80 %.






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